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Francois-Biard-Magdalena-Bay

Vous souvenez-vous de ce tableau?
En février 2011, je lui ai consacré un texte sur Ecriplume.  (http://www.ecriplume.com/2011/02/magdalena-bay-mon-tableau-inconnu/

Leoniedaunet

Léonie d’Aunet

Je savais très peu de choses sur cette toile fascinante.
Je l’ai cherchée au Louvre où elle est accrochée, mais, malheureusement, je ne l’ai pas vue lors de ma visite.
Allez savoir pourquoi, tout au long de ces années, elle a continué à m’interpeller, de manière cyclique.
Des reproductions repassaient devant mes yeux, déclenchant à chaque fois en moi le même intérêt, les mêmes questions.
Jusqu’à samedi.
Comme il le fait souvent, mon Capitaine est rentré en m’apportant une revue d’art dont il savait qu’elle me plairait.
Consacrée au Romantisme, elle traitait du sujet sous toutes ses facettes européennes.
L’occasion pour moi de me confirmer que c’est le Romantisme anglais qui me parle le plus tandis que d’autres ont l’art de me donner froid dans le dos.
Et puis… dans un dossier traitant du Romantisme en 5 actes, je suis tombée une fois de plus sur ce tableau.
Cette fois, j’ai appris son histoire.
Le peintre qui l’a réalisé, François Auguste Biard, a été choisi avec deux autres artistes en 1839, pour participer à un voyage dans le Spitzberg et en Laponie.
Ils étaient des géologue, philologue, astronome-hydrographe et autres savants à partir.
Le Pôle Nord intriguait suffisamment pour que plusieurs expéditions soient organisées entre 1835 et 1840.
A son retour, Biard a peint plus de dix oeuvres sur le sujet.
Parmi elles, Magdalena Bay.
L’aurore boréale, un relevé topographique précis et un drame: tous ces éléments ont séduit le public qui a  très vite aimé ce tableau.
Les personnages gisants dans la neige ont été surpris par le froid ou attaqués par des ours.
C’est l’Etat qui a acheté cette toile lorsqu’elle a été exposée au Salon.
Et aujourd’hui encore, il interpelle les visiteurs du Louvre.
Ce que j’ai également appris dans l’article de la revue Dossier de l’Art, c’est que, lors de son voyage, le peintre était accompagné de sa compagne, Léonie d’Aunet.
Cette jolie jeune femme avait alors 19 ans et un caractère bien trempé.
A son retour, celle-ci a écrit un livre publié quelques années après son retour: « Voyage d’une femme au Spitzberg » (1855).
Elle m’intrigue autant que le tableau…
Je vais lire son ouvrage et m’efforcer d’en apprendre davantage sur elle.
Magdalena Bay m’entraîne dans un voyage que je n’avais pas imaginé…

Martine Bernier

 

(N° 256 Dossier de l’Art: Le Romantisme une aventure européenne)

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