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Lady Astor, par John Singer Sargent

Cela m’arrive quelque fois, vous le savez déjà, d’être attirée par tableau sans le connaître.
Sur celui-ci, c’est le sujet qui m’a intéressée.
Qui était cette jolie jeune femme que je retrouvais sur plusieurs toiles différentes?
Un modèle professionnel?220px-Nancy_Astor
J’ai cherché… et j’ai trouvé, assez surprise de ma découverte.
Cette dame s’appelait Nancy Astor.
Elle était américaine, née en 1879 et ne s’est largement pas contentée d’être belle…
Nancy a commencé sa vie d’adulte comme on pouvait s’y attendre à l’époque: par  un mariage duquel est né un fils… et qui, fait moins banal pour l’époque, s’est soldé par un divorce six ans plus tard.
La jeune femme quitte son pays et va s’établir au Royaume-Uni où elle rencontre le vicomte Astor qu’elle épousera en 1906.
Son mari fait de la politique.
Siégeant à la Chambre des Lords grâce à son titre hérité à la mort de son père, il quitte à cette occasion son poste de député à Plymouth.
Il faut donc repourvoir le siège laissé vacant et… son épouse se présente puis remporte l’élection partielle.
Elle restera à la Chambre des communes jusqu’en 1945 où elle a choisi de ne pas se représenter pour se consacrer à la politique irlandaise.
Nancy Astor a été ministre du Travail, et a toujours mené une politique d’apaisement tout en critiquant vertement les nazis pour leur manière de considérer les femmes.
Elle n’avait d’ailleurs pas sa langue dans sa poche, elle à qui l’on attribue cette phrase dite à Winston Churchill: « Winston, si j’étais votre femme, je mettrais du poison dans votre verre. »
Et il lui aurait répondu: « Et bien moi, Nancy si j’étais votre époux, je le boirais! »

Durant sa vie, le vicomte Astor a acheté le très célèbre diamant « le Sancy ».
Un diamant de 55,23 carats qui a été découvert aux Indes au XVe siècle.
Nancy le conservera jusqu’à sa mort, en 1964, avant que le musée duLouvre ne le rachète en 1979 et ne l’expose dans la galerie Apollon.

La vie de cette jeune américaine née dans une famille aisée de cinq filles  est un véritable roman.
Je ne regrette pas qu’elle m’ait interpellée depuis son tableau!

Martine Bernier

 

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