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Archives quotidiennes : 28 août 2018

Visite chez le vétérinaire, lundi.
C’est mercredi qu’elle aura un bilan un peu plus approfondi, mais nous apprenons d’ores et déjà  que Pomme semble aller mieux mais qu’il faut rester très prudents: ce genre d’opération présente des risques plusieurs jours après avoir été effectuée.
Chez nous, il a été naturellement décidé depuis le premier jour que nous ferions en sorte qu’elle n’ait pas d’efforts à faire.
Comme elle boude ses gamelles, je la nourris à la main avec des mets auxquels elle n’a normalement pas droit.
Et elle y prend goût!
Elle accepte de bonne grâce que son médicament soit mélangé dans du fromage blanc… qu’elle ne consomme que s’il se trouve sur le bout de mon doigt, déguste les petits morceaux de jambon et prend même quelques croquettes à condition qu’elle lui soit disposée sur sa couche et non dans son bol.
Idem pour l’eau.
Le bol d’eau fraîche est snobé, mais elle accepte de boire couchée si je lui en présente quand elle squate ses paniers.
Bref, elle a adopté le mode Rome antique pour ses repas, lorsque les convives mangeaient couchés, servis par des esclaves.
Comme je la vois toujours assez faible je joue le jeu de bonne grâce.

Lundi soir, au moment de monter à l’étage,  mon Capitaine a décrété qu’il ne fallait pas qu’elle monte les escaliers.
Elle était couchée dans l’un de ses paniers douillets qu’il a pris dans ses bras pour transporter le tout dans la chambre où il a posé délicatement son précieux fardeau près du lit.
Pomme a apprécié.
Tellement apprécié qu’après avoir passé la nuit dans son panier de nuit, elle s’est précipitée dans ce qu’elle semble considérer comme son « panier ascenseur » et elle a attendu.
Elle a refusé de descendre l’escalier, attendant que mon Capitaine vienne la chercher.
Comme elle est toujours très faible, je comprenais…
Ce n’est que lorsqu’elle a trouvé qu’il tardait un peu trop qu’elle a décidé de descendre par ses propres moyens, discrètement.

Chaque jour est une avancée, mais je reste très inquiète de la voir aussi fatiguée.
Mon petit Mogwaï a  besoin de repos… et nous sommes à son service.

Martine Bernier