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Tôt matin, j’ouvre la véranda pour que Pomme puisse aller s’ébattre dans le jardin pendant que je vais délivrer les poules.
En temps normal, nous nous rejoignons ensuite pour que je lui donne sa friandise matinale, qui a le don de la mettre de bonne humeur pour la journée.
Mais cette fois, lorsque je reviens vers la maison, je ne la vois pas.
J’ai beau l’appeler: plus de Pomme.
Le ton de ma voix se fait plus impérieux et je vois mon Mogwaï revenir en trottinant de derrière une dépendance, en se léchant les babines.
– Mais??? Qu’est-ce que tu as mangé? Montre-moi!
Ravie que je me joigne à elle, elle retourne joyeusement sur les lieux du crime et retrouve avec bonheur… une pomme qui a clairement commencé à s’auto-distiller!
J’ai déjà eu par le passé une mauvaise expérience avec l’un de mes chiens qui s’était pris de passion pour la fermentation alcoolique des pommes, et qui en mangeait des quantités astronomiques jusqu’à ne plus marcher très droit.
Pas question que mon Mogwaï suive le même chemin, d’autant que de n’est pas la première fois, depuis que les arbres perdent leurs fruits, que je la surprends.
Je ramasse la pomme en lui expliquant:
– Non, Pomme! Ce n’est pas bon pour toi! Il ne faut pas manger ça!

Assise à côté de son fruit, elle a l’air très étonnée que je ne partage pas son enthousiasme.
Jettant un coup d’oeil à son trésor puis à moi, elle semble me demander si, vraiment, je ne veux pas goûter.
Mais ma décision est prise, lapidaire: je ramasse la pomme et vais la jeter dans le compost, suivie par mon bichon contrit.

Je l’ai sauvée de l’addiction pour cette fois.
Le problème, c’est que le verger compte plusieurs pommiers, tous tellement chargés de fruits qu’il en tombe plus qu’il ne pleut.
Autant dire que la surveillance va être compliquée!

Martine Bernier

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