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Je raconte à Eya, 6 ans, que Pomme est attachée à son bel ami , le chien Sankha, qu’elle a été très déçue de ne pas voir lors des deux dernières visites de Bernard, son dog sitter.
La petite m’interroge:
– Elle l’aime beaucoup?
– Ah oui! Ils sont très complices, tous les deux. Pomme va être triste lorsqu’il va repartir avec son maître. Elle ne le verra plus avant l’été prochain…
– Oh mais ce n’est pas grave: elle aura son nonosse!

Amusée, j’ai décidé de la taquiner un peu:
– Ah bon? Ca console, un nonosse?
– Oui, oui!
– Bon! Je vais noter cela dans mes papiers pour ne pas oublier.
– Pourquoi?
– Parce que si un jour tu es triste parce que ton amoureux doit partir, je te consolerai en te donnant un beau gros nonosse à ta taille!
–  Hé! Mais non!
– Si, si, ne t’en fais pas, je trouverai! Je serai là, efficace et fidèle au poste!

Encouragée par le rire d’Eya, je poursuis:
– Aaah… maintenant que je sais ce qu’il faudra faire, je suis soulagée!
– Et comment est-ce que tu feras?
– Et bien quand tu viendras me voir, toute triste, en me disant « Mamitine… mon amoureux est parti, c’est affreux… », je te répondrai: « Ne t’inquiète pas, j’ai la solution miracle! » et je te donnerai mon merveilleux nonosse tout beau, tout propre, tout appétissant! Tu seras contente?

La petite s’étouffe presque de rire en répondant:
– Non!
– Tu devrais! Parce que ce n’est pas vraiment le nonosse qui te guérira, mais le souvenir!
– Le quoi?
– Quand tu me verras avec mon drôle de cadeau, tu repenseras à aujourd’hui, ou je te le rappellerai. Et cela te fera rire!

La conversation a fini par un câlin.

Martine Bernier

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