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Depuis le début de l’été, mes mini poules sont entrées dans un cercle infernal, comme j’ai déjà eu l’occasion d’en parler ici.
Tout a commencé avec Chine qui a changé de comportement pour devenir une couveuse d’ombres durant plusieurs semaines.
Impossible de la déloger du poulailler où elle ne couvait rien mais couvait quand même.
Ses hormones étaient redevenues sages depuis deux jours à peine lorsque Praline a adopté le même comportement.
Ma petit poule noire ne quitte plus le poulailler que contrainte et forcée, s’emparant des oeufs pondus par les copines pour les accaparer jalousement jusqu’à ce que je les lui confisque.
Cerise sur le gâteau de ces comportements instinctifs tenaces, j’ai réalisé un matin que Kaki, était atteinte elle aussi par la folie de la découvaison.
Deux poules atteintes en même temps!
Je commençais à déprimer lorsque j’ai réalisé qu’elle ne réagissait pas exactement comme les autres.
Kaki est celle de mes Pékin qui est la plus proche de moi.
Nous avons une relation à la fois drôle et affectueuse, elle me recherche, se perche sur ma main lorsque je m’en approche, et je réponds toujours à ses appels lorsqu’elle vient me chercher dans la journée, lorsque je travaille dans mon bureau.
La découvaison rend les poules sauvages.
Elles ne demandent qu’une seule chose: être en paix et ne pas être dérangées.
A tel point qu’elles peuvent passer la journée entière sans bouger, sans se nourrir et sans boire.
Or, la chaleur est telle que je ne veux pas les laisser faire.
Comme je l’ai fait pour Chine, je les prends donc régulièrement dans la journée pour les poser près de leur abreuvoir et de leur mangeoire, et pour les inciter à bouger un peu.
Comme Chine l’a fait avant elle, Praline proteste vigoureusement lorsque je l’approche et que je l’emporte délicatement.
Kaki, elle, n’émet pas le moindre piaillement de colère, se laisse faire en douceur.
Comme si ce lien créé est plus fort que l’appel des hormones.

Quant à Plume, la plus petite de mes Boulettes, elle n’est pas tombée dans le piège de la découvaison, mais ne pond plus depuis plusieurs semaines.
Elle me semble plus fragile que les autres, n’aime pas beaucoup ces fortes chaleurs, n’a pas l’air au mieux de sa forme même si elle se nourrit, boit et vient me voir ds que je m’approche.
Mais sa fatigue apparente me pousse, chaque soir, lorsqu’elle a regagné le poulailler, à lui présenter à hauteur de bec un mini abreuvoir que je leur ai installé dans la pièce pour la nuit.
Chacune à son tour a droit à ce soin particulier lorsqu’elles sont perchées…
Elles boivent avant que je ne les laisse pour la nuit et semblent apprécier ce moment hors du temps.
Après s’être abreuvées, perchées à ma hauteur, les deux rescapées de la découvaison  me parlent longuement de leur journée.

C’est fou ce que l’emploi du temps d’une poule est palpitant…

Martine Bernier

 

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