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Très tôt ce dimanche, j’ai entendu le vent souffler avec une puissance que nous ne lui connaissions plus depuis longtemps.
L’automne fait son retour en force, bien décidé à montrer de quoi il est capable.
La pluie de la veille n’a pas suffi à redonner à la rivière son visage normal, mais le ciel est lourd et le vent malmène mes dernières roses et les arbres toujours couverts de fruits.
Dimanche matin, donc, Pomme sur mes talons, je prends la direction de mon poulailler.
Lorsque la tempête s’invite, je suis à la fois ravie de la retrouver et inquiète pour mes poules.
Elles sont si légères que je crains qu’elles ne se fassent trop chahuter par les bourrasque.
Pomme est plus réfléchie qu’elles.
En bon bichon aimant son confort, mon Mogwaï  écourte ses sorties, préférant m’attendre dans la véranda, bien à l’abri.
Pour mes  Boulettes, c’est autre chose.
Lorsque j’ai ouvert la porte de leurs appartements, le vent soufflait fort.
Je les ai caressées chacune à leur tour, comme chaque jour, ai nettoyé les lieux et leur ai préparé une assiette de graines que je leur ai placé dans la pièce.
Puis je suis allée leur préparer de l’eau fraiche que j’ai également mise à l’intérieure.
Je n’étais pas à peine sortie de l’enclos que j’ai été rappelée par des cris tonitruants et impérieux.
En me retournant, j’ai réalisé qu’elles étaient sorties toutes les quatre (y compris Kaki que j’avais posé sur le sol et qui est pourtant encore sous l’emprise de ses hormones en mal de couvaison) et qu’elles s’étaient réunies en plein vent, à l’endroit où je leur pose leur mangeoire d’habitude.
– Mais! Ce n’est pas du tout pratique, enfin! Vous voulez vraiment manger là?
Les cris qui ne se sont arrêtés que lorsque je leur ai apporté leur assiette  m’ en a convaincue…
Je suis donc rentrée pour prendre le petit-déjeuner avec mon Capitaine.
Le week-end,  ce premier repas laisse des miettes inexistantes en semaine.
Il est donc de tradition de les apporter à mes poules.
En m’approchant de l’enclos, toujours sous le vent, je les ai appelées.
Personne.
Je me suis approchée, ai donné quelques miettes à Kaki qui avait regagné ses quartiers, puis suis revenue à l’extérieur où l’assiette de nourriture n’était fréquentée que par les oiseaux.
– Chine? Plume? Praline? Venez voir!
Et je les ai vues arriver en petite troupe depuis l’une des résidences secondaires que leur a construites mon Capitaine.
J’ai posé dans l’assiette les miettes dont elles sont friandes et je me suis reculées.
Et là…
Elles sont parties d’un pas décidé jusqu’à l’entrée protégée du poulailler où j’avais posé la mangeoire une première fois le matin… et elles ont trompeté jusqu’à ce que je leur apporte leur pitance à cet endroit précis qu’elles snobaient moins d’une heure plus tôt.
Je les ai servies et suis repartie en riant.
Bête, une poule? Mais… vous plaisantez?

Martine Bernier

 

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