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Durant tout l’été, les unes après les autres à l’exception de Plume, mes poules ont toutes subi un épisode de couvaison sauvage, comme j’ai déjà eu l’occasion d’en parler.
Chine a commencé ce cycle au début de l’été pendant trois semaines, puis Praline a pris sa place dans le poulailler pour couver… du vent, suivie par Kaki.
Chez ces deux dernières, cette période compliquée n’est pas terminée.
Durant ces mois, je les ai sorties en les portant, les obligeant à se nourrir et à trotter avant de retrouver leur coin de couvaison.
Mais aujourd’hui, depuis quelques jours, ma réaction a changé.
Je sais que si cette période dure trop longtemps, c’est-à-dire plus de 23 jours, elles peuvent subir des attaques nourries de parasites, s’affaiblir et tomber malades.
J’ai donc décidé que le jeu était terminé.
Chaque matin, mon Capitaine et moi avons pris l’habitude de sortir tout ce petit monde, y compris les récalcitrantes, et de fermer la porte du poulailler.
Contrairement à ce que je faisais jusqu’ici, j’en interdis l’entrée pour le reste de la journée.
Ma méthode semble avoir des effets positifs sur Praline qui a repris une vie de gallinacé normal, s’adonnant à ses occupations sans plus faire attention à cette porte fermée.
Pour Kaki, ce n’est pas le cas.
Dès qu’elle me voit apparaître, elle se transforme en bolide, m’interpelle et fonce vers moi pour m’expliquer qu’elle veut rentrer.
J’avoue: j’ai mal au coeur de l’obliger à rester dehors, mais je n’ai pas le choix.
Je me sens donc obligée d’aller lui faire la causette trois ou quatre fois par jour pour  lui expliquer le pourquoi du comment.
Elle semble m’écouter avec attention, mais est toujours aussi contrariée lorsqu’elle réalise que mes discours auxquels elle ne comprend rien ne débouche pas sur un Sésame, ouvre-toi!

Martine Bernier

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