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Ces derniers jours, mon Capitaine et moi nous sommes penchés sur le cas de mes poules.
Ce qui n’est plus aujourd’hui le « Club des Cinq » (Pomme endossant le rôle de Dagobert) mais « Le Clan des Sept », semblait morose, ces derniers jours.
Et pour cause: leur enclos a beau être grand, la sécheresse a provoqué la disparition du moindre brin d’herbe.
Nous avons donc décidé de leur offrir un large accès à un bon quart supplémentaire du jardin, ce qui représente un terrain de jeu conséquent.
Dès le premier jour, elles en ont profité à fond, explorant les recoins, dégustant des brins d’herbe, grattant de-ci de-là…
Le bonheur.
Sauf que… elles n’ont pas tardé à découvrir que les plates-bandes de rosiers recouvertes de paillage en bois déchiqueté représentent un véritable garde-manger pour elles.
Elles ont donc investi les lieux, gratouillant joyeusement et expédiant ledit paillage dans l’allée de graviers blancs.
Tant et si bien qu’au bout de moins d’une heure, l’allée en question ressemblait à un sentier forestier.
Lorsque j’ai terminé mon travail, j’ai pris un tabouret, me suis installée dans l’allée et ai commencé à trier pour remettre les copeaux de bois à leur place.
Je n’étais pas occupée depuis trois minutes que Kiwi me sautait sur les genoux tandis que le reste du clan m’entourait, remuant le sol pour me soutenir dans mon effort.
Situation désolante… et extrêmement drôle!
Depuis, chaque jour, la même scène se répète à quelques détails près dès que mes Boulettes investissent les plates-bandes.
Ce samedi, un peu lassée, j’ai incité mon cheptel à regagner son enclos et j’ai attaqué l’allée seule.
Ou plutôt presque seule.
Derrière le grillage de l’enclos, sept paires d’yeux m’observaient, mi-curieuses, mi-courroucées…

Martine Bernier

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