août 2017
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Hier soir, nous faisions un point avec mon Capitaine.
Nous avions une petite soirée entre deux stress…
Demain matin, avant que les déménageurs n’arrivent, nous procéderons à l’ultime mise en cartons, celle des objets qui nous accompagneront dans la voiture: ordinateurs, guitares…
En attendant, tout est terminé.
Ne reste plus que le strict minimum.
Ce mode camping ne doit pas durer trop longtemps, mais nous amuse…
Dans le salon qui ne se ressemble plus, nous avons effectué un petit bilan des années passées dans cet appartement qui a été le deuxième que nous avons partagé ensemble.
Puis, nous avons projeté le déroulement de la journée d’aujourd’hui et de celle de demain, parlé des travaux d’aménagement que nous envisageons.
Les déménageurs prennent un jour pour vider l’appartement et un autre pour décharger.
Ensuite… à nous de jouer!
Une chose me fait plaisir: la dernière soirée que nous passerons en Suisse en tant que résidents sera consacrée à mon fils aînée et à son petit lutin.
Ensuite, la prochaine fois que nous les retrouverons, ce sera chez nous, dans des conditions et un environnement très différents…

Martine Bernier

Cette fois, plus rien ou presque ne traîne, tout est emballé à l’exception du strict nécessaire comme un stylo, un carnet, et des petits riens essentiels au quotidien.
Nous sommes dans l’attente du départ.
Demain soir, veille de l’envol, Aurélien et son papa viendront passer une dernière soirée ici.
Notre prochaine rencontre aura lieu dans un environnement très différent…

J’ai l’impression de vivre ces instants en funambule, en équilibre parfois précaire sur un fil tendu entre deux vies.
Tout bien réfléchi, c’est à la fois délicieusement excitant et un petit chouillat troublant.
Mais Pomme me servira de professeur, elle qui trouve ses marques tellement facilement, où qu’elle aille!
Plus philosophe que jamais, elle calque son emploi du temps sur le mien.
Lorsque je m’active, elle n’est jamais à plus de deux mètres de moi, surveillante attentive.
Dès que je m’arrête, elle s’étend et dort.
J’ai l’impression qu’elle s’est mise automatiquement sur pause, état qu’elle débranche lorsque nous sommes à la maison où, là, elle est plutôt en mode exploratrice.
Il me tarde d’arriver au bout de cette interminable période de préparatifs pour enfin passer à la phase aménagement, nettement plus agréable…

Martine Bernier

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Il y a quelques jours, profitant d’une accalmie dans notre emploi du temps, j’ai regardé La Route des Indes, rejointe par mon Capitaine qui s’est lui aussi laissé emporter par son atmosphère.
Il a été tiré d’un livre d’E. M. Foster, mais, surtout, il a été réalisé par David Lean.
Je l’ignorais en le voyant, et ce n’est qu’à la fin que je l’ai découvert, alors que je me demandais qui avait signé ce film que j’ai beaucoup aimé, y compris pour certains de ses personnages qui, aujourd’hui, paraissent très désuets.
En lisant le nom du réalisateur et en apprenant qu’il s’agissait là de son dernier opus, sorti en 1984, j’ai compris pourquoi j’avais été envoûtée.
David Lean, qui nous a offert des oeuvres reconnues comme « Les Grandes Espérances », Le Pont de la rivière Kwaï », « Laurence d’Arabie » ou « Le Docteur Jivago »: un cinéma solide, c’est le moins que l’on puisse dire…

Dans cette fresque qui pointe du doigt un colonialisme  teinté de suffisance, de dédain et de  morgue, j’ai été intriguée par un personnage, celui du professeur Gobdole, philosophe et théologien Hindou.
J’ai d’abord pensé qu’il était tenu par le génial Peter Sellers, mais j’avais un doute: il se ressemblait sans être lui-même.
J’ai donc cherché son nom dans la distribution, et j’ai découvert que ce rôle avait été porté par Alec Guinness, magnifique acteur britannique.
David Lean a voulu rendre hommage à Peter Sellers, décédé quelques années plus tôt sans qu’ils aient jamais pu travailler ensemble.
Il s’était complètement transformé pour son rôle, je ne l’avais pas reconnu.

Certains films sont passionnants, nous donnent envie d’en apprendre davantage sur le sujet qu’ils traitent.
C’est ce que j’ai ressenti en visionnant celui-ci.

Martine Bernier