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Cela fait moins d’un mois que les deux petites poules de mon fils ont rejoint notre poulailler.
Si les débuts ont été difficiles, j’ai reçu cette semaine une belle preuve de la réussite de leur intégration.
Jusqu’ici, même si les tensions ont pratiquement disparu et si la cohabitation est paisible, il était pourtant encore évident que les deux petites nouvelles n’étaient pas tout à fait les bienvenues au sein du groupe.
Elles étaient donc souvent seules, ce qui me poussait à m’occuper énormément d’elles, leur parlant beaucoup.
La semaine dernière, j’ai remarqué que lorsque j’enfilais ma veste dans la véranda pour aller les rejoindre, mes deux nouvelles protégées agissaient désormais comme les autres.
Elles se pressaient vers les treillis pour m’accueillir à grand renfort de côôôt enthousiastes.
Et vendredi, ce fut la cerise sur le gâteau.
Nous rentrions d’avoir fait des emplettes et, comme d’habitude, je suis allée rendre visite à mes poulettes.
Il a suffi que je les appelle une seule fois pour voir arriver tout le groupe au grand galop.
Pas un groupe de six et un groupe de deux, non: les huit Boulettes couraient  ensemble, ventre à terre.
Ce spectacle m’a touchée.
Il y avait là les six Pékin à l’unisson, ma petite Neige, poulette hollandaise toujours aussi familière, et sa soeur, Kiwi.
Bien qu’elle soit très handicapée avec sa patte gauche atteinte par un arthrite insoignable, celle-ci courait elle aussi, aussi vite que les autres.
Il ne me manquait que Plume, ma jolie grisette que j’ai perdue voici quelques mois.
Tout ce petit monde a été récompensé par une bonne ration de différentes graines que je mélange moi-même. 
Car si le groupe s’est reformé, il faut encore l’aider à franchir le cap délicat de la saison froide…

Martine Péters

Gallica, la Bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France et de ses partenaires, a mis en ligne sur son blog un article passionnant racontant l’événement qui a lancé la carrière littéraire de Georges Simenon et le lancement de son Commissaire Maigret: le « Bal anthropométrique ».
C’était le 20 février 1931, au cabaret de la Boule Blanche, à Montparnasse, qui était alors un lieu incontournable de la vie nocturne de Paris.
Une foule bigarrée se pressait devant l’entrée.
Elle avait été non pas « invitée »  mais « convoquée » à cet événement mystérieux annoncé par un carton d’invitation qui reproduisait la fiche de police du célèbre Jules Bonnot, de la Bande à Bonnot.
De grands noms de l’époque étaient là, déguisés en mauvais garçons, en Apaches parisiens et en femmes de mauvaise vie, dansant au son de la musique d’un orchestre antillais et buvant jusqu’à 7 heures du matin.
Le lendemain, tous les journaux parlaient de cet événement mondain… omettant presque de mentionner qu’il avait été

Document de Gallica: Comoedia du 20 février 1931

organisé pour saluer la sortie des deux premiers Maigret aux Editions Fayard: « Monsieur Gallet décédé » et « Le Pendu de Saint-Pholien ».
Avant cette soirée, personne ne connaissait Simenon.
Dès le lendemain, Maigret commençait sa fantastique carrière…

Martine Péters

Ces derniers jours, l’un des amis les plus proches de mon Capitaine s’est retrouvé hospitalisé à la suite d’une mauvaise chute qui lui a valu une fracture du bras.
Alors qu’elle se prépare à lui rendre visite dans la journée, ma tendre moitié aborde avec moi le sujet délicat par excellence: que lui apporter pour lui faire plaisir?
Les douceurs sont à proscrire pour raisons médicales, la lecture ne l’enchante pas… nous cherchons désespérément lorsqu’il me dit:
– Ah, je sais. Je vais lui apporter une salade.
– Une salade?!?
– Oui. Il aime beaucoup la salade.
J’oscille entre fou rire et perplexité… 
En face de moi, il a les yeux qui pétillent, mais a l’air sérieux.
– Tu vas vraiment lui apporter une salade?
— Oui, je pense. Il adore ça, et je sais que ça lui fera plaisir.
– Une salade toute préparée puisqu’il ne peut pas utiliser son bras?
– Oui.
– Ah. Finalement, pourquoi pas. Mais franchement… je n’ai jamais entendu personne avant toi dire qu’il allait rendre visite à un ami à l’hôpital et qu’il comptait lui offrir une salade…
– Si, si, ici, ça se fait!

Ah…

Martine Péters