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Je craignais depuis quelque temps la décision que nous avons dû prendre hier…
Deux de nos canards mâles, arrivés à leur maturité sexuelle, ont développé des comportements très agressifs vis-à-vis du troisième mâle auxquels  ils menaient une vie d’enfer, et des poules qui se faisaient agresser elles aussi.
Quant à Chine, leur mère adoptive, elle était devenue violente avec ses congénères dès qu’elle entrait dans le poulailler.
Suite à une agression plus violente que les autres, nous nous sommes séparés de nos deux terreurs, qu’un couple d’amis a accepté d’accueillir dans leur propre basse-cour située à quelques dizaines de mètres à peine de chez nous. Nous en avions parlé préalablement avec eux, sachant tous les quatre que la cohabitation entre autant de  mâles et une seule femelle ne pouvait que mal se terminer.
Ils sont donc partis hier en fin de journée, et j’ai reçu de leurs nouvelles ce matin.
Dans ce nouvel univers, eux qui régnaient en maîtres absolus sont désormais un peu perdus, et vont devoir apprendre à s’entendre avec les oies et autres locataires de ce nouvel endroit.
Cet épisode nous a appris beaucoup sur le monde animal.
Mais il m’a surtout confortée dans ma conviction qu’il ne faut pas faire couver les oeufs.
S’ils avaient éclos en faisant naître une majorité de femelles, la situation aurait été différente.
Trois mâles pour une femelle était nettement plus problématique, d’autant qu’il était hors de question qu’ils finissent en magrets.

MP

Depuis des mois, il est l’hôte indésirable, celui dont personne ne veut, qui impose sa présence nocive dans nos vies et remet en question l’économie du monde entier.
Son nom, Corona 19, fait penser à un nom de code ou au nom d’un robot tout droit sorti d’un film de science-fiction qui n’amuse personne.
Il tue, épuise patients et personnel médical, effraye, fâche, désorganise…
Nous devons apprendre à vivre avec lui, et ce n’est pas  une mince affaire.
Outre ses effets directs, ce virus a la particularité de révéler des facettes parfois insoupçonnées de certaines personnalités.
Il y a celles et ceux qui se dévouent sans compter, souvent bien mal récompensés pour leurs efforts.
Il y a ensuite la masse de personnes dont je fais partie, qui respectent les consignes de sécurité sanitaire, en s’efforçant ainsi que de contribuer à canaliser l’épidémie.
Et puis il y a toute une frange de la population qui estime qu’il est intolérable de lui demander de respecter un couvre-feu, des limitations au quotidien, le port d’un masque, etc.
Lorsqu’un micro se tend vers elles, ces personnes dénoncent une atteinte à leur liberté individuelle, estiment que ni elles ni celles et ceux qu’elles fréquentent ne courent le moindre risque de contamination, que leur comportement n’est un danger ni pour elles ni pour qui que ce soit.

Comme d’habitude, il faut quelque temps avant qu’elles ne se rendent compte qu’elles avaient tort, soit en tombant elles-mêmes malades, soit en infectant leurs proches.
Le cerveau humain est décidément complexe…

MP

 

A 3 1/2 mois, Kali est pleine de vie. 
Exubérante, elle semble avoir avalé un cocktail hyper vitaminé, saupoudré d’un soupçon de dynamite…
A bientôt 11 ans, Pomme, de son côté, douce et tendre, a besoin de plus de calme et de repos.
Mais toutes deux ont un point commun: elles sont très demandeuses de câlins.
Comme je sentais que Pomme stressait de devoir constamment faire face aux assauts affectueusement voraces de notre mini-Mogwaï, j’ai décidé de mettre en place une série de mesures pratiques qui permettront à nos deux protégées de cohabiter sans qu’aucune des deux ne soit lésée.
Limiter le terrain de jeux de Kali fait partie de ces mesures sans lesquelles elle règne en maîtresse absolue partout dans la maison et à l’extérieur.
Dès qu’elle sera un peu plus calme, voire un peu plus disciplinée, elle pourra recommencer à se balader partout à sa guise.
Bien évidemment, elle n’apprécie par de voir son territoire se réduire comme peau de chagrin à certaines périodes de la journée.
Elle me fait donc part de son mécontentement  à travers des jappements outrés… 
Mais je tiens bon, même si elle me fait fondre: il est hors de question d’imposer à Pomme une vocation de punching-ball qu’elle n’a pas choisie.
Mon Capitaine et moi avons mis au point un nouveau mode de vie mieux organisé avec nos deux  Mogwaïs…  avec des conditions plus strictes, mais le tout parsemé de longues  séances de tendresse adaptées à leur humeur du moment.

A l’instant où j’écris, deux paniers m’entourent, l’un à gauche, l’autre à droite de mon siège de bureau.
C’est l’heure de la sieste…
Il fait tellement calme que même le rouge-gorge se réaventure devant la fenêtre du bureau, lui qui est si farouche d’habitude…

Martine Péters