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Chacun sait que quand on engage des travaux dans une maison alors que l’on y habite, il faut s’attendre à vivre pendant quelque temps dans des conditions un peu particulières.
C’est ce qui nous arrive depuis deux mois.

Il y a d’abord la phase d’attente durant laquelle les artisans confectionnent les meubles (pour le cas où vous avez décidé d’aménager certaines pièces sur mesures).
Puis vient le jour du grand chambardement, lorsque l’heure est venue de tout installer.
C’est à la fois joyeux, teinté d’impatience, et compliqué au niveau de l’organisation quotidienne.
Lorsque vous vous lancez dans deux ou plusieurs chantiers à la fois, l’aventure est forcément multipliée par deux.

Après le camping forcé, nous sommes donc depuis hier dans la phase chambardement.
Elle sera très courte, en principe, et d’autant plus intense.
Et, dans notre cas, c’est durant le premier jour de cette étape que semblent se concentrer tous les imprévus de la semaine.
Autrement dit: il n’y a pas mieux pour prendre un cours accéléré de contrôle du stress!

Martine Bernier

Aujourd’hui est une journée importante à notre petit niveau: après deux mois d’attente, la cuisine devrait nous être installée!
Long? Oui, un peu… mais c’est un artisan qui nous l’a réalisée et il semblerait qu’il n’ait que deux mains.
Etonnant, n’est-ce pas?
Bref… la journée sera exigeante et inconfortable, mais dans quelques heures, peut-être un peu plus, nous devrions en avoir terminé avec la période « camping à l’intérieur » de notre séjour!

******

Que disais déjà?
Ah oui… « aujourd’hui est un grand jour »…
A plus d’un titre et bien au-delà de notre confort personnel.
Je salue la couverture du magazine « Elle », consacrée à Marie Trintignant dont nous aurions tous voulu qu’elle ne devienne jamais le symbole des femmes battues perdant la vie sous les coups de leurs bourreaux.
Dorothée Werner consacre son édito à Marie, dénonçant la médiatisation obscène de Bertrand Cantat dont le portrait s’affiche à la Une des Inrocks.
Je trouve la réaction de « Elle » réconfortante et juste.

Martine Bernier

Mon Capitaine arrive dans mon bureau en me demandant où se trouve le désinfectant.
- Tu t’es blessé?
- Un peu, oui… en retirant les clous qui étaient fixés dans le mur, en haut…

Après qu’il ait désinfecté, je m’applique à lui poser un pansement.
Comme à son habitude, pendant l’opération, il me taquine, à tel point que j’esquisse un geste réprimé traduisant une envie d’exprimer mon vif désaccord.
- Fais attention, toi! Je vais te sauter dessus et te faire passer ton envie de m’ennuyer!

Air très digne de mon Capitaine qui me rétorque:
- Je suis blessé. On ne frappe pas un homme à terre.

Et voilà… protégé par la Convention de Genève…

*****

Au moment de se coucher, je suis tendue.
La veille, j’ai été piquée par une bestiole inconnue qui m’a laissée une belle marque et que je soupçonne avec horreur d’être une araignée.
Pour me rassurer, mon Capitaine me dit:
- Il faudrait faire des sachets de thym et de menthe que nous glisserions dans le lit. 
- M’oui… Et ensuite, tu me mangerais au court-bouillon, c’est ça?
- Non, non: cela fait fuir les insectes.
- Je croyais que c’était le bois de châtaignier qui les dégoûtait…
Pas de problème: je t’en mettrai une branche dans le lit.

Je l’ai remercié et ai décliné l’offre.
L’effet placebo a ses limites.

Martine Bernier