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Il y a deux ou trois ans, la Dame de Chiboz m’a offert un tout petit livre provenant de la collection des petits collectors de Marabout.
Il s’appelait: La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite… et autres leçons de vie, écrit par Olivier Clerc.
Je l’ai lu, de plus en plus captivée au fil des pages.
L’auteur utilise des allégories et des fables pour nous permettre de prendre conscience et de mieux comprendre diverses situations auxquelles nous sommes potentiellement confrontés.
J’ai pris l’habitude de prendre ce mini livre avec moi lorsque je vais devoir patienter dans une salle d’attente. 
Et, à chaque fois, je redécouvre un nouvel élément qui vient étoffer ma réflexion.
Alors que nous étions en voiture, j’ai raconté à mon Capitaine l’histoire de la Grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite, et ses aboutissants.
Sa réaction m’a fait comprendre que le bouquin l’intriguait et pourrait l’intéresser autant que moi.
Très bientôt, donc,  il aura son exemplaire qui lui permettra de se plonger avec délice au coeur des réflexions de cet auteur passionnant…

MP

Mercredi, alors que j’étais plutôt pour laisser nos deux Mogwaïs à la maison pendant que nous devions nous absenter à Vesoul, mon Capitaine a plaidé leur cause pour qu’ils puissent nous accompagner, sachant qu’il restait avec eux durant mon rendez-vous.
J’ai accepté, sachant que ce ne serait pas simple.
Si Pomme a toujours adoré la voiture, ce n’est pas le cas de Kali.
Au bout d’une petite poignée de kilomètres, elle a commencé à nous faire part de son mécontentement en recommencant à « parler » comme elle l’a fait dès le premier jour de notre rencontre.
Quand elle est contrariée, Kali chante et parle d’une manière très explicite.
Nous avons pourtant tenu bon, la laissant à l’arrière avec Pomme qui, elle profitait du trajet.
Bébé Mogwaï insistait en revanche pour nous rejoindre à l’avant… sans succès.
Lorsque j’ai retrouvé mes trois complices après mon rendez-vous, mon Capitaine m’a dit que Kali avait été malade.
Nous avons donc programmé différemment le retour, pour qu’elle évite de s’énerver à nouveau.
Cette fois, je l’ai prise sur mes genoux et je m’en suis occupée durant tout le trajet.
Plus calme, elle a cependant bien marqué sa désapprobation d’être dans ce véhicule qu’elle n’apprécie pas.
Une fois de retour au Nid, elle a retrouvé le jardin et la maison avec un plaisir tellement évident que c’en était drôle à voir.
La décision est donc prise pour les prochaines sorties de ces prochains mois, confinement oblige: nous l’habituerons sur de courtes distances, peu à peu. 

Toute la soirée, elle  m’a prouvé sa reconnaissance pour mes attentions… tendre comme peut l’être un affectueux bâton de dynamite!

Martine Péters

– Vous allez passer une IRM. Etes-vous claustrophobe?
Je réfléchis rapidement.
J’ai plusieurs fois été « sous terre », dans des grottes ou dans les Mines de Sel de Bex.
Je n’y étais pas forcément très à l’aise, mais sans plus.
C’est donc en toute bonne foi que j’ai répondu: « Non, je ne crois pas. »
Ce mardi, il a suffi de cinq minutes pour que je reçoive la preuve du contraire.
Je n’ai pas paniqué ni perdu le contrôle de moi-même, non.
Mais étendue dans ce tuyau étroit, avec un casque sur les oreilles et une sorte de scaphandre rectangulaire destiné à me maintenir immobile, j’ai compris très vite que je ne pourrais pas supporter ce moment.
Devoir dire « je suis désolée, mais je ne peux pas… », cela ne m’était jamais arrivé. 
L’oppression était trop forte, mon coeur n’était plus mon ami, s’engageant dans une folle chamade, comme s’il visait un record improbable.
Incontrôlable.
Le responsable du service, qui était d’une gentillesse et d’une délicatesse exemplaires, m’a  expliqué que cela pouvait arriver et qu’il ne fallait pas insister dans ce cas.
Il a ajouté qu’ils avaient voulu voir si je pourrais supporter la « petite » machine, et qu’il ne s’agissait pas des meilleures conditions pour subir cet examen.
Il me demandait donc de reprendre un rendez-vous pour passer cette fois dans une machine identique, mais plus grande.
Je me suis rendue au bureau indiqué et là… j’ai réfléchi.
A la secrétaire médicale qui se trouvait en face de moi, j’ai expliqué ce qui venait d’arriver, et je lui ai dit que je n’avais pas vraiment envie de renouveler l’expérience.
Je ferai un point avec ma doctoresse à son retour de congé.
Après tous les événements de ces derniers jours, j’ai atteint un quota à ne plus dépasser.

MP