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Mon Capitaine et moi avons notamment en commun le goût pour les bons films de science fiction.
J’avoue que, au fil du temps, c’est le sentiment que la réalité de notre époque commence à dangereusement rattraper ce qui semblait irréalisable il y a quelques années encore, qui me pousse à les regarder de temps en temps.
Il  y a quelques jours, nous avons donc suivi « Passengers », un film de Morten Tyldum, sorti en 2016.
Comme toujours, nous enregistrons pour pouvoir « sauter les pubs », choisissant notre moment pour visionner.
Si vous avez manquez le film en question, sachez qu’il se déroule à bord d’un immense vaisseau spatial voyageant vers une lointaine planète colonisée.
À bord, plus de 5 000 passagers sont plongés dans le sommeil dans des capsules d’hibernation… ce qui est préférable puisque le voyage va durer  120 ans.
Seulement voilà… l’un des tubes connaît un problème et réveille son occupant, Jim Preston, 90 ans trop tôt.
Seul  passager éveillé, il vit pendant un an entouré de quelques androïdes, dont un barman comme nous aimerions tous en connaître un, profitant de toutes les possibilités offertes par cet immense vaisseau.
Mais il s’ennuie… à tel point que, à bout de solitude, il va s’attacher à une dormeuse,  qu’il va finir par réveiller.
L’un comme l’autre, nous avons aimé ce film qui a bien sûr déclenché chez moi une avalanche de questions ayant toutes ou presque le point commun de commencer par « Et si… »
Cible de mes questions: mon Capitaine qui, cette fois, a joué le jeu.
Résultat, ce film a été le point de départ d’un dialogue qui se poursuit encore ponctuellement quelques jours après…
Et vous?
Vous seriez-vous embarqués pour un tel voyage?

Martine Péters



Chine, ma jolie poule Pékin au plumage caillouteux, est une couveuse dans l’âme.
Cette année, elle aura passé le plus clair de son temps, depuis le milieu du printemps, à couver un grand… rien.
Elle se réfugie dans le poulailler en émettant ce bruit spécifique aux poules atteinte par le même TOC, file à la place où elle pond en temps normal, et reste là à couver sans avoir d’oeuf sous la main, ou plutôt sous les plumes.
Pour qu’elle ne s’affaiblisse pas, je la sors plusieurs fois par jour, afin qu’elle se nourrisse, qu’elle boive et qu’elle galope un peu.
Ce lundi, c’est ce que j’ai fait.
Mais j’ai réalisé au bout d’une heure que Chine avait disparu.
J’ai donc cherché un peu partout, y compris du côté des pondoirs extérieurs, ces petites maisons construites et installées par mon Capitaine pour que les poules puissent faire leurs oeufs sans êtres gênées par le fait que Chine squatte les casiers du poulailler prévus à cet effet.
J’ai eu un moment de flottement en réalisant que je n’avais pas été ramasser les oeufs l’avant-veille…
Ce que je craignais est bel et bien arrivé.
Fière comme un paon, ma Chichi couvait voluptueusement… sept oeufs qui ne pourront jamais donner de poussins puisqu’ils ne sont pas fécondés.
La faire quitter son refuge a été extrêmement compliqué.
Je l’ai mise dehors, et emporté les oeufs et suis revenue plus tard… pour la retrouver au même endroit.
Pour le cas où vous ne le sauriez pas… une poule convaincue que sa mission est de couver même si elle n’a pas de progéniture, est aussi têtue qu’une mule!

Martine Péters 

Gerrit Dou, L’Astronome à la chandelle

Comment peut-on être fascinée par les oeuvres d’un peintre né en 1613 et mort en 1675 lorsque l’on vit en 2019?
Le temps passe, et mon attirance pour les oeuvres de Gerit Dou (aussi connu sous le nom de Gerard Dow ou Dow), premier élève de Rembrandt, ne se dément pas.
J’avais déjà parlé de l’une des toiles de cet extraordinaire portraitiste hollandais.
Une toile que j’avais vue lors d’une exposition à Evian, et qui s’appelait « Le Petit Violoniste ».
Elle était signée par « Gerard Dou » et j’en avais parlé sur Ecriplume.
Dernièrement, je suis tombée en arrêt devant la reproduction d’une autre de ses toiles: « L’Astronome à la chandelle ».
Et cette fois encore, j’ai été happée par le talent de cet artiste qui soignait ses tableaux avec une minutie parfaite, et qui était passé maître dans l’art du clair-obscur.
Le thème de l’astronome m’a toujours attirée en peinture comme ailleurs.
Ici, surprendre cet homme dans l’intimité de son bureau, donne envie de baisser la voix pour ne pas le déranger…

Martine Péters



Gerrit Dou, Astronomer by Candlelight (detail), late 1650s