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Chaque année, en période de grosses chaleurs, Pomme fonctionne au ralenti, comme la plupart d’entre nous.
Elle souffre comme nous de la chaleur, et je passe mon temps à trouver des astuces pour la soulager et pour ne pas l’exposer.
Certaines lui plaisent beaucoup, d’autres la dépriment.
Sachant que la laisser seule dans la voiture par ce temps, même pour un laps de temps très court, est dangereux pour elle, il est évidemment hors de question qu’elle vienne avec nous lorsque nous nous absentons dans un lieu où elle ne peut pas nous accompagner.
Elle est donc priée de rester au Nid, à l’abri de la chaleur, ce qu’elle fait sans enthousiasme.
Dès qu’elle nous retrouve, elle nous manifeste sa joie à grand renfort de papouilles.

Plusieurs fois dans la journée, je lui propose de profiter du brumisateur, ce qu’elle accepte avec reconnaissance, et elle est devenue très proche des ventilateurs et de la petite climatisation qui rend l’atmosphère du salon un peu plus supportable.

Dans la semaine, voyant qu’elle « traînait les pieds » d’une pièce à l’autre comme si elle souffrait particulièrement de la chaleur, je l’ai conviée dans la salle de bain en fin de journée, et je lui ai proposé une douche.
De prime abord, l’exercice n’est toujours pas celui qu’elle préfère, mais elle n’a pas bronché tandis que je l’arrosais à l’eau claire, sans apport de savon.
Une fois hors de la douche, elle a couru à travers l’appartement, ravie d’avoir la liberté de se sécher à sa guise.
Quelques instants plus tard, je l’ai retrouvée dans le nouveau panier de luxe que lui a confectionné mon Capitaine.
Un  « dodo » particulièrement douillet, presque hollywoodien,  auquel elle voue un attachement  grandissant.
Après sa course folle, je l’y ai retrouvée vautrée de tout son long, dans la posture décontractée d’un Mogwaï dégustant l’instant avec volupté.
Globalement, je suis assez contente: ce premier épisode de canicule semble être supporté sans trop de difficulté!
Martine Bernier

serge-lutens-l-orpheline_2_1

Il y a quelques mois, j’ai été happée par le parfum que portait une femme de mes connaissances, à tel point que je lui en ai demandé le nom.
Elle m’a dit qu’il s’agissait de « L’Orpheline », de Serge Lutens.
Un parfum à la fois frais et élégant, suffisamment particulier pour être émouvant et attirer l’attention sans être écrasant ou lourd.

Hier, jour de notre anniversaire de mariage, mon Capitaine m’en a offert un flacon… et je suis partie sur ses traces.

En succombant à son charme je fais une infidélité aux chyprés, puisqu’il fait partie de la famille Fougère, voire Fougère cendrée selon certains.

Son créateur Christopher Sheldrake, est à la base de tous les parfums de la marque Serge Lutens. Cet Anglais raffiné et inattendu est né en Inde.
Sa vie est passionnante si l’on en croit le petit chapitre qui lui a été consacré dans le livre « Le Parfums » d’Elisabeth de Feydeau.
Et très probablement a-t-il été influencé dans ses créations par les images, les ambiances  et les odeurs multiples qui ont marqué son enfance.

Créé en 2014 , le parfum l’Orpheline  a été construite autour de… l’encens.

Et il s’ouvre comme une poupée gigogne, livrant des notes rappelant les odeurs fines d’un jardin vert ou d’un sous-bois, soutenues de musc blanc.
A la pose, il étonne par ses nuances épicées, complexe mêlées à une froideur de roche, formant un ensemble presque agressif pour moi.
Quelques instants plus tard, il s’installe et livre un coeur rond, beaucoup plus tendre et envoûtant, où le musc et une rose délicatement miellée se révèlent et se déposent en douceur pour quelques heures sur la peau.

Une petite merveille olfactive…

Martine Bernier

Depuis plusieurs années maintenant, je parle de temps en temps des deux spécialistes qui veillent avec bienveillance et compétence sur moi.
Hier, j’avais rendez-vous chez « mon » chirurgien urologue, qui m’a sortie à plusieurs reprises de situations plus que périlleuses.
Même si ces visites sont évidemment liées à ma santé, elles ne se limitent pas, et de loin au cadre médical.
La dimension humaine de cet homme le classe dans la catégorie des médecins dont les patients disent avoir beaucoup de chance d’être soignés par eux.
C’est mon cas.
Même si la consultation est effectuée très consciencieusement, la conversation tient elle aussi une place très importante dans notre relation.
Et hier, nous avions beaucoup de choses à nous dire…
Avant son arrivée, j’avais déjà eu droit à un très bel échange avec l’une de ses secrétaires venue me tenir compagnie en attendant son arrivée.
Puis la visite a commencé.
Lorsqu’une telle qualité de relation s’établit entre le médecin et son patient, tout prend une autre dimension, comme j’ai pu le découvrir à trois reprises par le passé… et le présent!
Il ne s’agit plus d’une relation à sens unique, mais d’un véritable échange, et des réflexions plus intimes viennent étayer les rencontres.
Ce fut le cas hier.
Lorsque je suis partie, j’étais consciente d’avoir beaucoup de chance.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.

De retour au Nid, j’étais dans mon bureau lorsque mon portable a sonné en début d’après-midi.
C’était mon chirurgien.
- Je voulais m’excuser,  j’ai l’impression de n’avoir parlé que de moi alors que vous aussi, vous vivez un événement marquant! Et je voulais vous dire que je vous souhaite le meilleur, à vous et à votre mari…

J’étais extrêmement surprise…
Je l’ai rassuré: non, non, il n’avait fait que répondre à mes questions!
Nous avons parlé une dizaine de minutes avant qu’il ne retourne à son travail et moi au mien.
Connaissant l’emploi du temps surchargé de ce monsieur et les responsabilités énormes qui sont les siennes, cet appel m’a beaucoup touchée.
Sans doute parce qu’il est typique de la personnalité de cet homme si particulier.
Vous en connaissez beaucoup, des médecins qui font ce genre de choses?
Un bel humain…

Martine Bernier