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La stupidité est d’autant plus insupportable lorsqu’elle est doublée de méchanceté.
La plupart du temps, je garde mes réactions pour mon cercle intime.
Cette fois, ce qui se passe depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux me choque tellement que j’ai décidé de m’en faire l’écho.
Voici ci-dessous un article de Steve Tenré, journaliste au Figaro, décrivant ce nouveau phénomène de débilité collective qui vise cette fois les enfants nés en 2010.
Martine Péters

Vous pouvez également retrouver l’article en ligne sur le lien suivant: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/anti2010-blanquer-defend-les-eleves-de-sixieme-harceles-sur-les-reseaux-sociaux-20210916?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20210917_NL_ACTUALITES]&een=db44e459394d8cfaaca2213e05d0a30e&seen=2&m_i=Za52IcQES0VmxGJc0Es7JGZzzlOJSE_4ryxezhJ9ZGomgohBM03UdIl8QWGMHf9Co6IvxLVU9dciT%2BPW9VbSGGktiioVnsxfZN

#Anti2010 : Blanquer défend les élèves de sixième, harcelés sur les réseaux sociaux


 

Depuis la rentrée scolaire, le mot-dièse #Anti2010, qui réunit sur les réseaux sociaux insultes, moqueries, voire menaces, cible les jeunes collégiens de sixième nés en 2010.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a réagi, ce jeudi 16 septembre, à une campagne de dénigrement massivement relayée sur les réseaux sociaux. Depuis la rentrée scolaire, le mot-dièse #Anti2010, qui réunit insultes, moqueries, voire menaces, cible sur des plateformes telles que TikTok, Twitter ou Instagram les jeunes collégiens de sixième, nés en 2010.

«Il y a un mouvement qui monte et qui consiste à mal accueillir les élèves de 6e et à embêter les élèves nés en 2010. C’est évidemment complètement stupide et contraire à nos valeurs», a martelé dans une vidéo diffusée sur Twitter le ministre. «Rappelez-vous quand vous étiez en sixième vous-même, a-t-il dit à l’attention des internautes qui propagent le «hashtag». Vous comptiez sur la bienveillance de tout le monde. Alors soyez bienveillants à votre tour, soyez des vecteurs de fraternité, soyez des ambassadeurs contre le harcèlement. Dites à tous les élèves nés en 2010, à tous les élèves de 6e : bienvenue au collège.»

«Les enfants de 2010 sont devenus une cible»

«Personne n’aime les 2010», «brigade contre les 2010», «hors de ma vue les 2010»… Si la plupart des phrases trouvées çà et là sur les réseaux sociaux peuvent sembler puériles, certaines s’avèrent plus inquiétantes, appelant à «afficher» (filmer puis mettre en ligne) ou violenter ces jeunes élèves. Plusieurs références propres à cette jeune génération sont brandies par les harceleurs : ces derniers accusent notamment les enfants de 10 ans d’avoir un comportement toxique sur le jeu vidéo Fortnite, véritable carton chez les jeunes.

Face à ce phénomène qui prend de l’ampleur, la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE) s’est alarmé dans un communiqué intitulé «Les enfants de 2010 sont devenus une cible : la FCPE demande au gouvernement d’agir en urgence !». «Si les faits étaient marginaux depuis novembre 2020, le phénomène a largement dépassé les cours de récréation ou les altercations à la sortie des établissements, là où des personnels éducatifs peuvent encore repérer et agir», peut-on lire.

Auprès de nos confrères de BFMTV, Hugo Martinez, président de l’association Hugo! qui lutte contre le harcèlement scolaire, craint une «escalade de haine», pointant un mouvement «révélateur de notre société». «C’est très grave, on en vient à discriminer quelqu’un sur son année de naissance. Où va-t-on?», se demande-t-il.

Outre la publication de la vidéo de Jean-Michel Blanquer, le ministère de l’Éducation nationale a rappelé sur Twitter les numéros de deux plateformes mis en place pour lutter contre le harcèlement (3020) et le cyberharcèlement (3018).

 

Mardi en fin de journée: je me présente à mon rendez-vous pour mon premier atelier de la semaine.
Alors que je viens de terminer la préparation de mon matériel dans la salle qui m’a été attribuée, Nadine, la directrice du centre, me rejoint. 
Et là, j’ai deux surprises…
Les deux enfants les plus jeunes du groupe que j’ai eu la semaine dernière se précipitent et se serrent contre moi, tout contents de me retrouver.
A 6 et 7 ans, ils n’ont que faire des gestes barrières…
J’adorerais les embrasser, mais les règles sont strictes et justifiées.
Je me contente donc de leur caresser la tête et je leur explique que moi aussi, je suis heureuse de les retrouver…
En relevant la tête pour accueillir Noémie, l’aînée du groupe, je découvre deux nouvelles frimousses supplémentaires venues se joindre à nous.
Le groupe compte désormais cinq enfants, mais je sais que les chiffres fluctuent beaucoup en fonction des présences au centre.

Mercredi matin: j’arrive sur le lieu de mon deuxième rendez-vous de la semaine, où je profite d’un petit moment avec Sylvette, la directrice des lieux.
Notre échange prend fin assez rapidement: les enfants arrivent les uns après les autres et, pendant qu’elle les accueille, une petite voix résonne derrière moi:
– Bonjour, Martine! Je suis tellement content que tu sois là!
C’est Maéllo, un petit bonhomme  de 8 ans aux cheveux bouclés, qui m’a semblé avoir aimé notre première incursion dans le monde que je leur ai proposé.
– Bonjour, Maéllo! Moi aussi je suis heureuse d’être là! Tu as passé une bonne semaine?
– Oui. J’attendais le mercredi. Bon, je vais me laver les mains…

Je file de mon côté préparer la salle où mes petits complices me rejoignent peu après.
Ils sont ravis d’être là, très impliqués, joyeux, curieux et pleins d’imagination…
Pendant l’atelier, Sylvette accompagne une petite fille de 6 ans en me demandant si je serais d’accord de l’accueillir.
C’est la première fois qu’elle vient dans ce Centre Périscolaire… et j’aimerais qu’elle garde un joli souvenir de son passage dans mon univers.
Je l’entraîne donc dans l’histoire que je propose aux enfants depuis la semaine dernière, et la fait participer en lui demandant, comme aux plus grands, de dessiner les différentes lieux que nous traversons lors de notre exploration.
Et là… j’ai la surprise de découvrir des dessins magnifiques… 
Les enfants m’étonneront toujours.
Même si je m’attends à peu près à tout à chaque étape de notre avancée dans l’univers fantastique dont ils ouvrent les portes une à une, je n’imaginais pas la réaction de Maéllo lors de la découverte du Lac aux Sirènes.
– Nous quittons la grotte du lac pour retourner dans la salle principale où nous allons découvrir une autre porte.
– Moi, je voudrais rester là pour regarder encore les sirènes.
– Mais tu sais que si tu les entends chanter, elles risquent de t’envoûter… et tu ne pourras plus les quitter.
– Oui. Mais c’est bien ce que j’espère! J’ai très envie de rester là et de nager avec elles…

Inquiets, ses copains Nathan et Raphaël me regardent.
Je précise que je n’ai aucune illustration des lieux que je leur décris.
Ils se les approprient chacun à leur façon.
Et là… Maéllo a eu un coup de foudre pour le Lac aux Sirènes…
Raphaël réfléchit un moment, prend un crayon et dessine une petite fiole dans son cahier.
Et un dialogue étonnant se noue entre eux deux:
– Voilà!
– Qu’est-ce que c’est?
– C’est une potion magique pour que tu ne puisses pas être hypnotisé par les sirènes!
– Mais moi je veux être hypnotisé! Je vais rester là!
Raphaël reprend son crayon et dessine… un gant.
– Et ça, c’est quoi?
– Un gant magique. Avec ça, j’aurai beaucoup de force et je te prendrai avec nous! Aller, viens, on remonte dans la salle des portes!

Lorsque la fin de l’atelier est arrivée et que j’ai dû céder la place à l’intervenante suivante, une femme d’une grande gentillesse, les enfants ont affiché des mines dépitées.
Ils avaient envie de poursuivre l’histoire, née de l’imagination de mon Capitaine, et peaufinée par mes soins.
Mais je sais aussi que l’atelier suivant allait les entraîner dans un autre monde, celui de la confection d’animaux en terre cuite qui allait leur permettre de révéler une autre facette de leurs talents!

Martine Péters

 

 

Les personnes qui s’occupent des centres périscolaires sont pour la plupart très imaginatives, notamment douées pour tout ce qui est manuel.
C’est le cas de l’une d’elles dont j’ai fait la connaissance il y a quelques jours à peine. 

 Directrice de l’un des deux centres où j’interviens en ce moment, elle partage mon amour des beaux  grimoires, et avait piqué ma curiosité en m’expliquant, la semaine dernière, qu’elle créait des décors un peu particuliers sur les carnets qui lui servent ensuite de journal créatif.
Ce mercredi, elle m’a fait la surprise de m’en apporter deux pour que je puisse me faire une idée.
J’ai été sidérée par la beauté de son travail, réalisé selon des techniques pourtant très simples, selon ce qu’elle m’a expliqué.
Voici donc une facette du talent de Sylvette, une femme pétillante que j’ai un réel plaisir à retrouver chaque semaine…

Martine Péters