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Martine Bernier

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Dans le jardin à peine rafraîchit par l’orage de la nuit, les rosiers continuent à nous offrir leur deuxième floraison.
Et c’est ainsi que j’ai eu la surprise très inattendue de voir, durant la semaine, mon rosier Winchester Cathedral, qui avait déjà fleuri une première fois en m’offrant des fleurs immaculées, préparer des boutons hors norme.
Alors que la partie droite de la plante voyait grossir des boutons qui s’annoncaient blancs, couleur traditionnelle de ce beau rosier parfumé, la partie gauche, elle, révélait des pétales qui promettaient d’être roses.
J’ai patienté, imaginant que la couleur pouvait encore être modifiée lors de la floraison… mais non.
Quelques jours plus tard, le rosier m’offrait une fleur parfaitement roses.
Resterait-il rose à l’avenir?
Ce qui ne me déplaît pas, mais qui l’éloigne de ce qu’il est censé être…
Lorsque je me trouve devant une interrogation de ce genre, je me tourne immanquablement vers la personne de référence en la matière, à mes yeux: Mme Schusselé, dont j’ai plusieurs fois parlé ici, et qui possède l’un des plus  beaux jardins de roses que je connaisse, à Ollon, en Suisse.
Je lui ai donc adressé un petit mot auquel elle n’a pas tardé à répondre.Winchester Cathedral juillet 2018
Et elle m’a appris qu’elle aussi a parfois la surprise d’accueillir des fleurs de Winchester Cathedral roses.
Pourquoi?
Parce que ce rosier est une mutation du Mary Rose de David Austin.
Il lui ressemble comme deux gouttes d’eau.
La seule chose qui l’en différencie est sa couleur, rose pour le Mary Rose, blanche pour son descendant.
Et de temps en temps, ses origines réapparaissent à travers une fleur.
Ici, c’est aujourd’hui tout le rosier qui s’offre une incursion hors des sentiers battus.
IMG_2465Il s’apprête à fleurir rose à gauche et blanc à droite, à travers une bonne dizaine de boutons.

C’est beau, insolite et troublant.
Car pour moi, le message est clair: en matière de jardin en général  et de roses en particulier, ce n’est pas toujours nous qui décidons.

 

Martine Bernier

Jeudi.

La véranda reçoit aujourd’hui sa dernière touche déco:  une paroi bibliothèque totalement ouverte qui sépare le salon de la salle à manger.
Désormais, le « jardin d’hiver » – qui est aussi l’antichambre du jardin d’été! – est tel que nous le souhaitions… prêt à recevoir nos amis de Chiboz qui seront là dans quelques jours!

Grâce aux menuisiers talentueux qui ont déjà beaucoup travaillé dans la maison, celle-ci évolue harmonieusement.
Un bonheur…

***

Vendredi.
Enfin!
Enfin notre département fait partie des 19 placés ce jour en vigilance orange pour les risques d’orage.
Il n’a pas vraiment plu depuis longtemps.
Depuis plusieurs jours le thermomètre affiche une moyenne de 37°.
Hommes et animaux espèrent de l’eau et de la fraîcheur avant de repartir pour plusieurs jours de chaleur prévue la semaine prochaine.
En attendant, ce vendredi matin avant la pluie, alors que le ciel se couvre, chien, poules, oiseaux et même fleurs semblent retenir leur souffle!

Martine Bernier

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- Viens voir!

A l’appel de mon Capitaine, je l’ai rejoint dans le jardin.
Je sais que nous avons des grenouilles dans l’une de nos haies.
Ce qui n’est pas forcément très surprenant, vu la proximité de la rivière.
Cette fois, l’une d’entre elles s’était aventurée sous le pommier le plus proche de la maison.
Une jolie rainette verte…
Je sais aussi qu’elles ont disparu dans certaines régions, et que celles qui se croisent encore privilégient la vie dans les vergers, les parcs et les jardins.
Nous l’avons laissée tranquille et elle est allée se réfugier sous de grandes plantes, sans doute rejointe par les petits lézards qui profitent du soleil sur les pierres.

Deux jours plus tard, je retourne voir mes poules dans la journée.IMG_2449 copie
Et je découvre un jeune moineau, confortablement  installé sur l’épaisse paillasse de foin.

- Bonjour, toi! Qu’est-ce que tu fais là? Tu visites?

A force de me voir, les oiseaux ne me craignent plus vraiment.
Il ne s’est pas envolé.
Il regardait autour de lui, semblait intéressé par tout ce qui l’entourait.
Je suis allée chercher mon appareil pour le prendre en photo, et je suis repartie sans chercher à l’approcher.
Peu après, il est ressorti du poulailler.
Quand je dis que nous vivons en symbiose avec la nature…

Martine Bernier