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Martine Péters (anciennement Bernier)

La Ronde de Nuit de Rembrandt

Rembrandt est le premier peintre que j’ai découvert plus ou moins sérieusement.
J’étais encore à l’école, et c’est notre professeur de néerlandais, Madame Van Hoove, qui nous avait fait pénétrer dans son univers.
Je n’étais ni douée ni intéressée par les langues.
Mais là… je me souviens encore parfaitement de l’illustration qui accompagnait le texte (en flamand).
Il s’agissait d’une reproduction en noir et blanc de La Ronde de Nuit, et je notre professeur nous avait expliqué que l’art de Rembrandt se cachait ici dans une particularité: si l’on suivait des yeux le personnage central et que l’on se délaçait devant le tableau, nous avions l’illusion que son bras bougeait lui aussi.
Cela m’avait fascinée… d’autant que j’ai pu constater par la suite, en découvrant la toile au Rijksmuseum, à Amsterdam, que c’était exact.
Les peintres flamands faisaient partie de notre culture, de ceux qui nous ont été enseignés tôt.

Ces jours-ci, l’excellent magazine Connaissance des Arts  m’a appris que « Les recherches, dirigées par le Rijksmuseum d’Amsterdam et le département des sciences des matériaux de l’université de Delft aux Pays-Bas, ont mis au jour un nouvel ingrédient utilisé par Rembrandt : la plumbonacrite. Employée pour créer des effets d’empâtement, ou impasto, ce composé permet de travailler avec des couches épaisses de peinture pour donner du relief et accrocher la lumière. Elle donne son aspect caractéristique à la peinture de l’artiste.

Ce composé très rare dans les peintures de l’époque, n’est pas arrivé là par hasard, précise l’article.

Victor Gonzalez, auteur de l’étude et chercheur au Rijksmuseum, précise : « Nos recherches montrent que sa présence n’est pas accidentelle ni due à une contamination, mais qu’elle résulte d’une synthèse volontaire ». La plumbonacrite est un composé extrêmement rare dans les peintures de l’époque, que l’on le trouve seulement dans « quelques échantillons de peintures du XVIIe siècle et dans un pigment […] dégradé d’une peinture de Van Gogh », souligne le Centre européen de recherches scientifiques.

J’ai lu cet article avec attention.
Les Maîtres d’autrefois possédaient un savoir exceptionnel, une connaissance pointue des techniques et des couleurs.


Martine Péters

Je rêve beaucoup et souvent.
Certains de ces songes sont stupéfiants de réalisme.
Comme celui que j’ai fait en semaine et que je racontais à mon Capitaine au petit-déjeuner après m’être précipitée au poulailler pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un rêve prémonitoire:
– … je retrouvais Kaki morte, une aile coincée sous un tabouret. C’était  horrible! Ma pauvre petite poule… Je me suis réveillée, levée, et lorsque je me suis rendormie, j’ai fait un deuxième rêve. Un couple d’amis déboulait dans le jardin en voiture, à toute vitesse, avec plusieurs autres véhicules qui les suivaient. Et nous retrouvions une quinzaine de personnes que nous ne connaissions absolument pas attablées dans la maison et attendant d’être nourries et abreuvées.
– Ils venaient pour les funérailles?
– Les funérailles? De qui?
– Et bien de Kaki!

Martine Péters

Lundi après-midi.
Dans la matinée, j’étais retournée revoir mes poules, une fois de plus un peu déprimées de devoir supporter un jour humide.
Comme je ne voyais pas une plume à l’horizon du jardin, je les ai appelées sans même élever la voix: « Mes poupoule? Où êtes-vous? »
Je n’avais pas terminé ma  phrase que mes sept royales Boulettes arrivaient en courant de toute la force de leurs petites pattes.
Bulle et Kaki en tête, Kiwi et Neige, mes deux petites Hollandaises, fermant la marche, et le peloton composé de Chine, Praline et Plume galopant gaillardement.
Elles se sont massées autour de moi, je leur ai parlé, les ai caressées et leur ai redonné quelques friandises pour les aider à passer la journée plus joyeusement.
En rentrant je me demandais si la nourriture était vraiment la seule motivation qui les menaient vers moi…
En fin d’après-midi, je me glisse dans la véranda pour enfiler ma veste et pour les rentrer pour la nuit.
Et c’est là que je m’aperçois qu’elles sont toutes massées devant la porte vitrée, sur les graviers blancs.
En général, elles se rendent là pour des raisons bien précises.
Cette fois, il s’agissait de quémander mon aide.
Au début, je n’ai pas compris ce qu’elles voulaient alors qu’en principe elles rentraient d’elles-mêmes dans leurs appartements lorsque la journée s’achève.
J’ai regardé distraitement en direction du poulailler et c’est là que j’ai vu…
La porte était  obstruée par une solide bâche en plastique que nous utilisons le soir pour isoler doublement le poulailler lors des grands froids.
Le vent l’avait renversée et elles ne pouvaient plus entrer.
Mes protégées étaient donc venues me chercher, tout simplement…
Je suis sortie, avec Pomme qui a aussitôt retrouvé avec enthousiasme ses deux copines hollandaises, je leur ai parlé et j’ai longé l’allée des roses pour aller redresser la bâche.
En cours de route, je me suis retournée… et ce que j’ai vu m’a donné envie de rire.
J’étais suivie par une longue file rappelant les 7 Nains rentrant de la mine.
Derrière moi, à la queue leu leu se trouvaient Bulle, Kaki, Chine, Plume, Praline, Pomme, Neige et Kiwi. 
Cherchez l’erreur!
Il m’arrive de me demander si Pomme, bichon havanais de son état, n’est pas en train de virer sa cuti et de se prendre pour une poule!

Martine Péters