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Martine Bernier

Hier, je lisais un magazine féminin belge que j’aime beaucoup, dans lequel je ne manque jamais « La chronique de Marjorie ».
Cette journaliste pétillante et touchante tient sa chronique comme un journal de bord, m’amuse et m’émeut au gré des événements de sa vie.

Cette fois, elle expliquait qu’à 43 ans, sa vue baisse dangereusement.
Au point de ne réaliser qu’en ayant le nez dessus qu’elle n’a pas ôté le capuchon d’un rasoir qu’elle utilise en vain depuis quelques instants.
Au point aussi de voir disparaître de son paysage une multitude de détails… et de les retrouver le jour où une bonne âme lui prête sa propre paire de lunettes.
Une révélation…
Après un divorce et un changement de vie radicale, la voilà donc confrontée aux petites insolences de la vie… et aux cheveux gris qu’elle n’a plus envie (pour le moment!) de dissimuler sous une teinture.

Bref… elle passe par les agacements et les interrogations qui nous assaillent toutes un jour ou l’autre.

******

Ce matin, dans la salle de bain, je prends le flacon de sérum que j’utilise chaque jour sur mon visage.
Je ne portais pas mes lunettes, mais faisais confiance à mon miroir grossissant pour pallier le manque d’oeil de lynx!
Et hop: je prends le flacon dans une main, pose l’autre dessous pour recevoir le contenu, enfonce le bouton pressoir et… rien.
Perplexe, je réessaye.
Toujours rien, ma main « receveuse » reste vide.
Je regarde mon flacon, puis, par acquis de conscience, jette un coup d’oeil dans le lavabo en me rapprochant de plus près.
Et là, je découvre deux taches couleur ivoire.
Je n’avais pas vu que le petit trou par lequel sort le produit n’était pas tourné vers ma main mais vers l’extérieur.
J’ai repensé à la chronique de ma délicieuse consoeur belge et j’ai souri.
J’ai 15 ans de plus qu’elle et son texte m’a confortée dans le fait que je ne dois pas grogner de ne plus avoir la vue perçante qui fut la mienne il y a encore quelques années.
La bonne nouvelle, c’est que le lavabo aura une peau de pêche pour la journée!

Martine Bernier

 

Huguenots_dépliant_2017

Cliquez sur la carte pour agrandir l’itinéraire

Il y a trois ans, j’ai consacré un article à un homme, Claude Dizerens, qui, avec quelques passionnés, a créé l’Association des Amis des Huguenots et des Vaudois du Piémont.
Voici ce un passage de cet article:

Pour lui, tout a commencé par une demande du village de Saoü, dans la Drôme provençale, avec lequel celui de La Chaux sur Cossonay (VD) où il vit avec sa compagne, est jumelé depuis 2001.

«Nos amis de là-bas nous ont appris que le départ de ce que l’on appelle Le chemin de la Liberté se trouve à proximité de leur village, à Poët-Laval, raconte le Vaudois. Il s’agit de la route empruntée par les protestants lorsque près de 200’000 d’entre eux ont fui la France en 1685, lors de la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV. Aujourd’hui, le Sentier des Huguenots leur rend hommage en proposant un parcours qui part donc de la Drôme et qui va jusqu’à Bad Karlshafen, en Allemagne, en passant par l’Italie et la Suisse. Dans notre pays, l’Association VIA a été créée pour mener à bien notre part du projet. Mais il fallait une équipe prête à faire avancer le tronçon concernant le canton de Vaud. J’ai accepté par amitié!»

(…) Féru d’histoire, il est tombé sous le charme du douloureux destin des protestants de France, soutenu activement par sa compagne, Antoinette.
Dès 2012, il se jette à corps perdu dans l’aventure et, pour trouver des financements, crée avec ses complices Marie Gaillard et Raymond Gruaz l’Association des Amis du sentier des Huguenots et des Vaudois du Piémont. Reconstituer l’itinéraire emprunté par les fugitifs n’est pas simple. Mais les recherches personnelles, appuyées par l’éclairage des historiens, permettent peu à peu d’identifier le parcours de cette longue marche vers l’exil.
Chassés de France par un Roi catholique pour des raisons économiques, politiques et religieuses, les bannis frappent à la porte de la Suisse qui n’a malheureusement pas les moyens de les accueillir tous. 

« Nous savons qu’ils sont entrés en Suisse par Genève, précise Claude Dizerens. Ensuite, nous pensons qu’ils ont pris le bateau pour débarquer à Morges. Et c’est à partir de là que nous avons établi la suite de leur périple.»

Voici quelques jours, Monsieur Dizerens m’a envoyé un message pour m’indiquer que le balisage du Sentier des Huguenots est terminé entre Céligny et Vaumarcus, soit environ 140 km.
Un travail magnifique mené à bien avec brio … qui vient s’inscrire dans la continuité d’un pèlerinage européen très symbolique.

Martine Bernier

www.via-huguenots-vd-ch

 

 

Il était évident que cette nouvelle, apprise voici quelques semaines déjà, n’allait pas me laisser indifférente!
L’Agence française de normalisation (Afnor), a lancé une enquête publique dans le but, à terme, de proposer des alternatives au classique clavier français Azerty.
Projet fou ou inutile?
Certainement pas.
Le ministère français de la Culture a secoué le cocotier en 2016, dénonçant le fait que cette disposition des touches n’est pas réellement adaptée aux spécificités de notre langue.
Après plus d’un an de travaux, un rapport a décrété que, en effet, certains caractères spéciaux que l’on utilise aujourd’hui couramment, comme @ ou # notamment, sont mal placés.
Idem pour certaines combinaisons de touches permettant d’écrire certains accents.
Avec un an de retard prévu sur l’agenda, l’Afnor a présenté voici quelques jours deux projets de claviers.
Le premier est une version améliorée de l’Azerty.clavier_azerty
Il n’envisage pas de changement au niveau des chiffres et des lettres, mais propose une autre manière d’accéder aux voyelles et aux majuscules accentuées, ainsi qu’à des signes comme l’arobase ou les accolades.

S’il n’y a pas de révolution en vue pour ce premier projet, il n’en est pas de même pour le deuxième.
Il nous présente, en version améliorée, un  clavier déjà utilisé par « une communauté militante de l’ergonomie du clavier »: le « Bepo », revenant à une disposition de touches créée en… 1930 et inspirée de la disposition Dvorak anglophone.
clavier_bepo
Toutes les lettres les plus courantes se trouvent sur la ligne du milieu, aussi appelée la ligne de repos.
Certaines souvent utilisées comme le T, le E, le A ou le S sont désormais plus accessibles, ce qui évite le petit bal des voltigeurs dont toute personne habituée à passer des heures sur son clavier a l’habitude.
Pour info: il est assez facile de se procurer le clavier Bepo dans sa forme actuelle, notamment sur Internet.
Après avoir récolté les commentaires du public, le projet sera au centre d’une réunion officielle qui aura lieu à Paris le 12 juillet prochain, au cours de laquelle seront examinées toutes les suggestions.
A noter que si ce nouveau clavier est agréé, rien ne sera évidemment obligatoire: chacun est libre d’utiliser le clavier qui lui convient le mieux.

Pour ma part, j’adorerais essayer cette configuration inédite pour moi.
En arrivant en Suisse, j’ai pendant quelques années travaillé sur des claviers Qwertz avant de revenir à l’Azerty.
Je sais donc que cela demande un petit effort d’adaptation, ce qui ne m’empêche pas d’être curieuse de découvrir ces autres façons d’accéder à l’écriture!

Martine Bernier

Source: www.afnor.org