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Martine Bernier

Mon fils, lors de ce week-end passé chez nous, m’explique qu’Aurélien, 3 ans, a eu un geste agressif envers R., un enfant de la crèche qu’il fréquente.
Un enfant un peu différent des autres, qui aurait plus que d’autres besoin d’être protégé.
J’en parle au petit vendredi soir lorsque nous nous échappons au salon pour un premier tête-à-tête.
Mais c’est le lendemain matin que je compte lui expliquer mon point de vue par un exemple…
Nous nous rendons tous les deux dans l’enclos des poules, et il découvre que Kaki a perdu les plumes de sa nuque, ce qui  lui donne une apparence un peu étrange.

- Oooh, pauvre Kaki! Mais pourquoi elle est comme ça?
- Je ne sais pas trop. Mais tu vois, il semblerait que les plumes commencent à repousser tout doucement… Heureusement, les autres ne sont pas méchantes avec elles. Parce qu’avant, quand elle était malade, Chine n’était pas du tout gentille quand elle la voyait, tu te souviens? 

Il fronce les sourcils et fait la grosse voix en regardant Chine:
-  C’est pas bien, ça!
- Mais maintenant elle est très sage. Tu serais fâché si elle faisait du mal à Kaki?
- Oui!  
- Pourquoi?
- Parce que c’est une pauvre petite Kaki… il ne faut pas lui faire de mal…
- Oui tu as raison… Mais c’est ce que tu as fait à la crèche quand tu as frappé ton petit copain?
- Oui, mais il a fait du bruit!
- Parfois, Kaki fait du bruit aussi, quand elle chante fort. Mais Chine ne doit pas la piquer pour ça, tu es d’accord?
- Oui! Il ne faut pas la toucher!

Il réfléchit un instant, et me dit:
- Mais tu sais, Mamitine, ce n’est pas la même chose. R., lui,  il a des cheveux!

Martine Bernier

Il y a déjà une semaine…
Après m’être occupée de toutes celles dont j’ai charge d’âme et avoir pris un petit-déjeuner cocooning avec mon Capitaine dans la véranda, je m’accorde une heure dans mon bureau pour suivre mes cours.
Ce matin, je suis minutée: une tâche m’attend!

Avant que le soleil ne devienne brûlant, je file au jardin où Celui qui m’accompagne m’a préparé une série de planches placées sur des tréteaux.
A moi le bidon d’huile de lin et le pinceau: j’ai pour mission de badigeonner les planches avant qu’elles ne se transforment en jardin surélevé.
Et hop!Unknown
J’ai déjà plusieurs de ces bacs à mon actif: je sais comment faire!
En travaillant, mes pensées vagabondent.
Et je me dis que si je devais être l’un des personnages de Barbapapa, je serais sans doute Barbibouille…
Même côté coiffure, il y a un petit air de famille…

Martine Bernier

Alors que mon fils et mon petit-fils sont là pour le week-end et que, comme à chaque fois lorsqu’ils arrivent, nous sommes tous allés coucher très tard, je trouve Aurélien, 3 ans , debout au milieu du couloir lorsque je me lève le lendemain, vers 7h00.
Il est là, dans l’obscurité, son doudou à la main, l’air un peu perdu.
- Qu’est-ce que tu fais là tout seul, chouchou? Il est trop tôt pour te lever… Va vite te recoucher…
- Et toi?
- Je vais prendre ma douche.
- Je viens avec toi!
- Non, non, ça va aller, c’est gentil… Tu peux dormir encore un peu.

Je file dans la salle de bains où m’attend une surprise très désagréable: plus d’eau.
Gloup!
Je m’habille et file retrouver mon Capitaine que je réveille en lui apprenant la nouvelle.
Puis je descends au rez-de-chaussée où je me rue sur le robinet de la cuisine… qui, lui, consent à cracher un filet d’eau continu, vite interrompu.
Idem pour la petite salle d’eau du même étage.
Nous voilà face à un mystère…

Alors que nous attendons des invités pour midi venus faire la connaissance des garçons… le jour est un peu mal choisi pour s’offrir un problème de tuyauterie!

Je retrouve Aurélien quelques instants plus tard.
- Tu as pris ta douche, Mamitine?
- J’ai essayé mais… il n’y a plus d’eau!

Mon air piteux et ma déclaration déclenchent chez lui un incroyable fou rire… et le besoin très masculin de vérifier la véracité de ma déclaration.
Il me fait faire le tour des points d’eau de la maison et teste chaque robinet pour arriver enfin à la conclusion: « Il n’y a plus d’eau! »

Très vite, grâce à mon Capitaine qui s’est renseigné, nous apprenons qu’une canalisation a sauté dans un village voisin et qu’une équipe de dépanneurs  travaille déjà sur le problème.
Vers 11 heures, l’eau rejaillit peu à peu  sous l’oeil émerveillé d’Aurélien qui vérifie les robinets régulièrement.
- Mamitine, regarde!!! Ca remarche!
–  Nous sommes sauvés!
– Ouf… on commençait à avoir soif!

 

Martine Bernier