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Martine Bernier

imageLes amateurs d’Art Nouveau le connaissent bien… et il est rare de rencontrer quelqu’un qui n’a pas croisé au moins une fois l’une de ses oeuvres, sans forcément connaître son nom.
L’artiste tchèque Alphonse Mucha est étroitement lié à la légèreté parisienne des imageannées 1900.
Ses affiches, ses décors, ses sculptures, dessins et autres objets d’art étaient des odes à ces femmes troublantes de la Belle Epoque, et particulièrement à la comédienne Sarah Bernhardt.

Durant sa période flamboyante, il a émerveillé le public avec ses créations pleines de lumière, de couleurs et de grâce.

Ses oeuvres sont à découvrir à Paris, au Musée du Luxembourg jusqu’au 27 janvier 2019.
Et pour ceux qui ne pourraient pas s’y rendre, le catalogue de l’exposition est disponible en ligne sur le site du Musée: https://museeduluxembourg.fr

Martine Bernier

Très tôt ce dimanche, j’ai entendu le vent souffler avec une puissance que nous ne lui connaissions plus depuis longtemps.
L’automne fait son retour en force, bien décidé à montrer de quoi il est capable.
La pluie de la veille n’a pas suffi à redonner à la rivière son visage normal, mais le ciel est lourd et le vent malmène mes dernières roses et les arbres toujours couverts de fruits.
Dimanche matin, donc, Pomme sur mes talons, je prends la direction de mon poulailler.
Lorsque la tempête s’invite, je suis à la fois ravie de la retrouver et inquiète pour mes poules.
Elles sont si légères que je crains qu’elles ne se fassent trop chahuter par les bourrasque.
Pomme est plus réfléchie qu’elles.
En bon bichon aimant son confort, mon Mogwaï  écourte ses sorties, préférant m’attendre dans la véranda, bien à l’abri.
Pour mes  Boulettes, c’est autre chose.
Lorsque j’ai ouvert la porte de leurs appartements, le vent soufflait fort.
Je les ai caressées chacune à leur tour, comme chaque jour, ai nettoyé les lieux et leur ai préparé une assiette de graines que je leur ai placé dans la pièce.
Puis je suis allée leur préparer de l’eau fraiche que j’ai également mise à l’intérieure.
Je n’étais pas à peine sortie de l’enclos que j’ai été rappelée par des cris tonitruants et impérieux.
En me retournant, j’ai réalisé qu’elles étaient sorties toutes les quatre (y compris Kaki que j’avais posé sur le sol et qui est pourtant encore sous l’emprise de ses hormones en mal de couvaison) et qu’elles s’étaient réunies en plein vent, à l’endroit où je leur pose leur mangeoire d’habitude.
- Mais! Ce n’est pas du tout pratique, enfin! Vous voulez vraiment manger là?
Les cris qui ne se sont arrêtés que lorsque je leur ai apporté leur assiette  m’ en a convaincue…
Je suis donc rentrée pour prendre le petit-déjeuner avec mon Capitaine.
Le week-end,  ce premier repas laisse des miettes inexistantes en semaine.
Il est donc de tradition de les apporter à mes poules.
En m’approchant de l’enclos, toujours sous le vent, je les ai appelées.
Personne.
Je me suis approchée, ai donné quelques miettes à Kaki qui avait regagné ses quartiers, puis suis revenue à l’extérieur où l’assiette de nourriture n’était fréquentée que par les oiseaux.
- Chine? Plume? Praline? Venez voir!
Et je les ai vues arriver en petite troupe depuis l’une des résidences secondaires que leur a construites mon Capitaine.
J’ai posé dans l’assiette les miettes dont elles sont friandes et je me suis reculées.
Et là…
Elles sont parties d’un pas décidé jusqu’à l’entrée protégée du poulailler où j’avais posé la mangeoire une première fois le matin… et elles ont trompeté jusqu’à ce que je leur apporte leur pitance à cet endroit précis qu’elles snobaient moins d’une heure plus tôt.
Je les ai servies et suis repartie en riant.
Bête, une poule? Mais… vous plaisantez?

Martine Bernier

 

Jusqu’ici, je connaissais de l’automne le changement de couleurs dans les arbres et la chute des feuilles.
Aujourd’hui, je découvre que la saison réserve d’autres surprises.
Depuis des semaines, nos pommiers donnent des quantités de pommes qui prennent le chemin du pressoir de mon Capitaine.
Il régale en jus de pommes famille et amis, ne laissant pas les fruits se perdre.
Mais je découvre d’autres choses, plus perturbantes…
Ces derniers jours, lorsque je rentre dans le poulailler, j’y trouve quantité de plumes noires, perdues par ma petite poule Praline.
Hier, persuadée que c’était terminé, j’ai nettoyé les lieux, retiré les plumes et je les ai laissées pour la nuit.
Ce samedi matin, en ouvrant la porte, j’ai eu un choc: le sol et les étages étaient à nouveau jonchés de plumes!
J’ai jeté un coup d’oeil inquiet à mes Pékin…
Je sais que la mue est une étape normale avant l’hiver, mais rien de tel ne s’était passé l’an dernier.
Etait-ce normal?
En rentrant, j’ai donc consulté mes livres pour apprendre que les poules muent bel et bien, que cette étape dure entre 4 et 8 semaines, et qu’elle ne concerne pas les poules âgées de moins de 18 mois.

Ce qui m’a appris plusieurs choses:

- Tout est normal.
- Mes poules sont plus âgées que ce qui m’avait été annoncé. Elles étaient censées n’avoir que 6 semaines en septembre de l’an dernier lorsque je les ai adoptées. Et elles muent un an après… Elles n’ont donc pas 14 mais au moins 18 mois… Ca compte dans la vie d’une poule!
- Il est temps que je leur procure des compléments alimentaires.

Je suis retournée dans l’enclos pendant que mon Capitaine s’absentait.
Mes Quatres Grâces sont arrivées en courant dans l’espoir (déçu) de me voir leur apporter des friandises pour la troisième fois de la journée.
Je me suis contentée de leur parler, de les regarder et de leur expliquer la situation:
- Ne nous affolons pas: ce qui vous arrive est normal.  Dans quelques semaines, vous aurez votre plumage d’hiver et vous serez encore plus belles! En attendant, ne complexez pas: ça va passer… Nous allons faire front ensemble, les filles! Sur ce je vous laisse, le travail m’attend.

Regards intéressés de mes poules qui se sont habituées à mes homélies.
Nous voilà parées pour la suite!
Martine Bernier