février 2018
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Animaux

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Nous habitons dans une région où vivent beaucoup de chevaux.
J’aime  les voir évoluer dans les prés environnants.
Parmi tous ceux que nous croisons régulièrement se trouve un magnifique cheval noir, de toute beauté.
Lundi soir, profitant de la visite de Bernard, l’ami de mon Capitaine qui pratique l’attelage avec ses juments Franc-Comtoises, je lui ai demandé s’il connaissait la race de ce cheval.
Il m’a expliqué qu’il s’agit d’un Frison,  provenant des Pays-Bas.

J’ai cherché à en savoir un peu plus…
Et je n’ai pas été étonnée d’apprendre que l’on surnomme ces chevaux « la Perle Noire ».
J’ai découvert leurs origines, estimées à 1000 ans avant Jésus-Christ, et leur chemin à travers les siècles.
Apprécié par les légions romaines, puis par tous les peuples qui l’ont adoptés, il a été (trop) souvent utilisé comme monture de guerre.
Sa réputation comme cheval de Haute Ecole est remarquable, et ses qualités physiques n’ont pas échappé aux Russes et aux Américains qui l’ont utilisés pour créer d’autres races.
Plusieurs fois menacé d’extinction, le Frison est aussi un excellent cheval d’attelage, ce qui a contribué à lui apporter un regain de popularité.
Et le voir évoluer en liberté dans un pré comme je peux le faire de temps à autres est un privilège…
Un privilège qui pourrait être accompagné par un joli cadeau.
Bernard m’a expliqué que l’un de ses amis possède des Frisons qu’il a formés à l’attelage.
Et il m’a proposé une balade en leur compagnie lorsque les beaux jours seront revenus.
Avoir la chance d’approcher d’aussi beaux chevaux sera un bonheur…

Martine Bernier

Oui, je sais, je parle d’une poule.
Peut-on imaginer qu’un oiseau soit tendre?
Je pense de plus en plus que si elles sont en confiance, les poules comme les autres animaux révèlent des facettes qui nous sont souvent inconnues.
Ces jours-ci, il fait froid.
Lundi soir, à l’heure de rentrer mes quatre Boulettes, deux d’entre elles, Plume et Kaki, décident de prendre la poudre d’escampette et de ressortir alors que Chine et Praline ont sagement regagné leurs pénates.

Je décide de les ignorer pour voir si elles reviendront sans que je les prie:
- Pas grave, les filles: je vais donner à manger à vos copines!

Je sais que, le soir, elles aiment bien piqueter quelques graines fraîches avant de s’installer pour la nuit.
Je suis en train de caresser  Chine lorsque je vois deux petites têtes apparaître dans l’encadrement de la porte.
Les évadées me regardent avec intérêt et m’apostrophent de grands « kêêê » impérieux.
- Hé! C’est vous qui filez et c’est moi qui me fait houspiller! Il n’y a pas de justice! Allez… Kaki, Plume, venez ici.

En deux bonds, Kaki saute sur la première banquette puis sur la deuxième pour se mettre à hauteur de mon visage.
Si elle n’aime pas être caressée lorsqu’elle est au sol, elle teste quelque chose de tout à fait nouveau depuis quelques jours.
J’en refait l’expérience ce jour-là.
Je place mes mains à sa hauteur, en conque, et… elle vient s’y blottir.
C’est ma manière à moi de les réchauffer et d’avoir un moment particulier avec chacune.
Je leur parle, elles me répondent.
Et  dès que je me tais, elles m’interpellent.
Ces moments-là sont complètement insolites, attendrissants..
Tandis que je fais un brin de causette avec Kaki, un petit OVNI tout gris atterri à côté de mes mains.
Plume estime qu’il est temps que je m’occupe d’elle…
Et quand elle a envie de me raconter sa journée, c’est prenant: elle est très bavarde!
J’ai passé un long moment dans le poulailler à offrir à chacune son petit moment rien qu’à elle.
Quand je suis sortie, Plume a marqué sa désapprobation comme elle le fait chaque soir lorsqu’elle sait que je vais fermer la porte.

Le premier qui me dit que je deviens gaga… n’a pas tort.

Martine Bernier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous ne pouvez pas ne pas l’avoir remarqué: il fait froid.
J’ai pris l’habitude, lorsque je sors le matin, de jeter un coup d’oeil au thermomètre fixé sur le mur extérieur, à l’entrée de mon bureau.
Depuis quelques jours, il reste figé, oscillant entre -1 et 1°.
Je ne me plains pas: quand je vois le calvaire de ceux qui vivent dans la rue ou dont les maisons ont été inondées, je nous estime privilégiés.
En revanche, j’ai bien compris que mes protégées à poils ou  plumes ont plus que jamais besoin que je sois aux petits soins pour elles.

A chaque fois que je sors, Pomme m’accompagne.
Elle fait le tour de « ses terres », vérifie qu’aucun intrus ne s’est introduit dans son domaine…
En général, elle se fait toujours un peu prier pour rentrer.

Ce vendredi matin, je suis allée m’occuper de mes Boulettes, elles aussi peu enthousiasmées par le froid ambiant.
Quelques minutes plus tard, j’ai appelé mon Mogwaï pour que nous rentrions ensemble.
Mais j’ai eu beau insister, pas de Pomme à l’horizon.
Je l’ai cherchée partout.
Et cela prend du temps: le jardin est vaste.
Je commençais à m’inquiéter lorsque j’ai appelé un peu plus fort que les fois précédentes.
Et là… j’ai vu une petite tête noire apparaître à la porte-fenêtre de mon bureau.
Ma demoiselle bichon havanaise en avait eu assez de la froidure matinale et ne m’avait pas attendue pour réintégrer le confort de son panier.
Lorsque je l’ai rejointe, plutôt frigorifiée, elle se prélassait, bien au chaud, me lançant un regard intéressé, voire un brin offusqué lorsque je lui ai dit:
- La prochaine fois, préviens-moi quand tu rentres!

Martine Bernier