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Aurélien

Comme nous avions prévu de faire une soirée feu de camp samedi soir avec famille et amis, mon Capitaine avait installé un véritable camp pour accueillir confortablement tout ce petit monde.
Camp que nous avons inauguré la veille avec mon fils aîné et Aurélien, 3 ans, lorsqu’ils sont arrivés.
Pour Aurélien, c’était une première
Dans la nuit, attablés à la lueur de bougies, nous le rassurions pour apaiser sa petite crainte du noir dans cet immense jardin qu’il aime mais qui change de visage dans la nuit.
Quelques pipistrelles volaient autour de nous, il faisait très calme, et mon fils a lancé:
- Regarde comme c’est joli avec la lumière! Mamitine a le visage orange!

Evidemment, j’ai renchéri:
- Maintenant, je vais m’appeler Mamitine Mandarine. Et toi? Aurélien Orange?
- Non…
- Aurélien citron?
- Oui!!!

Chacun a hérité d’un nouveau nom, de Papa Rouge à Papyno Pamplemousse, puis nous sommes allés nous coucher.
Le lendemain, aux aurores, alors que la maison dormait encore, Aurélien m’a rejointe et nous sommes descendus dresser la table et discuter ensemble.
Assis en tailleur dans le fauteuil qui me faisait face sous la véranda, il m’a raconté mille choses et est revenu sur la soirée de la veille.
Apparemment, il avait réfléchi aux surnoms et à une proposition que j’avais faite concernant mon Capitaine, qui a beaucoup bronzé en quelques semaines:
- Papyno Pamplemousse, ça ne va pas. C’est mieux Papyno Chocolat.
– D’accord. Et nous?

Il regarde nos peaux, plus claires et répond :
- Mamitine et Aurélien  chocolat blanc!

Et il s’est écroulé de rire!
Moi aussi…

Martine Bernier

 

A chaque fois qu’Aurélien, 3 ans, vient nous voir, je dépose dans un panier bien spécifique une petite surprise pour le week-end.
Il le sait et fonce vers le panier à chacune de ses arrivées.
Cette fois, il s’agissait d’un sac de billes et d’un autre rempli de dix balles rebondissantes colorées qu’il a aussitôt rebaptisées « les bouboules ».
Samedi matin, mon Capitaine et mon fils sont partis chercher un barbecue en urgence.
Hum.
Lorsque l’on invite du monde à un repas de grillades, mieux vaut avoir un barbecue… et nous n’en avions plus.
Profitant de ce temps en tête-à-tête, Aurélien et moi avons entamé une immense partie de « bouboules » dans le jardin, dans notre coin-rien-qu’à-nous situé juste devant mon bureau.
Et nous avons commencé par donner des noms à nos boules.
La bleue était la boule Aurélien, la rouge la boule Papyno, la rose « Mamitine », la verte « Boule Papa », la bleue et rouge « Spiderman » etc.
Et nous nous sommes lancés dans un jeu qui nous faisait rire aux éclats et dont les règles étaient une fois de plus très approximatives.
Toutes les trois minutes, mon mini adversaire me disait:
- Mamitine! Regarde le robinet pour voir s’il y a de l’eau!
Je m’avançais donc vers le robinet de jardin, l’ouvrais après avoir observé tout un rituel de formules magiques  et… nous constations avec consternation que pas une goutte n’en sortait.
Je jouais donc la déception intense et m’éloignais du robinet en adoptant une démarche d’autruche qui a le don de faire s’écrouler de rire mon lutin de petit-fils.
Ne me demandez pas de la décrire: je ne me l’autorise que dans la plus stricte intimité, il y va de ma réputation!
Au bout d’une heure, nous avons rangé les bouboules pour aller jouer dans la véranda.
Se laissant tomber sur les coussins du canapé à côté de moi, Aurélien a poussé un grand : Aaaaaah!
- Pourquoi aaaaaah?
- Parce tu es trop rigoloooooo, Mamitine!

Il faut que je rajoute cela dans mon CV: Mamitine rigolote.
Ca peut servir!

Martine Bernier

 

Mon fils, lors de ce week-end passé chez nous, m’explique qu’Aurélien, 3 ans, a eu un geste agressif envers R., un enfant de la crèche qu’il fréquente.
Un enfant un peu différent des autres, qui aurait plus que d’autres besoin d’être protégé.
J’en parle au petit vendredi soir lorsque nous nous échappons au salon pour un premier tête-à-tête.
Mais c’est le lendemain matin que je compte lui expliquer mon point de vue par un exemple…
Nous nous rendons tous les deux dans l’enclos des poules, et il découvre que Kaki a perdu les plumes de sa nuque, ce qui  lui donne une apparence un peu étrange.

- Oooh, pauvre Kaki! Mais pourquoi elle est comme ça?
- Je ne sais pas trop. Mais tu vois, il semblerait que les plumes commencent à repousser tout doucement… Heureusement, les autres ne sont pas méchantes avec elles. Parce qu’avant, quand elle était malade, Chine n’était pas du tout gentille quand elle la voyait, tu te souviens? 

Il fronce les sourcils et fait la grosse voix en regardant Chine:
-  C’est pas bien, ça!
- Mais maintenant elle est très sage. Tu serais fâché si elle faisait du mal à Kaki?
- Oui!  
- Pourquoi?
- Parce que c’est une pauvre petite Kaki… il ne faut pas lui faire de mal…
- Oui tu as raison… Mais c’est ce que tu as fait à la crèche quand tu as frappé ton petit copain?
- Oui, mais il a fait du bruit!
- Parfois, Kaki fait du bruit aussi, quand elle chante fort. Mais Chine ne doit pas la piquer pour ça, tu es d’accord?
- Oui! Il ne faut pas la toucher!

Il réfléchit un instant, et me dit:
- Mais tu sais, Mamitine, ce n’est pas la même chose. R., lui,  il a des cheveux!

Martine Bernier