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Aurélien

Nous sommes dans la cuisine avec mon fils et son petit Aurélien, 4 ans, tous les quatre attablés, lorsque le petit remarque:
– Oh? Il y a un tiroir dans la table?
– Oui… mais nous ne nous en servons pas.
– Pourquoi?
– Parce que c’est un tiroir magique et qu’il a son caractère. Il fait ce qu’il veut, quand il le veut et n’obéit à personne. Tu veux essayer de lui parler?
– Oui!
Il s’approche du tiroir et lui dit:
– Petit tiroir… ouvre-toi, s’il te plaît!
Et d’un grand coup, contre toute attente, le tiroir s’ouvre avec fracas (aidé discrètement par mon Capitaine qu’Aurélien n’a pas vu intervenir sous la table).
Le petit est sidéré… et je joue l’émerveillement:
– Aurélien! Mais tu ne m’avais pas dit que tu étais magicien! Ou sorcier! Comme Harry Potter! Aurélien Potter! C’est fou! 
– Attends, j’essaie encore!
Durant tout le week-end,  le tiroir a été la vedette à chaque repas. 
Quant à Aurélien, nous n’avons plus qu’à l’inscrire à Poudlard et à lui choisir une bonne baguette magique…
A ce propos, il m’a demandé qui était Harry Potter.
Ce que je me suis empressée de le lui expliquer en lui montrant un livre d’images pour le faire patienter d’avoir l’âge de déguster ces histoires par lui-même…


*** 

Dimanche matin, peu avant 8 heures, une petite voix résonne près de moi au moment où je reviens du jardin et de ma première visite au poulailler:
– Aaah, Mamitine! Je savais bien que tu étais levée! Papa disait que non, mais moi je sais que tu es là quand je viens! Je sais bien que tu m’attends!
– Coucou, Loulou! C’est vrai,  je me lève tôt, surtout quand tu es là…
– Pourquoi? 
– Parce que comme je ne te vois pas tous les jours, je veux profiter des moments où nous sommes ensemble!
Il m’attrape par le cou et me serre contre lui:
– Viens, on va au salon! On va parler et après on va jouer!
Délicieux début de dimanche où nous parlons de mille sujets qui l’intéressent: le sport, les animaux, les lutins de Noël, les petites voitures, Baloo, Pomme et Herbie…
Après qu’il m’ait énuméré tous les sports qu’il a déjà essayés, je lui dis:
– C’est bien que tu aimes le sport et que tu t’intéresses à beaucoup de choses. C’est une très bonne chose!
Il me regarde avec un large sourire et ajoute:
– Oh mais tu sais, j’aime tout! Sauf quand papa me mets du produit dans le nez pour soigner mon rhume!

Cet enfant a tout compris.

Martine Bernier

Aurélien, 4 ans, passe le week-end au Grand Nid avec son papa.
Parce que je sais qu’il aime bien ce genre d’anecdotes, je lui explique:
– Tu sais… j’ai eu trrrrèèèès peur cette semaine.
– Pourquoi?
– Je venais de prendre une boîte de dossiers que j’ai posée sur mon bureau et tout d’un coup, je regarde sur le bureau et qu’est-ce que je vois….?
– Quoi?
– Une énôôôôôrme araignée, sur le coin de mon bureau!


Aurélien me lance un regard inquiet:
Qu’est-ce que tu as fait?
– J’ai été ex-trê-me-ment courageuse.
– Tu l’as tuée???
– Non. Je suis partie en courant et j’ai appelé Papyno
!

Mon auguste petit-fils éclate de rire.
Sans me troubler, je continue.
Mais le pire, tu sais ce que c’était?
– Non?

Comme je n’avais pas mes lunettes, j’ai bien vu qu’il y avait quelque chose sur mon bureau mais  comme je ne voyais pas ce que c’était je me suis rapprochée. Quand j’ai vu… je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie!

Dans la cuisine,  tout le monde rit.
Et je continue…
– Papyno est arrivé et il m’a dit qu’elle était morte. J’ai détalé comme un lapin devant une araignée morte. Mais même morte, une araignée reste une araignée!


Re-éclat de rire général.
Feu la bestiole nous aura valu un moment particulier!

Martine Bernier


Mes aïeux, quel week-end!
Mon Capitaine  a notamment  profité de l’intérêt que porte mon fils à ce genre de choses pour l’initier à la manière de presser les pommes et d’en recueillir le jus.
J’avais expliqué à Aurélien, 4 ans, que lorsqu’il s’agit de tourner autour du pressoir en poussant la barre qui l’actionne, j’aimais assez me transformer en âne de temps en temps.
Il a donc décidé de nous aider en prenant part à l’exercice.
Plus tard, alors que nous faisions une partie de foot dans le but de rejouer la finale de la Coupe du Monde, il me faisait remarquer que c’était « chouette car nous faisions plein de choses ».
– C’est vrai! Et tu vois des choses que tu n’as ja-mais vues avant!
– Oui! Le jus de pomme qui sort des pommes!
– … et deux ânes jouer au foot!

Fou rire sur la pelouse du stade!

*****

Comme il paraît qu’un bonheur n’arrive jamais seul, la « maison d’à-côté » s’anime dans la journée, et les cousins de mon Capitaine nous rejoignent dans l’après-midi.
Ils sont là pour quelques jours, ce qui est toujours un vrai bonheur.
Au cours de ces délicieuses visites, les conversations s’éternisent autour de repas qui se prolongent tard dans l’après-midi et dans la soirée.
Mais ils sont entrecoupés de moments de travail auxquels, une fois encore, s’est joint mon fils…
Ce lundi est une journée chargée pour moi.
Mais je sais qu’elle sera entrecoupée par de nouveaux moments partagés au cours desquels je me dis régulièrement: « N’oublie pas de vivre ces instants à fond… ce sont des socles de bonheur… »

Martine Bernier