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Aurélien

Alors que mon fils nous a annoncé sa visite et celle d’Aurélien, son petit bonhomme de  4 ans, pour la fin du mois, je repensais à une scène qui me fait encore rire aujourd’hui.

Un soir, je me trouvais dans la salle de bain dont j’avais, par prudence, fermé la porte à clé, lorsque  j’ai vu la poignée tourner doucement… en vain.
Une petite voix a alors résonné:
– Mamitine? Tu veux bien ouvrir la porte?
– Je ne peux pas, Loulou: je prends ma douche!
– Aaaaah, mais c’est pas grave! Tu peux ouvrir quand même, ça ne me dérange pas!

La drôlerie de certaines des tirades de  nos enfants et petits-enfants mériterait de figurer dans une encyclopédie de dix volumes… au moins!

Martine Péters

Nous sommes dans la cuisine avec mon fils et son petit Aurélien, 4 ans, tous les quatre attablés, lorsque le petit remarque:
– Oh? Il y a un tiroir dans la table?
– Oui… mais nous ne nous en servons pas.
– Pourquoi?
– Parce que c’est un tiroir magique et qu’il a son caractère. Il fait ce qu’il veut, quand il le veut et n’obéit à personne. Tu veux essayer de lui parler?
– Oui!
Il s’approche du tiroir et lui dit:
– Petit tiroir… ouvre-toi, s’il te plaît!
Et d’un grand coup, contre toute attente, le tiroir s’ouvre avec fracas (aidé discrètement par mon Capitaine qu’Aurélien n’a pas vu intervenir sous la table).
Le petit est sidéré… et je joue l’émerveillement:
– Aurélien! Mais tu ne m’avais pas dit que tu étais magicien! Ou sorcier! Comme Harry Potter! Aurélien Potter! C’est fou! 
– Attends, j’essaie encore!
Durant tout le week-end,  le tiroir a été la vedette à chaque repas. 
Quant à Aurélien, nous n’avons plus qu’à l’inscrire à Poudlard et à lui choisir une bonne baguette magique…
A ce propos, il m’a demandé qui était Harry Potter.
Ce que je me suis empressée de le lui expliquer en lui montrant un livre d’images pour le faire patienter d’avoir l’âge de déguster ces histoires par lui-même…


*** 

Dimanche matin, peu avant 8 heures, une petite voix résonne près de moi au moment où je reviens du jardin et de ma première visite au poulailler:
– Aaah, Mamitine! Je savais bien que tu étais levée! Papa disait que non, mais moi je sais que tu es là quand je viens! Je sais bien que tu m’attends!
– Coucou, Loulou! C’est vrai,  je me lève tôt, surtout quand tu es là…
– Pourquoi? 
– Parce que comme je ne te vois pas tous les jours, je veux profiter des moments où nous sommes ensemble!
Il m’attrape par le cou et me serre contre lui:
– Viens, on va au salon! On va parler et après on va jouer!
Délicieux début de dimanche où nous parlons de mille sujets qui l’intéressent: le sport, les animaux, les lutins de Noël, les petites voitures, Baloo, Pomme et Herbie…
Après qu’il m’ait énuméré tous les sports qu’il a déjà essayés, je lui dis:
– C’est bien que tu aimes le sport et que tu t’intéresses à beaucoup de choses. C’est une très bonne chose!
Il me regarde avec un large sourire et ajoute:
– Oh mais tu sais, j’aime tout! Sauf quand papa me mets du produit dans le nez pour soigner mon rhume!

Cet enfant a tout compris.

Martine Bernier

Aurélien, 4 ans, passe le week-end au Grand Nid avec son papa.
Parce que je sais qu’il aime bien ce genre d’anecdotes, je lui explique:
– Tu sais… j’ai eu trrrrèèèès peur cette semaine.
– Pourquoi?
– Je venais de prendre une boîte de dossiers que j’ai posée sur mon bureau et tout d’un coup, je regarde sur le bureau et qu’est-ce que je vois….?
– Quoi?
– Une énôôôôôrme araignée, sur le coin de mon bureau!


Aurélien me lance un regard inquiet:
Qu’est-ce que tu as fait?
– J’ai été ex-trê-me-ment courageuse.
– Tu l’as tuée???
– Non. Je suis partie en courant et j’ai appelé Papyno
!

Mon auguste petit-fils éclate de rire.
Sans me troubler, je continue.
Mais le pire, tu sais ce que c’était?
– Non?

Comme je n’avais pas mes lunettes, j’ai bien vu qu’il y avait quelque chose sur mon bureau mais  comme je ne voyais pas ce que c’était je me suis rapprochée. Quand j’ai vu… je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie!

Dans la cuisine,  tout le monde rit.
Et je continue…
– Papyno est arrivé et il m’a dit qu’elle était morte. J’ai détalé comme un lapin devant une araignée morte. Mais même morte, une araignée reste une araignée!


Re-éclat de rire général.
Feu la bestiole nous aura valu un moment particulier!

Martine Bernier