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Billet d’humeur

J’ai entendu plusieurs fois, au cours de ces dernières semaines, une information qui ne m’a pas surprise.
Depuis les attentats  du 7 janvier et des jours suivants, les cabinets médicaux ont reçu un nombre décuplé de patients en proie à des insomnies, des angoisses.
Les médecins expliquaient que tous demandaient une aide pour retrouver le sommeil et le moral.
Beaucoup de personnes m’en parlent.
Elles sont tristes elles aussi.

Je ressens la même chose.
Comme tant de monde, j’ai le coeur gros et je continue à faire des rêves dont je me passerais.
Mais je sais que c’est normal: la réaction est à la mesure de la gravité de l’événement.
J’ai le coeur gros… nous avons le coeur gros.
Comment pourrait-il en être autrement?
Dans mon cas, je ne pense pas qu’un cachet quelconque m’aiderait.
Il ne chasserait pas la réalité lorsque son effet s’atténuerait.

En écoutant le dessinateur Riss, qui a été blessé dans l’attentat de Charlie Hebdo, témoigner de ce qu’il a vécu, j’ai été touchée par sa dignité et son courage.
Parce qu’il en faut pour décider de reprendre ses crayons et de succéder à Charb après l’horreur  traversée.
Et il tient bon… il est pâle, déchiré, mais il est debout.

J’écoute les informations, et, comme tout le monde, je frémis devant ce qui se passe aux quatre coins du monde.
C’est vrai qu’il est facile de se laisser glisser vers la déprime, en ce moment.
Mais j’en reviens à ce que je crois.
Ce n’est pas être égoïste de ne pas se focaliser uniquement sur l’actualité.
La suivre, en être affectés et être conscients des événements ne nous interdit pas de vivre en appréciant la vie.
Voir tout en noir a une résonance sur chaque personne qui nous entoure, chaque enfant qui nous voit nous renfermer et peut être marqué à vie par l’image que nous lui donnons de l’existence.

Quelle chance formidable j’ai de pouvoir rencontrer dans le cadre de mon travail des personnes qui mènent toutes un combat personnel, qui ont une conviction, qui utilisent leur temps à construire du positif.c74346e2c09d4d93a416d8e793f19bbb

C’est un… bol de lumière!
C’est vrai qu’il y a des jours où le côté sombre l’emporte, où le moral s’effrite.
Ma solution?
Le jour le jour, comme toujours…
Et un regard sur ces choses simples, réconfortantes, qui nous rattachent à une réalité plus douce.

Martine Bernier

 

Il existe des phrases que l’on estime « pleines de sagesse »… à tel point que l’on nous les récite à chaque tournant difficile.
La fameuse « Personne n’est irremplaçable! » en fait partie, et est l’une de celles qui me contrarient le plus.
En général, nous y avons droit lorsque nous apprenons non pas le décès, heureusement, mais le départ d’un ami ou encore d’un collègue désireux d’explorer d’autres pistes professionnelles.
Quand la personne qui s’en va est non seulement un collègue, mais aussi un ami… la petite phrase en question est d’autant plus malvenue.
En général, elle nous est servie pour nous « consoler ».
Après tout, le monde ne s’arrête pas de tourner parce que quelqu’un s’éclipse pour d’autres aventures.
C’est vrai.
Mais je crois pour ma part qu’à partir du moment où une personne possède de belles qualités humaines, un véritable attachement aux autres, et qu’elle en fait profiter ceux qui l’entourent, elle crée un climat, un univers dans lequel chacun se sent bien.
Autant d’éléments qui la rendent précieuse.
Lorsqu’elle s’en va, c’est cet environnement particulier qui part avec elle.
Et là arrive alors le temps de la peine, des doutes.

J’expérimente cette situation depuis hier.
J’avoue qu’après vingt ans de connivence avec celui qui a annoncé son envol,  je prendrais très mal le dicton « personne n’est irremplaçable » si un petit futé devait me le proposer en ce moment.

Martine Bernier

Ce 28 janvier 2012, Ecriplume vous ouvre les portes de sa nouvelle « maison », dans laquelle j’espère que vous vous sentirez bien.
Les différents blogs ne sont désormais plus hébergés sous des adresses différentes, mais se retrouvent tous ici, indépendants les uns des autres mais logés à la même adresse.
Vous trouverez également un onglet supplémentaire vous permettant d’accéder aux renseignements professionnels que je distillais sur un site annexe.

Si j’ai pu réaliser les fonds de chaque blog, je n’aurais pas réussi à le faire sans Walter, un professionnel de l’informatique qui a décidé un jour de m’aider, juste par amitié.
Je lui envoie toute ma reconnaissance!
Voyant que j’étais bien décidée à arriver au bout de mon projet, Bruno, Celui qui m’accompagne, a lui aussi décidé de me donner un coup de main.
Il a passé énormément de temps à transférer mes textes, avec une patience infinie.

Lorsque vous entrez sur Ecriplume, vous pouvez découvrir un éventail de photos placés en fond de blog.
Chacune d’entre elles a une signification importante pour moi, symbolique ou non.
Y compris celles représentant mon Mogwaï, Pomme, petit bichon havanais complice de ma vie depuis deux ans, dont je parle  souvent sur Ecriplume.
Ce fond ressemble à ma vie, à mon bureau, à mon décor…
Des roses anciennes, des objets essentiels, parfois un peu désuets, des gravures, des cartes, et des références à ces peintres dont le talent rayonnant me bouleverse.
Aucune image n’est là  par hasard: toutes comptent pour moi.
Ecriplume entame donc sa nouvelle vie…
J’espère qu’elle se poursuivra en votre compagnie!

Martine Bernier