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Photo Bruno Guédot

Photo Bruno Guédot

L’une des étapes majeures de notre périple, c’est aujourd’hui que nous l’avions programmée.
Roussillon, terre d’ocre…
J’avais très envie de découvrir Ôkhra le Conservatoire des Ocres et de la Couleur.
Un conseil: si vous passez dans la région, ne manquez pas cette visite.
Dans ce qui fut l’ « Usine d’ocre Mathieu », je m’attendais à découvrir les étapes de la transformation de l’ocre.
Cette immersion dans le monde de la couleur a dépassé toutes mes espérances…
Avant d’entrer, débarrassez-vous de deux idées préconçues: non, il ne s’agit pas d’un site industriel dont la découverte peut être ardue et ennuyeuse et ne vous attendez pas à pénétrer dans un lieu désespérément figé.
Au contraire: dans cet endroit bien vivant, à la manière d’un conservatoire de musique, les amoureux des couleurs viennent apprendre l’art de les conserver, de les créer à base de pigments.
Des stages dans toutes les disciplines liées à la couleur sont organisés toute l’année.
La visite en elle même s’effectue à votre guise, seuls ou guidés.
Pour notre part, nous avons eu la chance de suivre les pas d’un jeune homme passionnant qui n’a pas été avare d’anecdotes, d’informations insolites, de conseils pour fabriquer sa propre aquarelle etc.
Un exemple parmi tant d’autres: si vous avez déjà emprunté le sentier des Ocres de Roussillon, vous avez vu les carrières rouges.
Et pourtant, l’ocre local est… jaune.
Pourquoi?
Parce que la couche rouge est peu profonde et inutilisable.
En revanche, obtenir des ocres rouges ou orangés est possible: une fois lavé et nettoyé de son sable et des impuretés il doit pour cela  être chauffé.
La visite se termine dans ce que l’on appelle traditionnellement la « boutique ».
Vous pénétrez ici dans le paradis de la couleur…
Elle y est célébrée sous toutes ses formes, notamment à travers une gamme de livres impressionnantes.
Et partout les ocres se déclinent dans des palettes de teintes inimaginables, venus de France, d’Italie ou d’ailleurs.
Une collection unique, d’une richesse infinie..
Ne vous y trompez pas: ce n’est pas dans les magasins de souvenirs que bat le cœur de ce village si particulier, mais bien ici où, inlassablement, le savoir-faire des Anciens est expliqué et enseigné.
Vous l’aurez compris: j’ai adoré…

***

Et puisque j’en suis aux coups de cœur, je vous livre le nom du petit coin d’Eden que mon Capitaine a trouvé pour nous jusqu’à demain.
Il s’appelle « La Clé des Champs ».
Dans ce mas paisible et confortable, tout est fait pour que les clients se sentent bien.
Et c’est réussi.
Neuf chambre cosy, grandes et belles, une piscine, un hammam: le bonheur au pays des cigales!
Quand, en prime, l’endroit est tenu par des personnes chaleureuses et souriantes, c’est la cerise sur le gâteau.
Ah, juste en passant, une petite info utile: quand vous cherchez une chambre d’hôtel, si vous passez par les sites du style booking.com, n’oubliez pas que vous payerez plus cher que si vous vous rendez directement sur le site de l’hôtel choisi.
Tant qu’à faire…

Martine Bernier

- Conservatoire des ocres et de la couleur, à 2 km de Roussillon. Site: www.okhra.com

- Hôtel Clé des Champs: www.hotelcledeschamps.com

 

 

 

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Si, comme ce fut notre cas ce week-end, vous passez par Gray, en Haute-Saône, ne quittez pas la région sans avoir profité de la table de l’Hôtel Restaurant Brasserie  « Le Mastroquet », au centre de la ville, près du joli pont de Gray surplombant la Saône.
Si mon Capitaine le connaissait déjà, ce fut pour moi une heureuse découverte, partagée avec ses parents qui nous y invitaient.

A l’intérieur,  une salle de restaurant en rotonde, ouverte sur  une baie vitrée et, en été, prolongée par une terrasse côté jardin.
D’entrée, une décoration fraîche aux tons pastels campe une ambiance dans laquelle les clients se sentent bien.
Et ils ne s’y trompent pas: ils sont nombreux à profiter des lieux… qui ne se contentent pas d’être élégants.
Les personnes qui travaillent ici mettent toutes un point d’honneur à recevoir leurs hôtes chaleureusement, avec une gentillesse et un sourire qui ne semblent pas être de façade.
Un personnel compétent et sympathique, qui campe une ambiance très agréable en salle où chaque détail est soigné.
Ce premier sentiment, qui s’installe dès les premières secondes de l’accueil, est aussitôt suivi par la découverte d’une cuisine gastronomique qui, elle aussi, est une belle surprise.
Raffinée, copieuse mais légère, elle est un enchantement pour les papilles…
Aucune fausse note, aucun plat un peu en baisse par rapport aux autres: tout est excellent, y compris le rapport qualité prix.

Au fil du repas, j’ai appris que cet endroit est une véritable poupée gigogne permettant d’aller de surprise en surprise.
Car non seulement il propose un service traiteur mais, comme nous l’apprenaient les parents de mon Capitaine, le lieu est également un cabaret qui tous les samedis soir, propose un spectacle d’une heure, apparemment prisé dans la région.

L’histoire de cet établissement est épique.
Bombardé en juin 1944, il a été reconstruit entre 1950 et 1952 et a gagné ses galons de table de référence de Gray grâce à Jean Maupin.
Aujourd’hui, depuis janvier 2004, les nouveaux propriétaires s’appellent Philippe Paris et Bernard Champreux, ce dernier étant, en cuisine, la clé de voûte de la partie gastronomique.
Tous deux en ont fait une étape gourmande pleine de charme qui mérite le détour!!

Martine Bernier

Hôtel -Restaurant Le Mastroquet
1 avenue Carnot
70100 Gray – France
Tél. 0033 (0) 3 84 64 53 50
Site du Mastroquet

 

Nous avions remarqué un grand remue ménage au bout de l’allée, depuis quelques semaines.
Visiblement, le petit restaurant changeait de locataires.
Nous avons vu partir sans regret les anciens restaurateurs qui n’étaient restés qu’une année, offrant à la clientèle une cuisine assez lamentable.
Et c’est avec curiosité que nous nous sommes demandé qui prendrait la relève.

Un jour où  j’étais seule à la maison, quelqu’un a sonné à la porte.
C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Jeanne.
Cette jolie jeune femme faisait le tour du voisinage pour proposer à chacun de venir à l’inauguration des lieux.
Nous ne pouvions pas être présents le jour J, mais je lui ai promis que nous viendrions bientôt.
Mardi, alors que je sortais Pomme, j’ai par hasard fait la connaissance d’Ismaël, son mari, qui baladait son magnifique berger allemand, Cheyenne.
Nous avons bavardé un moment et nous nous sommes découvert plusieurs points communs.
Mon Capitaine et moi avions prévu d’aller goûter leur cuisine cette semaine: nous nous y sommes donc rendus hier soir.
Décoration joyeuse mais sobre, cuisine ouverte, accueil chaleureux: d’entrée déjà, il est clair que le jeune couple a très envie de mettre les clients à l’aise.

La carte est sympathique, travaillée à base de produits frais, le plus souvent locaux.
Nous avons découvert une cuisine légère, colorée et inventive, une explosion de saveurs.
Et le tout à petits prix.

Ismaël  vient de Namur, en Belgique, tandis que Jeanne est originaire de Morteau, dans le Jura français.
Tous deux ont eu un petit garçon au début du mois d’octobre.
Ils sont aux petits soins pour leurs clients, très prévenants.
Lorsque le service le permet, les enfants sont même invités à venir participer à la confection de leurs desserts en cuisine.

Si vous habitez dans la région, n’hésitez pas à aller découvrir « A la Table d’Ismaël »…
Un endroit convivial où la cuisine est savoureuse et où les patrons ont le sourire!

Martine Bernier

« A la Table d’Ismaël », 7 rue du Bourg-Dernier, 1896 Vouvry (Valais) Suisse.