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Chiboz

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Cette année comptera parmi les années spéciales vécues par nos amis de Chiboz…
Après un hiver particulièrement intense, il a été nécessaire d’entreprendre d’importants travaux de consolidation de la route sur le tronçon Fully.
Rappelons pour les non initiés que le Relais des Chasseurs se trouve donc à Chiboz, dans le canton du Valais, en Suisse.
L’accès par cette route est prévu pour le 31 juillet 2018… ce qui ne veut pas dire que le restaurant est inaccessible.
Il est aujourd’hui possible de prendre le chemin des écoliers et de profiter d’un autre paysage pour arriver en voiture jusqu’en haut.
Pour cela, il faut passer par Ovronnaz et prendre une route forestière avec vue sur les sommets environnants, pour arriver à Chiboz par Randonnaz.
A ceux qui se poseraient la question: oui, mille fois oui, le trajet hors des sentiers battus vaut la peine.
Ce qui vous attend là-haut mérite le déplacement.
Première attraction: l’alpage de Randonnaz est occupé depuis le 26 mai par les célèbres vaches d’Hérens, connues pour leur beauté et leurs combats.

Et enfin, à cinq minutes de là, la famille Ancay et son équipe sont là  pour vous accueillir.
Tous ceux qui y sont passés connaissent l’atmosphère chaleureuse et attentionnée qui règne dans ce lieu si particulier où la vue est sublime et la cuisine délicieuse.

Alors, même si durant quelques semaines encore, la montée demande de passer par un chemin inhabituel, n’oubliez pas que des personnes merveilleuses vous attendent là-haut!

Martine Bernier
https://www.chiboz.ch

 

Chaque hiver, à un moment ou un autre, en fonction de la météo, j’ai  une inquiétude pour nos amis de Chiboz.
Niché à 1350 mètres au-dessus de la commune de Fully, en Valais (Suisse), le hameau est évidemment exposé aux caprices du temps.
Une avalanche coupe traditionnellement la route, et c’est en général à partir de là que je m’inquiète.

Hier, la Dame de Chiboz m’a envoyé trois vidéos impressionnantes, toutes trois prises dans la journée, à peu de temps d’intervalle.
Toutes, filmées depuis la  plaine, montraient les avalanches qui sont descendues jusqu’au pied de la montagne.
Des coulées de poudreuse impressionnantes…
Par chance, le mari de mon amie, qui semble respirer au diapason de sa montagne, a senti qu’il valait mieux ne pas s’attarder au-dehors, ce jour-là.
La Dame de Chiboz m’écrit qu’ils sont en sécurité, mais que si  un animal a eu le malheur de se trouver sur la trajectoire de l’avalanche, elle n’aura pas eu de chance…

J’attends le printemps avec une certaine impatience.

Martine Bernier

Pour la deuxième fois en à peine plus d’un mois, je déplace l’article du jour initialement prévu.
Car cette nuit m’est arrivé un SMS que je n’ai découvert qu’au petit matin, m’annonçant que ma chère Dame de Chiboz et sa famille font une fois de plus face à un deuil.

Souvenez-vous…
En 2015, je consacrais une lettre ouverte à sa soeur, Anne-Marie, qui lisait Ecriplume depuis le Canada où elle habitait.
Anne-Marie, petite soeur de mon amie, venait d’apprendre que la maladie la touchait.
A partir de ce moment, nous avons échangé quelques messages et, surtout,  nous avons pu faire connaissance au mois d’avril de cette année, lorsqu’elle est venue assister au double anniversaire de la Dame de Chiboz et de son époux.
Elle avait effectué le voyage avec son frère Eric, malade lui aussi.
Tous deux ont fait preuve d’un courage exceptionnel pour entreprendre ce périple.
Mon Capitaine et moi avions alors découvert un homme et une femme magnifiques, drôles, courageux, dignes…

En octobre, Eric s’envolait pour son dernier voyage.
Et cette nuit, sa petite soeur l’a rejoint.
Anne-Marie était un oiseau pétillant, joyeux, courageux, libre et lucide.
Tous deux sont ailleurs, mais pas très loin…

Aujourd’hui est le dernier jour d’ouverture du restaurant, à Chiboz.
Ce sera un jour qui demandera beaucoup d’énergie à toute l’équipe, et je sais que nos amis seront tout entiers à leur tâche.
Ce sera aussi un jour de fête, comme me le disait ma chère Dame de Chiboz tout à l’heure, au téléphone.
Ce n’est qu’après, je pense, que le deuil commencera…
Mais un deuil peut aussi être un fabuleux hymne à la vie.
Merci à elle de nous avoir permis de connaître ces deux belles personnes qui ont enchanté le quotidien de leur famille.

Le cocon aimant et la douce tendresse de nos amis de Chiboz va faire son oeuvre…
Je pense à eux tous et à ceux qui ont à supporter ce nouveau départ prématuré.
J’espère que chacun d’eux sait que notre porte et nos bras leur sont ouverts…
Et toi, mon amie… que c’est beau tout ce que tu leur as donné.
Ceux qui sont partis n’auraient pu rêver être mieux entourés.

Martine Bernier