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Culture

Les 20, 21 et 22 octobre 2017 aura lieu la première édition d’un festival pas comme les autres, dans le village de Mase, en Valais (Suisse).
Ce Festival de la Correspondance, baptisé Lettres de soie est présidé par la journaliste Manuella Maury et Gilles Besse, oenologue et présentateur de l’émission Al Dente.

Le nom est né du titre d’un petit livre paru aux éditions « In folio », réunissant la correspondance échangée entre  Manuella  et son père.
Elle qui a connu le Festival de la correspondance de Grignan a une époque où il n’était pas encore aussi développé qu’aujourd’hui, avait été séduite par le principe consistant à se rendre chez des amis et écrire.
C’est cette même démarche qui sera au coeur de Lettres de soie dont le coeur seront les habitants de Mase, perché à 1350 mètres d’altitude, dans le Val d’Hérens.
Une communauté d’environ 330 habitants et un village dont l’architecture a été préservée…
C’est là que des lieux improvisés ou aménagés accueilleront celles et ceux qui veulent écrire, lire des lettres ou demander l’aide d’écrivains publics.
Pour l’occasion, le village ne sera plus accessible à la circulation en dehors de la route de St Martin qui restera ouverte.
Des navettes achemineront les visiteurs qui profiteront de l’hospitalité des Masates participant à la manifestation en mettant à disposition un bout de jardin, un coin de terrasse ou une entrée de cave.
Outre ces lieux privés, d’autres espaces comme le moulin, l’église, une écurie à chèvre, la maison de l’ours ou la grange à Hug seront ouvert à ceux qui souhaitent s’isoler, lire, écouter, observer et profiter de spectacles.

Dans chaque lieu, privé ou pas, du papier, des cartes, des stylos, des timbres et des enveloppes seront mis à disposition des visiteurs.
Ceux-ci seront munis d’un mini guide géographique leur permettant de déambuler aussi bien dans le village que dans les mayens.

Pour l’instant, le site du Festival est encore en construction, mais n’hésitez pas à surveiller sa prochaine apparition: il contiendra le programme complet des activités: www.masecorrespondance.com

Et ne pensez pas que, parce que vous croyez ne pas savoir écrire, ce festival ne vous concerne pas.
Comme le disent les organisateurs: « Qu’importe les mots pourvu qu’il y ait la tendresse! ou la tendresse ou simplement l’élan. »

Martine Bernier

PROGRAMME

 

La plupart des expressions que nous utilisons sont nées de père inconnu.
Mais il arrive que l’histoire retienne le nom de celui qui a utilisé pour la première fois un mot inédit qui devint célèbre au point de passer dans le langage courant.

J’ai trouvé quelques exemples…

- Ciné-club: ce sont deux cinéastes, Louis Delluc et Léon Moussinac qui ont créé le terme. Ils avaient dit ceci: « Il nous faut un Ciné-Club comme il existe un Touring-Club! »

- Côte d’Azur: c’est le poète et parlementaire Séphen Liégeard qui, à la fin du 19e siècle,  inventa cette expression pour désigner la côte entre Cassis et Menton.

- Cubisme: en voyant un paysage de Braque dans un Salon en 1908, le peintre Matisse parla de « petits cubes ». Le critique d’art Louis Vauxcelles, qui l’accompagnait, utilisa le premier le mot « cubisme » dans un article.

- Impressionnisme: Claude Monet avait peint en 1872 un tableau intitulé « Impression, soleil levant ». Louis Leroy, critique du « Charivari », intitula ironiquement sa chronique « L’exposition des impressionnistes ». Jules Castagnary, lui aussi critique dans « Le Siècle », se moqua de l’impressionnisme. Et Elie Faure reprit très sérieusement le mot nouveau, sans railler  ce nouveau courant. Il a eu raison.

- Rideau de fer: c’est Winston Churchill qui a inventé l’expression en déclarant: « Un rideau de fer s’est abattu sur le monde… »

- Oscar: l’histoire est la plus drôle… En 1928, quelques pontes du cinéma américain demandèrent à un sculpteur de fabriquer un emblème destiné à récompenser les meilleurs acteurs et réalisateurs. En voyant la statuette, la secrétaire de Louis B. Mayer s’exclama: « C’est fou ce qu’il ressemble à mon oncle Oscar! ». Le nom fut aussitôt adopté.

Martine Bernier

La Fondation Gianadda

La Fondation Gianadda

 

L’une de mes rédactions m’a fait, cette semaine, le cadeau de me proposer un article me remettant en contact avec Léonard Gianadda,
Je l’ai dit souvent: la Fondation Gianadda est « mon » lieu de prédilection, celui où je reviens toujours, lieu d’Art et de rencontres où j’ai accumulé des dizaines de merveilleux souvenirs.
Retrouver le maître des lieux est toujours un moment exceptionnel.
Au cours de la conversation téléphonique que j’ai eue avec lui cette semaine, il m’a demandé si je voulais venir écouter le Requiem de Mozart: il fallait venir une heure et demi avant le concert, il aurait l’occasion de me parler entre deux de ses activités, et je pourrais rencontrer les commissaires de sa prochaine exposition.
J’ai accepté avec enthousiasme.
Une telle  invitation ne se refuse pas, pour plusieurs raisons.
Léonard Gianadda est un homme passionnant et rare, je me réjouissais de rencontrer les personnes qu’il allait me présenter, avec lesquelles j’avais travaillé par le passé, par téléphone, et… les concerts donnés à la Fondation sont toujours magnifiques.

Je ne vous donnerai pas les détails de la première partie de la soirée que nous avons vécue, mon Capitaine et moi.
Ces rencontres furent un bonheur…

Puis est venu le concert, donné par le Kammerorchesterbasel, sous la direction de Paul McCreesh.
La première partie, déjà très belle, nous a proposé des oeuvres de Jean-Sébastien Bach, Mendelssohn et Parry, interprétée par le Choeur philharmonique de Chambre d’Estonie.
La deuxième partie, très attendue, était donc le Requiem en ré mineur, KV 626 de Mozart. 
Monsieur Gianadda nous avait réservé des places dans « le Temple », au coeur de la Fondation, au deuxième rang près de la scène.
Dès les premières notes, nous avons été happés par la musique, la force et la puissance de l’Orchestre et du Choeur.
Ecrite pour quatre solistes, l’oeuvre de Mozart a été interprétée ce soir de manière magistrale.

C’était une fois encore l’un de ces instants vécus pleinement en prenant conscience de la chance que nous avions tous d’être là, à écouter d’excellents musiciens  dans un lieu où, sur les murs, étaient accrochées les oeuvres de Modigliani…
Magique…
Nous étions assis juste derrière Léonard Gianadda.
A côté de lui, un siège vide, sur lequel était posée une rose rouge qui n’a pas bougé de sa place…
Son épouse était parmi nous…

Léonard Gianadda nous avait dit: « En ressortant, repassez par les jardins… La nuit, ils sont éclairés, c’est superbe. »
Nous avons suivi son conseil.
La nuit, les jardins ont un autre visage, envoûtant…

Cette soirée est une perle de plus qui vient s’ajouter au collier de nos souvenirs privilégiés…

Martine Bernier

Fondation Gianadda