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Déco

Mardi.
Le week-end de Pâques est passé, et notre région est une fois de plus miraculeusement épargnée par le mauvais temps.
20° dans la véranda l’après-midi: je n’avais aucune excuse, l’heure était venu de terminer la peinture de notre vieux meuble, commencer la semaine dernière.
Mon Capitaine m’a mis le meuble à mon niveau pour qu’il me soit plus facile de peindre la partie basse… et, en moins de deux heures,  j’avais terminé ce qu’il restait à faire.
Ne manquent plus que de nouvelles poignées que nous allons nous procurer dans un magasin tout proche et « l’Oeuvre » trouvera sa place dans la cuisine.

Enfin… quand j’aurai terminé les finitions: mon Capitaine m’a signalé que j’ai oublié de  m’occuper des pieds du meuble. Hum… je n’avais même pas vu qu’il en avait!

J’ai lu dernièrement que s’adonner au Do it Yourself (DIY) est très positif pour la santé physique et morale.
Selon cet article, il  représente une tentative de sauvegarder notre singularité et notre originalité, est excellent pour l’estime de soi et permet de se donner bonne conscience puisque nous recyclons au lieu de jeter.
Voilà voilà.
J’ajouterai que la montre connectée que je porte au poignet m’a adressé ses félicitations pour avoir fait exploser le nombre de pas effectués dans la journée grâce à cette activité qui, en prime, toujours selon ma montre, a engendré 27 minutes de sport pratiqué à un rythme soutenu.
Ca alors!!!
Un miracle!
J’ai bien dit miracle et non pas coïncidence puisque les deux séances qui m’ont été nécessaires pour peindre ce meuble ont toutes deux été saluées de la même façon ou presque.
Ne le dites pas à mon Capitaine qui a largement grogné en préparant mon chantier, mais j’arpente la maison en regardant nos meubles d’un oeil intéressé… histoire de voir si je pourrais encore déclencher l’admiration de ma montre dans un futur proche!

Martine Bernier

15_2000x

Cette année, parmi les cadeaux que j’ai offert à mon Capitaine et à mon fils pour leurs anniversaires, se trouvaient deux bouteilles-tempête.
Cet objet, qui n’est pas très courant, est non seulement beau, mais étrangement fiable.
De son véritable nom « baromètre de FitzRoy », il porte le patronyme du météorologue anglais qui l’a fait connaître, l’amiral Robert FitzRoy.
Personne ne sait qui a inventé cette bouteille en forme de goutte hermétiquement fermée, dans laquelle la formation de cristaux prédit le temps à venir, mais elle serait apparue au XIXe siècle.
Grâce à FitzRoy, elle a connu son heure de gloire dès 1859 après avoir prévu une tempête particulièrement virulente, ce qui a encouragé les autorités britanniques à introduire son usage dans les ports et les navires de son Empire.
Malgré cet engouement, la bouteille-tempête a eu à faire face à de nombreux détracteurs qui ne la jugeaient pas fiable.
Et elle est tombée peu à peu dans l’oubli.

Depuis que celle de mon Capitaine a trouvé sa place dans la véranda, elle nous prouve cependant jour après jour qu’elle est plutôt douée pour prévoir le temps.
A l’intérieur, le mélange qui provoque les cristaux ou la brume est conçu à base de sels de camphre.

Quant aux explications des phénomènes produits dans le récipients, elles sont simples:

1. Des cristaux en forme de fougère se forment – Froid et orageux
2. Des cristaux en forme de fougère disparaissent – La température monte
3. Des cristaux en forme d’étoile flottent vers le bas – Il y aura du gel
4. Des cristaux partour dans le liquide – On s’attend à de la pluie
5. Liquide limpide – Le temps sera beau et sec

Peut-être pas aussi précis qu’un baromètre moderne, mais en tout aussi beau à regarder!

Martine Bernier

 

Samedi.
Alors que la météo nous montre la carte d’une France marquée par les intempéries, et que la Dame de Chiboz me dit, preuve à l’appui, qu’elle s’est une fois encore réveillée sous la neige, notre région est miraculeusement épargnée.
Un petit soleil pâle et timide nous accompagne durant la matinée.
A tel point que, alors que, dans la véranda m’attend le meuble que je me suis promis de repeindre, installé sur un sol préparé pour recevoir mes travaux, je me promets de m’y attaquer si la température de la pièce atteint 16°.
En début d’après-midi, bingo: le thermomètre se hisse à bon port alors que le soleil se fait de plus en plus chaud.
J’enfile mes vêtements « de bricolage », puis direction mon bureau, Pomme sur mes talons, pour prendre un pot de peinture blanche et mes pinceaux.
De retour dans la véranda, je m’attaque à ce meuble en bois qui a très mal vieilli… et que je trouve très laid.
Pendant plusieurs heures, alors que mon Capitaine travaillait au jardin, j’ai appliqué les deux premières couches de peinture.
L’une des fenêtres de la véranda était ouverte et Pomme, étendue sur la pierre qui se réchauffait, profitait de cette place de choix pour surveiller à la fois mon Capitaine et moi.
J’étais là, en pleine lumière, sous un ciel bleu, à donner une deuxième jeunesse à mon meuble volontaire désigné, tout en écoutant les oiseaux chanter.
Ce moment est l’un de ceux que je ne veux pas oublier: encore un petit aperçu du paradis…

En fin de journée, mon Capitaine est venu prendre le café dans la véranda et a apprécié l’avancement de l’ouvrage.
Quant à moi, je suis plutôt contente…
Encore une après-midi de travail et le meuble sera opérationnel.
Il trouvera sa place dans notre cuisine, à deux pas de son cousin retapé lui aussi par mes soins voici quelques mois.
J’adore!

Martine Bernier