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Douceur de vivre

Oui, je sais: cela peut paraître un peu bête… mais certains mots ont le don de m’ouvrir des mondes.
Hier, au détour d’une lecture, je croise l’un d’eux que je n’utilise que rarement.
Minaudière…Minaudières-Lancaster-HM-ZARA-Aldo
Les femmes d’aujourd’hui savent bien de quoi il s’agit: cet accessoire de mode qui remplace le sac et qui ne dispose que d’un espace ridiculement petit pour y caser deux ou trois objets, si possible lilliputiens.

L’objet en question a été créé il n’y a même pas 100 ans, en 1934, par Van Clef & Arpels… et pourtant, il semble déjà étrangement désuet à mes yeux…
Et pour cause…
Quand je le croise au détour d’une phrase, ce n’est pas à ces jolies boîtes que je pense.
J’ai immédiatement l’image d’un salon tenu à l’époque de Marie-Antoinette, fréquenté par des élégantes de l’époque, donnant dans la minauderie,  se faisant des grâces et passionnées par les conversations romanesques.
« Plus désuet, tu meurs » comme dirait un jeune homme de ma connaissance!
J’ai quitté mon salon d’autrefois et j’ai terminé le magazine que je lisais, celui qui parle des femmes de notre époque portant à bout de bras des minaudières si particulières..image1xxl.
Ce matin, au petit-déjeuner, j’en parle à mon Capitaine en lui disant que je ne sais même pas si les jeunes filles de notre époque savent encore ce que veut dire minauder.
Il réfléchit et me dit:
- Finalement, dans ces minaudières, elles ont le nécessaire pour aller se refaire une beauté dans un endroit qui leur est réservé. Et que font-elles entre elles quand elles sont seules? Elles minaudent! Elles ne savent peut-être plus ce que cela veut dire, mais elles le font toujours…

 

Martine Bernier

 

Ne me dites pas que cela ne vous est jamais arrivé?
De mon côté c’est devenu tellement fréquent que je m’y attends à chaque fin de semaine.
Cette fois, vendredi, je m’étais dit: « Ce week-end, je travaillerai seulement une ou deux heures samedi et dimanche matin pour m’avancer un peu, puis, pour le reste: liberté! »

J’ai tenu ma promesse.
Travail et farniente en mode relâche, à raison de  1/3 – 2/3.
Profitant en prime du plaisir de partager notre vie entre deux pays… et d’avoir droit à deux Fêtes des Mères à deux dates différentes!
Hier, c’était en France où nous avons retrouvé mon fils cadet, notre Fleur d’Asie, trois de nos bouts de chou et Pomme, bien sûr,  pour un moment doux et joyeux.
Un repas sur une terrasse ensoleillée, des conversations détendues, le charme de ces trois enfants si attachants, un bon repas et mon fils qui s’éclipse au café pour aller me chercher un magnifique bouquet de fleurs…
Ce fut un beau jour.

Lundi matin.
Le week*end a filé au galop.
Maintenant que j’ai appris à les aimer, ces fins de semaine, je voudrais que leurs heures passent moins vite.
Mais attention: je ne suis pas « lundiphobe »!
Ce matin , mon bureau est ensoleillé, un bouquet de pivoines (offertes par mon fils aîné cette fois! Hé oui: la Fête des Mères côté Suisse!) trône sur mon  bureau, et la porte-fenêtre ouverte sur le balcon me donne une vue privilégiée sur les fleurs, les petits fruits, les arbustes et les plantes de mon Capitaine.
Une véritable brousse domestiquée!
Le moindre léger souffle de vent me fait parvenir le parfum des roses.
Une journée très remplie m’attend.
J’ai de la chance…

Martine Bernier