février 2018
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Famille

Ce vendredi soir, les parents de mon Capitaine sont venus passer la soirée avec nous.
Un agréable moment encore égayé par une autre visite d’un ami  avec lequel ils se sont trouvé de nombreux points communs.
L’une des particularités de mes beaux-parents est leur goût pour le jardinage.
Leur jardin est très beau.
Y sont cultivés une quantité impressionnante de végétaux dont Thérèse connaît chaque nom, y compris les noms latins.
Tous deux se complètent dans leur art de s’occuper de ce coin de verdure, et leurs doigts verts font merveille.

Alors que nous parlions des plantes et arbustes que nous souhaitons planter, elle nous a décrit un arbre qu’ils aiment beaucoup: le Leycesteria formosa.ndejVzUN44lYULUdiTykvl7vFh4
Arbre au faisan pour les intimes, aussi appelé au Tibet « Chèvrefeuille de l’Himalaya ».

Les sites spécialisés sur le sujet indiquent qu’il s’agit de l’un des plus beaux arbres d’ornement qui soient.
Par son feuillage d’abord, que l’on dit « jade aux reflets bleutés ».
Par son élégance et sa souplesse rappelant le bambou, également.
Et par ses fleurs qui apparaissent en grappes et donnent un fruit noir dont les oiseaux adorent le goût et le parfum caramel.

Autant dire que ce séduisant arbre d’ornement risque bien de se retrouver dans notre jardin prochainement!

Martine Bernier

Référence: https://www.aujardin.info/plantes/leycesteria-formosa.php

Ce matin, pour la première fois depuis plus de quinze jours la maison s’est réveillée sans autres occupants que Mon Capitaine, Pomme et moi.
Dès le réveil, tôt, j’ai commencé à m’activer selon mon planning de la journée: nettoyer et  ranger le Grand Nid de haut en bas pour lui rendre son aspect habituel!

Dans mon bureau où je me trouve depuis quelques minutes et où je savoure le calme régnant, je me suis mise à repenser aux fameux « chicouf » auxquels j’ai plusieurs fois consacré des articles par le passé.
Pour ceux qui l’ignoreraient, ces chicouf sont les grands-parents qui voient arriver leurs petits-enfants avec bonheur (chic!) et les voient repartir sans pleurer (ouf!).
Mais dans la quiétude de mon bureau, je sais aujourd’hui, que, à quelques exceptions près, nous sommes tous des chicoufs en puissance, quel que soit notre âge.

Je pense que tous, nous nous réjouissons de passer du temps avec nos familles et nos amis, que nous aimons les heures et les jours passés avec eux tous, puis que nous retrouvons avec bonheur également notre intimité quotidienne.

C’est donc avec l’empreinte joyeuse des jours passés et l’assurance qu’il y en aura d’autres, que j’aborde les derniers jours de cette années 2017 qui s’envolera bientôt au pays des souvenirs!

Martine Bernier

Il arrive que certains des articles sur lesquels je travaille m’interpellent plus que d’autres.
Et l’un de ceux que je viens de terminer m’a donné une idée.
Avez-vous remarqué que, aujourd’hui, les jeunes parents se sentent presque coupables lorsque leurs enfants leur dit qu’ils s’ennuient… alors qu’ils n’ont jamais été aussi sollicités et divertis qu’aujourd’hui?
Dans notre société actuelle, dès qu’un enfant sollicite notre attention, nous répondons à son attente, le distrayant, l’occupant…
Mais ce n’est pas forcément une excellente idée si l’on en croit le nombre de spécialistes qui estiment que l’ennui est tout aussi nécessaire au développement d’un enfant que les activités sportives ou culturelles qui lui sont proposées.

Et c’est là qu’un souvenir m’est revenu en mémoire.
Lorsque j’étais enfant, je passais beaucoup de temps, sans forcément l’avoir choisi, dans la cuisine de ma grand-mère maternelle qui vivait au rez-de-chaussée de la maison que nous occupions… et qui était la sienne.
Elle ne faisait pas partie d’une génération où l’on distrayait les enfants.
Mais elle m’avait attribué le tiroir du bas de l’un de ses meubles de cuisine.
Tiroir que j’avais secrètement baptisé « Le Tiroir anti-ennui ».
Comme je savais que le temps était long lorsque je passais des heures livrée à moi-même, à côté du fourneau à bois, je remplissais ce tiroir d’une foule de petites choses dans lesquelles je puisais pour me désennuyer.
J’y avais mis du papier, des crayons, des restes de laine multicolores, des boutons, des bouts de rubans, des morceaux de bois aux formes sympas, un petit pot de colle dont le parfum m’enivrait, des ciseaux à bouts ronds, un ou deux magazines remplis d’images…
Et je passais un temps fou à m’inventer des histoires, à classer les boutons par couleurs, à faire du scrapbooking avant l’heure, assise sur le sol en compagnie des animaux de la maison et de ma poupée…
Personne ne me dérangeait et je ne dérangeais personne.

Aujourd’hui, j’ai réservé des coffres et des poufs creux à l’usage des petits-enfants.
Leurs « poufs anti-ennui » bien à eux!

Martine Bernier