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Hier

La vie n’est pas avare en coups durs, mais elle ne l’est pas non plus en cadeaux…
Pour la deuxième fois en un an, j’ai retrouvé l’une de mes amies d’enfance.
Je ne sais d’ailleurs pas trop laquelle de nous deux a retrouvé l’autre, pour être honnête, mais Facebook y est pour beaucoup!
Après quelques mois d’échanges épisodiques, puis la triste annonce du décès de son papa, tout s’est accéléré depuis quelques jours.
Et mardi soir, nous nous sommes téléphoné, ce que nous n’avions plus fait depuis une éternité.

Cet appel nous a évoqué des souvenirs…
A l’époque où nous sortions à peine de l’adolescence, nous n’avions pas le téléphone à la maison.
Or, très souvent le soir, lorsque nous n’étions pas ensemble à nous raccompagner, nous re-raccompagner et nous re-re-raccompagner, Nicky et moi terminions nos journées par une longue conversation téléphonique… grâce à la cabine publique qui se trouvait en face de chez moi.
Nos conversations étaient interminables… et bien souvent d’autres personnes se pressaient à la porte pour utiliser le téléphone elles aussi.
Je sortais donc et revenais après leurs conversations.
C’était épique… et je remercie encore ses parents et sa soeur qui supportaient que leur appareil soit souvent monopolisé!
La conversation que nous avons eue ce mardi a eu lieu comme si nous nous étions parlé la veille.
Mais cette fois elle est explicable: les années sans contact ont été longues et il s’est passé beaucoup de choses dans nos vies.
Nous avons reparlé de ces instants magiques pour moi au cours desquels sa famille et elle m’accueillaient pour quelques heures au cours desquelles j’étais enivrée par les parfums de leur jardin.
Bientôt, je l’espère je rendrai la pareille à Nicky et à sa maman  en les accueillant à mon tour dans notre petit coin de paradis…

Martine Bernier

alamo2

Avez-vous remarqué?
Beaucoup plus d’hommes que de femmes sont amateurs de « bons vieux » westerns.
Mon Capitaine, qui aime assez en revoir un de temps en temps, n’a donc pas hésité à enregistrer Alamo, la semaine dernière.
Et nous l’avons regardé ensemble il y a deux ou trois jours.

Ce film fait partie de ceux qui évoquent quelque chose de chose de fort en moi.
Lorsque j’étais enfant,  mon père se glissait dans la chambre que je partageais avec mon frère cadet, et s’approchait de mon lit à quatre pattes.
Je me glissais sur son dos et nous quittions silencieusement la pièce où mon petit frère dormait… pour nous rendre dans le salon familial où j’avais le droit de voir le film du samedi soir.
C’est ainsi que j’ai vu Alamo  pour la première fois.
Je me souviens avoir été choquée par le choix de ces hommes coincés à défendre un fort sans espoir de voir arriver les renforts à temps pour les sauver de l’attaque qu’ils s’apprêtaient à subir de la part des forces mexicaines.
Ils auraient pu partir… ils ne l’ont pas fait et ont presque tous été massacrés, le célèbre Davy Crockett, ici interprété par John Wayne, y compris.
Les réactions de certains personnages, aussi bien féminins que masculins m’avaient stupéfiée, et j’en avais longuement parlé avec mon père le lendemain.

Bref…
Alamo a donc vécu une nouvelle heure de triste gloire dans notre salon, voici quelques jours.
Le temps pour nous de constater que la première partie était décidément interminable (le film initial image-w448dure près de 3 heures), et que ces vieux films disposaient d’une épaisseur moralisatrice que l’on ne trouve plus que très rarement dans ceux d’aujourd’hui…
Le jeu des comédiens ne correspond plus non plus à notre époque… mais le film a toujours un certain charme, dû en grande partie à la présence de John Wayne, qui signait également la réalisation.
Et j’ai découvert que je n’ai finalement pas beaucoup changé en 50 ans…
J’ai été choquée par les mêmes réactions et nous en avons parlé, mon Capitaine et moi.
Une fois encore, j’ai constaté que regarder un simple western avec lui prend une dimension à laquelle je ne m’attendais pas, simplement en raison de son passé militaire.
Et de nouvelles questions apparaissent pour moi, du style de « Qu’aurais-je fait, si… »

Alors oui, le film a vieilli et je ne suis plus fan de western comme j’ai pu l’être lorsque j’étais enfant.
Mais il a réussi à me pousser à me pencher sur ce fait historique qui s’est déroulé en 1836.

Martine Bernier

Quand j’étais enfant, puis adolescente, j’ai emprunté pendant des années le même chemin pour me rendre à l’école.
Il fallait longer la chaussée sur une quinzaine de mètres, tourner à droite pour remonter une rue résidentielle, puis, arrivée au bout,  m’engager dans la rue transversale qui arrivait sur celle où se trouvait l’école.
Banal?
Non.
Juste au coin de la rue qui aboutissait à celle de l’école, se trouvait une petite épicerie.
Elle était sombre et peu attrayante…. mais elle avait une botte secrète qui la rendait irrésistible.
La marchande y vendait des parts de gâteaux, et, en particulier, un gâteau absolument délicieux dont j’ai l’impression de pouvoir retrouver la saveur dès que je repense à lui!
Seules les initiées qui avaient osé franchir un jour la porte du magasin en question savaient qu’il abritait un trésor.
Nous en parlions peu, jalouses de ce secret que nous ne voulions pas partager.
Sait-on jamais: trop de demandes auraient pu être l’amorce d’une période de disette!

Ce gâteau dont je ne connaissais pas le nom, je l’ai recherché en vain pendant longtemps.
Jusqu’à  avant-hier. coupe-bresilienne
J’effectuais une recherche afin de trouver une recette pour les besoins d’un article, lorsque, en désespoir de cause, j’ai fini par inscrire dans le moteur de recherche: gâteaux belge.
La photo de celui-ci m’a sautée aux yeux.
Ciel! MON gâteau!
Enfin si ce n’est pas lui, il lui ressemble beaucoup.
J’ai donc regardé son nom.
Après tout, jusqu’ici nous n’avions jamais été présentés.
Et j’ai appris qu’il s’agissait de La tarte brésilienne de Belgique.
Non, ce n’est pas un canular!

Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai deux ou trois petites choses à faire, en ce moment.
Mais, foi de moâ, dès que la période sera plus tranquille, je sens que je vais me lancer dans une tentative pâtissière.
Hop!

Martine Bernier