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Histoire

Je l’ai toujours trouvée étonnante, cette femme discrète qui était celle du général de Gaulle.
Et plus je lis des écrits qui lui ont été consacrés, plus elle me touche.
Comme cette anecdote, tirée du livre « Les petites histoires de la grande Histoire », de Daniel Lacotte:

A l’occasion d’un dîner officiel dans les salons de l’Elysée, le général de Gaulle se retrouve assis au côté de Mme Sargent Shriver, la femme de l’ambassadeur des Etats-Unis en France.
Impressionnée par le charisme du personnage qui, lorsqu’il le voulait, ne manquait ni de charme, ni de conversation, Mme Shriver ose tout de go:
- Monsieur le président, quel dommage que nous n’ayons pas l’un et l’autre vingt ans de moins!
De Gaulle ne bronche pas.
Quelque temps plus tard, son interlocutrice raconte avec naturel sa plaisanterie à Mme de Gaulle.
Et Yvonne de répondre ingénument:
- Vous savez, Madame Shriver, dans de telles conditions, dites-vous bien que j’aurais moi aussi  vingt ans de moins.

Et toc!

Martine Bernier

J’adore les petites histoires dans l’Histoire, les anecdotes qui révèlent les personnalités.
En voici deux  pour bien commencer la journée…

Charles Dickens (1812 – 1870) figure parmi les écrivains anglais les plus lus.
Un jour, le journaliste et écrivain Edmond About (1828 – 1885) préside une cérémonie parisienne donnée en l’honneur du  grand auteur.
Et les éloges se succèdent à son égard, le tout dans une excellente ambiance plutôt bon enfant.
Tellement bon enfant que About, très à l’aise, se  laisse transporter et lance: « Je lève mon verre au plus grand romancier du siècle! »

Souriant mais lucide, Dickens a renchéri:
Merci ! Merci pour  Balzac!

Balzac (1799 – 19850), justement, avait beau être un écrivain merveilleux, il était aussi sans le sous et assailli par les créanciers.
Mais tout le monde ne le savait visiblement pas…
Une nuit, un cambrioleur pénètre dans son appartement et tente de forcer la porte de son bureau… jusqu’au moment où il est dérangé dans sa tâche par le rire énorme du maître des lieux.
Effrayé, le visiteur indésirable se retourne et demande:
- Pourquoi riez-vous?
- Parce que vous pensez découvrir de l’argent! En pleine nuit! Alors que je n’arrive même pas à en trouver le jour!

Martine Bernier

Source: « Les petites histoires de la grande Histoire », de Daniel Lacotte:

jfchampollion-img1

Hier, mon Capitaine m’a transféré un gros document qu’il a repéré sur Gallica, le site permettant la consultation d’une partie des collections numérisées de la Bibliothèque Nationale de France.
Le trésor qu’il y a découvert cette fois?
La grammaire égyptienne ou Principes généraux de l’écriture sacrée égyptienne appliquée à la présentation de la langue parlée, de Jean-François Champollion, considéré comme le père de l’égyptologie.
Cet ouvrage est paru en 1836, quatre ans après son décès.
C’est son frère, Jacques-Joseph, qui s’est occupé de l’édition.

Jean-François Champollion

Jean-François Champollion

En écrivant ce livre qu’il couplait à son Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique  (qu’il n’a pas non plus terminé, mais qui a été publié en 1841), Champollion voulait proposer une méthode complète d’apprentissage de l’écriture hiéroglyphique.

J’ai commencé à feuilleter le document, et j’ai été happée par son contenu écrit non pas en lettres d’imprimerie, mais à la main, d’une écriture claire et élégante, ferme.
Il s’agit d’un manuscrit, de ses papiers, pas d’un livre retapé.
Découvrir l’écriture de Champollion, ses dessins minutieux dont beaucoup sont colorés, ses notes, ses ratures, est extrêmement émouvant…

Je garde précieusement ce document que je lirai lorsque j’aurai un peu plus de temps.

J’ai toujours la même admiration, inaltérable, pour cet homme qui a consacré sa vie à percer les mystères d’une civilisation, et qui nous a laissé des travaux d’une importance majeure.
Et toujours la même reconnaissance pour les concepteurs de Gallica, et tous ceux et celles qui passent un temps fou à scanner chaque page de millions de documents pour nous les offrir en consultation libre.
Selon Wikipédia, « Au 24 octobre 2016, Gallica proposait à la consultation en ligne 4 032 187 documents, avec un rythme de 1 500 pages numérisées par jour, et 4 032 205 documents, dont 694 319 livres, 1 773 014 fascicules de presse et revues, 949 240 images, 80 084 manuscrits, 102 371 cartes, 44 160 partitions, 35 212 documents sonores, 353 769 objets et 18 vidéos ».

Un trésor…

Martine Bernier