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Jardin

 

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Je ne connais pas encore tous les noms des arbustes qui bordent le jardin.
Ils forment une haie composée de multiples essences, qui nous réservent parfois des surprises.
Ainsi, depuis quelques jours, j’étais happée par un parfum capiteux.
Et c’est en faisant confiance à mon nez – qui, contrairement à l’arbuste vers lequel il m’a guidée, n’a rien d’ornemental – que je me suis retrouvée face à ce diffuseur de parfum vivant.
Une photo rapidement prise et envoyée  à Pl@ntNet m’a appris que je me trouvais devant un Troène commun.

Il s’agit d’un arbre indigène à fleurs blanches offrant cette senteur très agréable.
En cherchant un peu, j’ai appris que ces fleurs entraient dans la composition de certains parfum comme « L’Eau de Camille » d’Annick Goutal ».
Avoir dans son jardin des fleurs utilisées comme matières premières en parfumerie… un rêve!
Hier, lors de la dernière sortie de Pomme pour la journée, toutes les senteurs du jardin semblaient amplifiées par la fraîcheur du soir.
J’ai fermé les yeux et je suis restée quelques instants figée, à profiter de cet instant qui m’a été donné…

 

Martine Bernier

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Je l’ai déjà dit: notre jardin est parsemé d’arbres fruitiers comme beaucoup de ceux d’ici.
Au début du printemps, leur floraison a été un enchantement permanent, transformant ce verger en un rêve rose et blanc.
Et là… la récolte me fait elle aussi vivre des instants que je n’avais encore jamais eu l’occasion d’expérimenter.
Samedi, avec mon Capitaine, nous avons procédé à la première récolte de l’un de nos cerisiers.
Ses branches sont couvertes de fruitsIMG_2132 sucrés et fermes.
Il y en a tellement dans le jardin que les oiseaux n’ont pas le temps de nous priver de la récolte…
Je garderai en mémoire l’image de mon Capitaine ployant pour moi des branches rougeoyantes pour mettre ses trésors à ma portée…
Images bucoliques d’un moment joyeux sous un soleil pré-estival, tandis que Pomme explorait cette partie du jardin où elle se rend un peu moins souvent.

Martine Bernier

 

Coccinelle_(1)

Comme la plupart de ceux qui possèdent un jardin et qui cultivent des fleurs, et notamment des roses, nous sommes confrontés périodiquement à la présence d’indésirables, comme les pucerons.
S’en débarrasser, oui.
S’en débarrasser à l’aide de produits chimiques non.
En fin de semaine dernière j’ai donc acheté un pack prépayé pour « lutter contre les pucerons avec la coccinelle ».
Le principe est simple: vous achetez votre pack, puis, grâce au code collé à l’intérieur de l’emballage, vous commandez par courrier ou par internet vos coccinelles.
Vous avez trois possibilités de commande pour le même prix:
- 100 spécimens au stade de l’oeuf
- 80 au stade larvaire
- 20 au stade adulte

N’y connaissant rien ou pas grand-chose, nous avons opté pour le stade larvaire.
Trois jours après, nous recevions par la Poste un petit paquet contenant les instructions et une boîte remplie de larves.
Il est évidemment conseillé d’utiliser les larves dès réception ou, au plus tard dans les deux jours suivants pour peu qu’elles aient été conservées dans des conditions optimales.
Puis elles doivent être déposées au pinceau sur les végétaux à la tombée de la nuit, par temps sec.

Mardi soir, donc, nous nous sommes attelés à la tâche.
80 larves, c’est beaucoup… l’opération nous a pris un temps fou.
Petite anecdote en passant: en cours de route, l’une d’elles, plus avancée que les autres, s’est transformée en coccinelle sur mon bras.
Lorsque tout a été terminé, nous avons grincé des dents: quelques gouttes de pluie sont tombées, mettant en péril le bel avenir gastronomique de nos fragiles protégées…

Le lendemain matin, j’ai fait le tour de nos plantations pour constater à l’oeil nu que nous avions un bon nombre de survivantes.
Ne reste plus qu’à attendre de voir si notre lutte bio va porter ses fruits…

Martine Bernier