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Les dessous du décor…

Il faisait -10 degrés en quittant le Valais hier matin… et -12 en arrivant sur les bords du lac de Joux, déjà partiellement gelé.
C’est là que je devais rencontrer G*.
Je ne vais pas révéler le sujet de l’article qui ne paraîtra pas avant quelques semaines, mais j’avais envie de parler des dessous de cette rencontre très particulière.
Ce n’est pas une, mais deux personnes que j’ai découvertes, puisque l’épouse de mon hôte était présente elle aussi.
Deux personnalités belles et attachantes, avec lesquelles le courant est passé très vite.

Sur le buffet de la cuisine, dans un angle où se trouvaient plusieurs clichés de famille, trônaient deux portraits plus grands que les autres.
Ceux de deux jeunes aux regards francs, droits.
Mes interlocuteurs m’ont raconté qu’il s’agissait de deux de leurs petits-enfants, décédés tragiquement dans un accident il y a trois ans.
Ils étaient cousins.
Leur départ a ravagé l’ensemble de la famille et a plongé la vallée dans le chagrin.
Une de ces douleurs abominables dont on ne se remet pas.

La maison et le paysage étaient enneigés.
Devant la petite fenêtre de la cuisine, des mésanges fréquentaient assidûment la mangeoire installée à leur attention.
Par l’autre grande fenêtre offrant une vue magistrale sur le lac, nous pouvions voir le nuage de vapeur qui semblait voleter au-dessus de l’eau.
G* m’a expliqué que ces signes indiquaient que le lac allait complètement geler dans les prochains jours.
Nous avons parlé longtemps.
Une interview est comme une poupée gigogne.
En fonction de l’occasion, du moment et du contact qui s’établit, les personnes se dévoilent plus ou moins.
Certaines restent cantonnées dans le sujet pour lequel elles ont été sollicitées, d’autres vont plus loin.
Dans le cas présent, au bout de quelques heures, nous n’étions plus vraiment dans une interview.
Mais il faut avouer que plusieurs éléments y contribuaient.

Nous avions dépassé ce stade.
Certaines poupées gigognes sophistiquées contiennent jusqu’à cinq ou six figurines.
J’en possède une de ce genre.
La dernière a la taille d’un grain de riz: je l’appelle « l’âme ».
Hier, c’est à cette étape ultime et si précieuse que mes hôtes m’ont permis d’accéder.
Sachant que ce qui a été confié ne sortira pas de cette bulle d’intimité.

Ce couple fait partie de ceux que je n’oublierai pas…

Martine Bernier

*Je ne livre pas le prénom de mes hôtes tant que l’article n’est pas paru dans le magazine Générations pour lequel il est prévu. Mais ils se reconnaîtront…

 

 

miniature.phpC’était en 1983 ou 1984.
J’avais 24 ou 25 ans et je vivais à Leysin, station de montagne vaudoise, lorsque j’ai accepté de faire partie de la Commission culturelle locale.
Chaque année, le comité organisait des spectacles, concerts et autres manifestations au fil des saisons.
Je ne me souviens plus en quelle année elle a décidé de faire venir dans la station une pièce dans laquelle jouait Michel Galabru.
A l’époque, c’était les Galas Karsenty-Herbert qui s’occupaient d’organiser ces tournées théâtrales.
C’est ainsi que nous avons accueilli Michel Galabru, tête d’affiche de l’une de ces pièces: L’Entourloupe.
La salle était bondée, il avait fallu rajouter des chaises…
Sur scène, l’acteur avait été d’une drôlerie irrésistible.
Il était entouré de Pascale Roberts et d’Alain Chevallier, mais, il faut bien l’avouer, il « faisait le show ».
Dopé par les éclats de rire et les réactions du public, il en rajoutait, offrait un numéro burlesque, sans limites.
La soirée a été un triomphe.

En coulisses, j’ai découvert un homme délicieux.
Il restait drôle, adorait déclencher le rire et les sourires…
Au restaurant où il avait demandé à manger une soupe qui lui faisait visiblement très envie, il charmait toutes les personnes présentes par sa bonne humeur, ses pitreries…
Mais il était surtout d’une gentillesse extrême.
Il  ne laissait personne de côté, était un invité  plus qu’agréable.
Je garde un souvenir lumineux de cette soirée joyeuse et de cet homme qui avait un sens de l’effet comique prodigieux…

Martine Bernier

 

 

Dernier soir sans mon Capitaine, hier.
Armée d’un grand cageot en plastique, je trie mes livres.
Enfin j’essaye…
Si je veux avoir de la place pour en accueillir d’autres, ou tout simplement pour aérer les rayonnages, il faut que je passe par cette épreuve.
Et cela ne fait pas de mal: certains ne présentent plus d’intérêt à mes yeux.

Je voulais terminer cette tâche avant de m’offrir une friandise télévisuelle.
J’avais vu que l’émission « 66 minutes: le doc », sur M6, diffusait un reportage sur les coulisses de la maison Dior juste avant un défilé.
Ce n’est pas la première fois que j’en vois, mais je ne m’en lasse pas.
Ce qui me plaît n’est pas vraiment le défilé, mais les coulisses.
Et particulièrement le travail des couturières et des couturiers.
Hier, j’ai regardé l’émission en léger différé, et j’ai été gâtée…
Un passage diffusait des images de Christian Dior, de ses mannequins, de ses modèles.
J’étais fascinée…
Le travail minutieux de ces « petites mains », les nuits d’avant défilé à effectuer les retouches nécessaires, le stress… puis la récompense.
Elles sont toutes là ou presque à regarder l’événement sur un écran, depuis les coulisses.
Et en regardant le visage de certaines, je me suis dit qu’elles étaient plus belles, plus pétillantes, plus souriantes et mille fois plus charmantes que les mannequins maigres et sans sourire.
J’ai adoré ce moment…

Martine Bernier

Coulisses Maison Dior