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Littérature

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Les téléspectateurs suisses romands connaissent bien la journaliste Manuella Maury, qui officie dans diverses émissions depuis de nombreuses années.
Aujourd’hui, c’est son histoire et des pans de son enfance qu’elle nous raconte à travers un livre touchant et limpide, proposant une série de nouvelles à déguster.

Son histoire gravite autour du bistrot de village tenu par ses parents, dans un village du Val d’Hérens.
Un lieu où les habitués se retrouvent, se confient et évoluent sous le regard de Mona, petite fille de dix ans bercée par les voix et les histoires de chacun.

Mona, c’est Manuella, qui, au fil du temps, comme ses soeurs va  apporter son aide à ses parents, propriétaires de l’établissement.

Dans ce restaurant grouillant de vie, de chants, de rires et de pleurs, le vin et l’alcool tiennent une place maîtresse pour les habitués.
Ce qui ne doit étonner personne, non seulement en raison de la vocation des lieux, mais aussi parce que le livre a été écrit avec un vigneron.
Et pas n’importe quel vigneron puisqu’il s’agit de  Gilles  Besse, qui représente la quatrième génération du réputé Domaine Jean-René Germanier.
Ici, dans cette petite  communauté, le vin est aimé, permet de tisser des liens, de se consoler parfois, de délier les langues et de partager  des moments de plaisir.
Au point que le curé lui-même devient poète lorsqu’il évoque la Petite Arvine…

Pour illustrer cet ouvrage tendre imprégné de souvenirs lumineux et touchants, Manuella Maury a fait appel au talentueux artiste peintre Dominique Studer.
Le trio complice nous entraîne dans le monde Mona, au coeur de ce Valais de montagne chez à nos coeurs,  à la rencontre de personnages savoureux dont elle ne s’est jamais vraiment séparée.
Ne disait-elle d’ailleurs pas: Moi, quand je quitterai le village pour toujours, je m’en souviendrai pour toujours…

Un livre délicieux…

Martine Bernier

« Le monde de Mona » , Manuella Maury, Dominique Studer, Gilles Besse, Les Editions d’Emilien.

 

 

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Rolf, bienveillant compagnon de l’auteur. (Photo Jean-Paul Leclercq)

Si nous avons envie de nous cultiver, de nous enrichir intellectuellement, nous savons tous que Facebook n’est pas la meilleure des adresses, pas plus que ne le sont les autres réseaux sociaux, à quelques surprises près.
Et pourtant.
Voici quelques semaines, j’ai lu sur le site de l’un de mes amis, de nationalité belge, dont j’ai déjà parlé ici, Jean-Paul Leclercq, qu’il venait de sortir un nouveau livre: « Contes amphigouriques ».
Amphigourique n’étant pas un terme que nous utilisons tous les jours, je suis allée vérifier sa définition: « compliqué, confus ».

Les microbes hivernaux m’ayant joué quelques tours pendables je n’ai pas pu commander l’ouvrage tout de suite.
Mais je l’ai fait dès que j’ai retrouvé mon entrain, et je l’ai reçu vendredi.
Là encore, le week-end était trop chargé pour que je puisse commencer ma lecture.
Ce n’est que mardi que j’ai pu m’y plonger.
Ce livre n’est pas le premier de Jean-Paul.
Retrouver sa plume puissante, vive et directe est un régal.
Il est la démonstration vivante que l’être humain possède des ressources étonnantes.
Plus il avance en âge et plus il écrit bien…
Sept contes nourrissent ces pages, et tous ont le même pouvoir: ils vous happent, vous retournent, puis vous clouent sur place avec des chutes complètement inattendues.
Et ce toujours au fil de cette écriture fluide qui vous entraîne là où elle le veut, sûrement, sans mots inutiles.
Ses contes sont captivants…
Un pied dans le quotidien, ce qui nous plonge dans une réalité toute proche, et l’autre au coeur de la nature humaine qui nous concerne tous.

Nous nous retrouvons partiellement dans les personnages, en identifiant d’autres comme ressemblant à des personnes de notre entourage… bref, nous sommes concernés par ces histoires de vies particulières ou non.
Je suis attachée à ce Monsieur dont la vie est un roman et dont la personnalité pudique est si belle.
Ses livres ne sont jamais anodins.
Ils marquent, touchent.
J’aime…
Beaucoup.

Martine Bernier

 

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Saviez-vous que l’une des sources d’inspiration essentielle utilisée par les équipes Disney pour les décors de La Belle au Bois Dormant a été la tapisserie médiévale La Chasse à la Licorne?

Il s’agit d’une série de sept tapisseries réalisées entre 1495 et 1505 à Liège (Belgique) et représentant toutes les étapes de cette chasse mythique.
Elles semblent avoir été commandées par la reine de France Anne de Bretagne à l’occasion de son troisième mariage, avec Louis d’Orléans.critique-la-belle-au-bois-dormant-geronimi2
Ce chef-d’oeuvre se trouve aujourd’hui à New York, au Musée des Cloîtres, où John Hench, l’un des directeurs artistiques de Walt Disney, a longuement été  l’observer, s’en inspirant pour planter le décor de l’univers de la jeune héroïne.
Ne restait plus aux trouver celui qui pourrait superviser les couleurs et le stylisme des décors…
Disney a choisi Eyvind Earle, un centre visionnaire réputé à New York, qui accepta de travailler aux Studios Disney dès 1951.

La Chasse à la Licorne

La Chasse à la Licorne

Il a  complété sa documentation en s’inspirant également du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry dont j’ai déjà parlé ici, ouvrage qui date du XVe siècle.
Il a fallu cinq ans de travail à Eyvind Earle pour obtenir le résultat final, parsemé de détails minutieux et de clins d’oeil à de grands artistes comme Boticelli ou les peintres flamands.

Le résultat est une immersion dans l’époque médiévale, mais aussi une ode à la forêt…
Quant à la musique du film, essentielle, elle est l’adaptation du ballet de Tchaïkovski qui a donné son nom au film, et enrichi de chansons composées par Sammy Fain et Jack Lawrence.
Le dessin animé est sorti en 1959, l’année de ma naissance.
Mais lui a une particularité que je n’ai pas: il ne prendra jamais une ride!

Martine Bernier