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Littérature

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Saviez-vous que l’une des sources d’inspiration essentielle utilisée par les équipes Disney pour les décors de La Belle au Bois Dormant a été la tapisserie médiévale La Chasse à la Licorne?

Il s’agit d’une série de sept tapisseries réalisées entre 1495 et 1505 à Liège (Belgique) et représentant toutes les étapes de cette chasse mythique.
Elles semblent avoir été commandées par la reine de France Anne de Bretagne à l’occasion de son troisième mariage, avec Louis d’Orléans.critique-la-belle-au-bois-dormant-geronimi2
Ce chef-d’oeuvre se trouve aujourd’hui à New York, au Musée des Cloîtres, où John Hench, l’un des directeurs artistiques de Walt Disney, a longuement été  l’observer, s’en inspirant pour planter le décor de l’univers de la jeune héroïne.
Ne restait plus aux trouver celui qui pourrait superviser les couleurs et le stylisme des décors…
Disney a choisi Eyvind Earle, un centre visionnaire réputé à New York, qui accepta de travailler aux Studios Disney dès 1951.

La Chasse à la Licorne

La Chasse à la Licorne

Il a  complété sa documentation en s’inspirant également du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry dont j’ai déjà parlé ici, ouvrage qui date du XVe siècle.
Il a fallu cinq ans de travail à Eyvind Earle pour obtenir le résultat final, parsemé de détails minutieux et de clins d’oeil à de grands artistes comme Boticelli ou les peintres flamands.

Le résultat est une immersion dans l’époque médiévale, mais aussi une ode à la forêt…
Quant à la musique du film, essentielle, elle est l’adaptation du ballet de Tchaïkovski qui a donné son nom au film, et enrichi de chansons composées par Sammy Fain et Jack Lawrence.
Le dessin animé est sorti en 1959, l’année de ma naissance.
Mais lui a une particularité que je n’ai pas: il ne prendra jamais une ride!

Martine Bernier

 

J’aime bien découvrir les divagations des mythes de la littérature.
Et là, j’en ai trouvé deux exemples qui se sont amusés en leur temps à parodier des textes tout aussi prestigieux.
J’avais envie de partager ce que j’ai découvert…

Tout le monde connait les vers de Corneille:

« O âge! O Désesoir! O vieillesse ennemie!
n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers 
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers? »

 

Dans Chapelain décoiffé (1664), Boileau, Racine et quelques complices se sont amusés à adapter les premières scènes de ce fameux Cid pour l’intégrer à une scène de querelle concernant une pension accordée à Chapelain.
Dispute qui conduira son rival à lui arracher sa perruque:

O rage! O désespoir! O perruque ma mie!
N’as-tu donc tant duré que pour tant d’infamie?
N’as-tu trompé l’espoir de tant de perruquiers 
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?

Tsss…
Garnements, va!
Mais celui qui a été le plus impertinent reste le très irrévérencieux Apollinaire qui, lui, s’est attaqué au poème de Verlaine: I pleure dans mon coeur.

L’original est le suivant:

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville:
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur? 

Et Apolinaire en a fait ceci:

Il flotte dans mes bottes
Comme il pleut sur cette ville.
Au diable cette flotte
Qui pénètre mes bottes!

Quand je vous disais qu’il était irrévérencieux!
Le temps a fait de ces auteurs et poètes des figures de cire intouchables figées entre les pages de nos livres.
Nous avons presque oublié qu’ils étaient des hommes!

Martine Bernier

 

Je lis beaucoup, et souvent des ouvrages que je présente aux lecteurs.
Mais j’en lis également d’autres que je choisis.
Certains me ravissent, d’autres moins.
Et puis il y a ceux, finalement assez rares, qui me capturent dans leurs filets et m’empêchent de passer un jour, un soir, sans revenir à eux me noyer dans leurs pages.
C’est le cas pour celui que je découvre en ce moment.
Il a une histoire… je vous la raconte.
Au cours de ces derniers mois, je me suis intéressée aux phénomènes de réincarnation observés de manière scientifique.
Lorsque vous commandez un ou plusieurs ouvrages sur un sujet sur Amazon, c’est automatique: vous recevez par la suite des suggestions de livres susceptibles de vous intéresser et nageant dans les mêmes eaux.
Parmi les idées reçues, j’en ai retenu deux.
Mais comme j’avais craqué pour pas mal de bouquins au cours de ces dernières semaines, j’ai décidé de patienter jusqu’en janvier pour me les procurer.
Je n’ai pas eu à attendre jusque là: mon fils m’ayant demandé ce que je voulais à Noël, je lui ai confié les titres en lui disant que s’il en trouvait un des deux, je serais ravie.
J’ai reçu les deux…
Comme une gamine, j’ai emporté mes trésors dans la chambre et, le soir suivant, j’ai commencé le premier « Au-delà de l’impossible », de Didier Van Cauwelaert, chez Plon.
Avec son écriture limpide et sa façon solide d’aborder les phénomènes expliqués tout en conservant une distance critique, l’auteur relate des expériences sidérantes qui lui sont arrivées.
Par le canal de médiums aux dons reconnus par les milieux les plus sérieux, il a reçu durant des mois des informations provenant de deux génies décédés: Albert Einstein et Nikola Testa.

Ce livre est scotchant, fouillé, précis, cartésien… et plus qu’interpellant.
J’en reparlerai peut-être d’ici quelques jours, lorsque j’aurai avancé dans ma lecture.
Chaque détail est décortiqué, la somme d’informations est énorme…
Je lis en prenant des notes, en croquant des pages, en vérifiant tout ce qui peut l’être.
C’est troublant, passionnant, et… tellement évident…
Je termine l’année avec un ouvrage qui ne ressemble à aucun autre, qui, je le crois, me marquera pour longtemps…

Martine Bernier