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Monet

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Alors que nous prenons nos marques dans notre nouvelle vie, le Musée Marmottan Monet, à Paris, accueille une exposition au thème alléchant: Monet collectionneur.

Je me suis demandé s’il serait possible d’obtenir le catalogue de cette manifestation et j’ai écrit à la boutique du musée.
Cette fois, j’avais réuni tous les éléments me permettant de l’obtenir, puisque j’ai désormais un chéquier me donnant accès à ce genre d’achat… ce qui m’avait jusqu’ici été impossible depuis la Suisse.
Quelques jours après ma commande, j’ai vu arriver un livre magnifique dont le contenu me passionne depuis que je m’y suis plongée.
Lorsque l’on s’intéresse à un personnage ou à un sujet depuis très, très longtemps, il devient de plus en plus difficile au fil des années de découvrir des éléments que l’on ignorait encore.
Dans cet ouvrage qui survivra à l’exposition, j’apprends une foule de choses que j’ignorais, et je découvre des photos de Claude Monet que je n’avais jamais ou très rarement vues jusqu’ici.
Sa collection de toiles et d’estampes était d’une richesse folle.
Et je rêve devant ces merveilles, au fil des pages.
J’y reviendrai sans doute…

Martine Bernier

« Monet collectionneur », catalogue, Marianne Mathieu et Dominique Lobstein

 

 

Sewing the sail

Pas à pas, j’avance dans un univers que je connais mal: celui des peintres impressionnistes américains.
En ce moment, celui que je découvre s’appelle Frederick Carl Frieseke, et m’a réservé une surprise belle et émouvante…
10094_o_frederick_carl_friesekeJ’avais vu certaines de ses toiles, et avait été touchée par les sujets, par l’époque, les couleurs, le trait.
J’ai donc cherché à en savoir plus et j’ai appris qu’il était né le 7 avril 1874 au Michigan.
Mais, surtout, je suis tombée en arrêt devant ce tableau, « L’heure du thé à Giverny », et j’ai réalisé qu’il avait été peint dans un jardin ressemblant furieusement à la maison de Monet.

L'heure du thé à Giverny

L’heure du thé à Giverny

Il lui avait donc rendu visite?
Je dirais qu’il a fait mieux que cela…
Alors qu’il était en voyage en France en 1898, il a éprouvé un coup de coeur pour ce pays et a décidé de s’y installer et d’y vivre.
Il y a vécu toute sa vie  jusqu’à son décès, en 1939.
En 1899, il faisait partie de petits groupes d’artistes américains établis à Etaples et Montreuil-sur-Mer
L’année suivante, il se retire chaque été à Giverny où se donnent rendez-vous de nombreux artistes américains.
Et dès 1906, il loue une maison adjacente à celle de Monet.
Mais cette promiscuité ne l’a pas empêché de déclarer qu’aucun impressionniste ne l’a influencé, sauf peut-être Renoir.
Il a réalisé des toiles douces et pleines de charme.

Et je cherche aujourd’hui un livre qui me permettra de le connaître mieux.

Martine Bernier

Yje House in Giverny

Yje House in Giverny

 

 

Giverny Photo Bruno Guédot

Giverny
Photo Bruno Guédot

Ca y est…
Hier, mes derniers livres d’art ont disparu des rayonnages pour se retrouver dans des cartons.
Et parmi eux, ceux consacrés à Monet et à sa peinture.
Un petit crève-coeur pour moi.
Je me répète sans doute, mais une fois que ces livres s’éclipsent, je ne me sens plus chez moi.

Le soir, mon Capitaine et moi avons passé une soirée délicieuse au cours de laquelle il a su me faire oublier ces inconvénients momentanés.
Cerise sur le gâteau, au moment de regarder un journal télévisé, je découvre un reportage consacré au jardin de Monet à Giverny…

J’y ai appris à ma grande stupéfaction que James Priest, le jardinier anglais qui en était responsable depuis 2012, est parti en janvier, et que le poste a été repris en intérim par Gilbert Vahé, le jardinier chef qui en a été responsable pendant de longues années jusqu’à sa retraite.
J’ai eu la chance de rencontrer les deux hommes au cours de deux visites différentes, et de leur consacrer à chacun un article.
Je les ai appréciés tous les deux, et j’ai appris une multitude de choses à leur contact.
Mais la nouvelle est étrange, même si elle n’était pas au coeur du reportage diffusé.
C’est bel et bien le jardin et son histoire qui en étaient le coeur.
Je l’ai suivi avec délice… et n’ai pas pu empêcher de me dire que la coïncidence était amusante…
Monet semblait revenir me faire un clin d’oeil!

Martine Bernier