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mythologie

sisyphe

Avez-vous déjà entendu cette expression, au détour d’une phrase: « C’est un vrai rocher de Sisyphe »?
Elle se fait de plus en plus rare…
Aussi, lorsque je l’ai lue au détour d’une phrase d’un livre, il y a quelques jours, je me suis dit que, cette fois, je n’allais pas la laisser s’envoler sans chercher sa provenance.
Comme on pouvait s’y attendre, le parfum de mythologie qu’elle entraîne dans son sillage signe bien son origine.
« Le rocher de Sisyphe » symbolise, sous forme de métaphore, une tâche interminable.
Et l’expression n’a vraiment de sens que si l’on connaît l’histoire dudit Sisyphe, fils d’Eole et d’Enarété, et fondateur de Corinthe, selon la légende.
Ce brave Sisyphe avait trouvé le moyen de déclencher la colère des dieux de l’Olympe… ce qui, en soit, est une très mauvaise idée.
D’un naturel un peu chatouilleux, ceux-ci avaient décidé de le punir sévèrement.
Il fut donc condamné à gravier au sommet d’une montagne en faisant rouler devant lui un énorme rocher.
L’astuce de ces dieux décidément très fripons résidait dans le fait qu’une fois arriver en haut, le malheureux Sisyphe n’avait pas assez de place pour installer sa pierre… qui dégringolait aussitôt la pente en sens inverse.
Ce qui l’obligeait à recommencer, encore et encore…

Martine Bernier

 

J’aime beaucoup la mythologie.
Les histoires des personnages que l’on y trouve sont tellement tortueuses qu’à côté d’elles nos vies paraissent presque simples…

Prenez celle des Danaïdes.
Nous connaissons tous le fameux « tonneau des Danaïdes ».
Mais l’histoire qui se cache derrière ce fameux tonneau, vous en souvenez-vous?
Dans la mythologie grecque, les Danaïdes étaient les cinquante filles du roi Danaos.
Cinquante filles!
Le regard que l’on porte sur Danaos est déjà un peu perplexe…
Ces charmantes jeunes filles sont toutes unies dans le même combat: elles refusent d’épouser leurs cinquante cousins auxquels elles sont promises.
Cinquante cousins… quelle famille…
Elles partent donc avec leur père pour échapper à ce mariage forcé.
Avec leur père, direz-vous? Mais… n’est-ce pas le père qui, en principe, conclut les mariages arrangés? 
Si, si, mais Danaos semblait avoir très peur de son frère, l’heureux papa des 50 garçons en question.
La petite troupe file donc en direction d’Argos.
Mais une fois  là-bas, les demoiselles se ravisent.
Elles finissent par revenir sur leur décision et acceptent les mariages.
Le jour des noces arrive, clôturé par un grand banquet.
Et c’est après le repas que toutes les jeunes mariées, à l’exception de l’aînée, poignardent leurs époux respectifs au lit.
Beurk.
Les 49 meurtrières sont condamnées à remplir pour l’éternité un tonneau percé.
Une peine parfaitement stupide, avouons-le.
Mais le comble, c’est que l’aînée, qui, elle, n’a tué personne, a été emprisonnée par son père.
Tout cela est parfaitement injuste.
Avouez qu’il n’était pas très net, ce roi Danaos…

Quand je vous disais qu’à côté de ces récits, nos vies sont presque de longs fleuves tranquilles…

Martine Bernier