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Parfums

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Hier soir, l’un des amis de mon Capitaine nous rend visite.
Au moment où il me fait la bise, je suis happée par une senteur caractéristique que je n’ai plus humée depuis très longtemps:

- Tu portes du patchouli??
Oh! Tu l’as reconnu?
- Bien sûr… il est très particulier!
- Et tu l’aimes?
- Disons que c’est toute ma jeunesse, les années 70… nous avions tous un petit flacon!
- C’est tout à fait ça! Celui que je mets est très vieux… je n’en ai plus jamais retrouvé depuis.

Ah bon?
Intriguée, j’ai fait une petite recherche pour tenter d’en savoir plus.
Je savais déjà qu’il existait des huiles essentielles créées à base de cette fleur aromatique tropicale, et qu’elle possède des vertus multiples.
Mais en parfum… je n’en jamais porté contrairement à quelques personnes de mon entourage de l’époque.
Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour le trouver dans la composition de  « Patchouli-Réminiscence »et de quelques autres flacons.
Les nostalgique de la période Peace & Love n’ont pas disparu, visiblement.

Martine Bernier

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Il y a quelques mois, j’ai été happée par le parfum que portait une femme de mes connaissances, à tel point que je lui en ai demandé le nom.
Elle m’a dit qu’il s’agissait de « L’Orpheline », de Serge Lutens.
Un parfum à la fois frais et élégant, suffisamment particulier pour être émouvant et attirer l’attention sans être écrasant ou lourd.

Hier, jour de notre anniversaire de mariage, mon Capitaine m’en a offert un flacon… et je suis partie sur ses traces.

En succombant à son charme je fais une infidélité aux chyprés, puisqu’il fait partie de la famille Fougère, voire Fougère cendrée selon certains.

Son créateur Christopher Sheldrake, est à la base de tous les parfums de la marque Serge Lutens. Cet Anglais raffiné et inattendu est né en Inde.
Sa vie est passionnante si l’on en croit le petit chapitre qui lui a été consacré dans le livre « Le Parfums » d’Elisabeth de Feydeau.
Et très probablement a-t-il été influencé dans ses créations par les images, les ambiances  et les odeurs multiples qui ont marqué son enfance.

Créé en 2014 , le parfum l’Orpheline  a été construite autour de… l’encens.

Et il s’ouvre comme une poupée gigogne, livrant des notes rappelant les odeurs fines d’un jardin vert ou d’un sous-bois, soutenues de musc blanc.
A la pose, il étonne par ses nuances épicées, complexe mêlées à une froideur de roche, formant un ensemble presque agressif pour moi.
Quelques instants plus tard, il s’installe et livre un coeur rond, beaucoup plus tendre et envoûtant, où le musc et une rose délicatement miellée se révèlent et se déposent en douceur pour quelques heures sur la peau.

Une petite merveille olfactive…

Martine Bernier

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Impossible de manquer l’événement, que dis-je: la révolution que vit en ce momentle monde de la parfumerie: Chanel a sorti une version « eau » de son N°5 devenu mythique depuis que Marilyn Monroe avait confessé que porter que lui pour dormir.
Bien décidé à rajeunir son image, Chanel a confié à une sylphide, Lily-Rose Depp, le soin devenir l’ambassadrice de son nouveau parfum.
Et, en ce moment, si vous mettez le bout du  nez dans une parfumerie, vous ne pouvez pas le manquer: il est absolument partout.
Chanel a fait fort pour attirer les femmes plus jeunes vers ce N°5  jusqu’ici associé à un public plus mûr.

Je l’ai découvert il y a quelques jours, à travers un échantillon trouvé dans un magazine féminin.
Curieuse de connaître ce nouveau visage olfactif, je l’ai essayé, et j’ai été intéressée par ce que j’ai découvert.
Je m’en suis donc procuré un petit flacon.
L’Eau est à mille lieues de son capiteux aîné.
Elle est beaucoup plus simple, plus fraîche, très florale, jouant sur le mariage de la rose de mai et de l’ylang-ylang, le tout enrichi de notes de mandarine, de citron, de bergamote, d’orange, de jasmin, d’aldéhydes, de santal et de muscs blancs.
Pour ma part, au moment de la pose, je décèle toujours en premier lieu la note citronnée, très marquante.

Alors?
Il est agréable, c’est une évidence.
Mais…
Plutôt que de lui donner le même nom où presque que son illustre prédécesseur avec lequel, il faut bien l’avouer, il n’a pas grand chose en commun, j’aurais préféré qu’il soit présenté pour ce qu’il est: une fragrance nouvelle qui plaît ou ne plaît pas.
Il devrait séduire, notamment  les jeunes nez.
Mais sa tenue est décevante, contrairement aux autres Chanel qui doivent être utilisés avec parcimonie sous peine de gêner l’entourage pendant des heures.
Si vous cherchez une eau fraîche et très discrète, celle-ci vous plaira.
Si vous préférez un parfum doté d’une personnalité reconnaissable entre toutes, vous risquez d’être déçues…
Restez plutôt au classique N°5.
Ou craquez pour ce N° 19 qui reste l’un de mes parfums coup de coeur…

Martine Bernier