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Philosophie

mouton-blanc-noir

Sur la porte de mon bureau se trouve une photo assez similaire à celle ci-dessus.
Pas de mouton noir, mais la tête d’une brebis émergeant d’un troupeau où c’est apparement l’heure du repas et où l’on ne voit que des dos en dehors de cette frimousse qui semble contempler ses congénères.
La photo est légendée: « Quoi qu’il arrive, toujours garder une vue globale de la situation. »

Je réfléchis beaucoup, en ce moment, au concept de la destinée, à ce que nous n’avons pas choisi.
Et à une thèse de Bergson expliquée récemment par Charles Pépin dans « ¨Philosophie Magazine », qui, en gros, se demandait si « nous ne pourrions pas avoir un rapport libre à ce qui nous détermine ou nous conditionne ».
Une manière de ne pas se soumettre à son destin tout en n’étant pas non plus complètement dans l’action libre et le déterminisme.
La recherche de l’équilibre…

Il préconise de se réapproprier ce que nous n’avons pas choisi afin de le vivre à notre façon, ce qui rend toute situation plus fluide.
J’aime cette façon d’appréhender la chose…
Même face à des événements extérieurs qui nous assaillent et auxquels nous ne pouvons rien, face à notre éducation, notre culture, nous avons finalement la possibilité de réagir de plusieurs manières.
Opter pour celle qui nous convient le mieux plutôt que de subir l’événement ou de suivre le mouvement…
N’est-ce pas finalement se donner le droit de vivre?

Martine Bernier

 

Comme tout le monde, je me dis souvent, en regardant la cruauté innommable des grands titres de l’actualité, que nous vivons des temps épouvantables où certains êtres humains sanguinaires et sans conscience ne ressemblent plus à l’idée que je me fais de l’Homme.
J’écoute les spécialistes en parler.
Beaucoup s’expriment sur la situation, sur les risques, les moyens de lutte, l’actualité brûlante.
C’est nécessaire, mais pour moi insuffisant.
Dans ces cas-là, je réécoute ou relis ceux dont les paroles font du bien.
Et je reviens souvent à Frédéric Lenoir, qui  explique que l’immense tristesse que nous avons au fond de nous « peut cohabiter avec la joie puisque la joie est l’amour de la vie », tel qu’il le disait sur RTL.

Il a publié sur son compte Facebook ce passage tiré de son essai: « La guérison du monde »:

Voilà ce qui me semble d’une limpide évidence: c’est quand la pensée, le coeur, les attitudes de la majorité auront changé que le monde changera.
Ce constat va bien au-delà des réponses techniques qui peuvent ponctuellement résoudre l’un ou l’autre des problèmes que nous affrontons, mais qui ne peuvent suffire à mener à la guérison globale et en profondeur de nos maux.
La solution doit venir de chacun de nous, appelé à un travail sur soi, à une conversion du regard, à un changement de mode de vie.

C’est la somme des nouvelles individualités qui créera une collectivité nouvelle.

Je pense que ce sont des paroles de sagesse…
Peut-être serez-vous intéressés comme je l’ai été par l’interview qu’il a donnée au Parisien.fr (lien ci-dessous).
Elles sont réconfortantes, idéales pour bien commencer la semaine.

Martine Bernier

 

Interview de Frédéric Lenoir sur le site Le Parisien.fr

 

 

 

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Comme tout le monde, à différentes période de ma vie, je me suis interrogée sur le sujet de la réincarnation, et j’ai lu plusieurs ouvrages traitant du sujet, en m’attardant notamment sur la philosophie tibétaine en la matière, puis sur les écrits de l’anthroposophe Rudolf Steiner.
Puis Jee, notre Fleur d’Asie, est rentrée dans notre famille.
Sa culture thaïe est indissociable du bouddhisme qu’elle pratique fidèlement.
Nous en parlons quelquefois et je suis toujours frappée par ses réponses, par cette foi si respectueuse du vivant.

Il y a deux ou trois semaines, par hasard, je suis tombée sur deux ouvrages que j’ai commandés.
J’ai terminé le premier il y a deux jours: Une vie avant la vie, 40 ans d’études scientifiques sur des cas de réincarnation d’enfants.
J’avais envie d’en apprendre plus sur ces témoignages de très jeunes enfants âgés parfois d’à peine 2 ans, donnant des précisions étonnantes sur des souvenirs qui ne semblent pas leur appartenir.
Les enquêtes menées à leur sujet et relatées dans ce livre sont poussées, et la plupart des résultats semblent inexplicables.
Toute une partie de l’ouvrage est ensuite consacrée à l’éventuelle réalité de la réincarnation, aux arguments pour ou contre, aux explications avancées.
Je vous en  confie un extrait:

En physique, des concepts liés à la relativité et à la mécanique quantique ont déjà démontré que l’univers tel que nous le comprenons actuellement est très différent de ce que nous en percevons au quotidien.
De même, la plupart d’entre nous ne sommes conscients que de notre propre conscience, et encore, grâce à notre cerveau. 
De fait, on pourrait avoir du mal à pleinement accepter les indications tendant à prouver que la conscience est un facteur plus universel dépassant ce qui semble se passer dans notre cerveau.
Si la conscience est un élément fondamental  de l’univers, alors il nous faut nous demander si l’on peut logiquement penser qu’elle n’est que le sous-produit du fonctionnement cérébral.
(…) On peut supposer qu’une composante fondamentale de l’univers, si la conscience est bien cela, existe indépendamment de l’univers ici sur Terre.
Même si notre vécu quotidien peut nous faire dire que notre conscience commence à notre naissance et se termine à notre mort, une alternative raisonnable consiste à dire que notre cerveau est un véhicule utilisé par la conscience au cours de la vie et que la conscience existait avant notre naissance et peut se prolonger après notre mort jusqu’à ce que l’on trouve un autre véhicule dans un autre corps.

Ce n’est qu’un très court extrait, et les témoignages étayés dans cet ouvrage interpellent.
Quant à moi, je continue mes lectures avec le deuxième livre, sans doute encore plus surprenant que le premier.
Et l’impression que, comme le disait Jean Gabin: je sais une chose, c’est que je ne sais rien. Mais ça, je le sais.

Martine Bernier

Une vie avant la vie, 40 ans d’études scientifiques sur des cas de réincarnation d’enfants. Dr Jim B. Tucker, Dervy, collection Grandes Enquêtes dirigée par Stéphane Allix.