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Pomme

Cette semaine, L’heure du vaccin annuel était arrivée pour Pomme qui, pour la première fois, a fait connaissance avec sa nouvelle vétérinaire.
Pour ma part, je la connaissais déjà, ayant fait sensation à l’automne dernier lorsque j’étais arrivée au cabinet avec un énorme carton contenant ma précieuse poule Kaki.
Nous avions fait connaissance avec le vétérinaire belge qui nous avait expliqué que son épouse et lui avaient suivi leurs études dans la commune de Bruxelles où j’ai habité 18 ans.
Cette fois, c’est donc sa femme qui s’est occupée de Pomme, pas très tranquille dans ce nouvel environnement.
Nous avons eu une conversation délicieusement belge, et mon Mogwaï s’est à peine aperçu qu’il se faisait vacciner.
Je garde de ce moment le souvenir d’un moment délicieux partagé avec mon Capitaine qui semble avoir apprécié autant que moi.
Et Pomme, me direz-vous?
Elle a eu droit à une journée comme elle les aime, au cours de laquelle elle nous a accompagnés partout .
Mais dans la nuit… j’ai réalisé que quelque chose de doux se nichait dans mon dos.
J’ai allumé, à moitié éveillée, et j’ai vu Pomme se précipiter vers le  bout du lit.
Lorsque la lumière s’est allumé, elle s’apprêtait à regagner son panier, et s’est retournée vers moi en me lançant un regard pitoyable.

Elle n’avait jamais fait ce genre de chose.
Ou alors… je ne m’en suis pas rendu compte!

Martine Bernier

L’une des grandes questions du printemps est pour moi: « Est-ce le moment ou non d’offrir à Pomme sa coupe des jours chauds? »
J’ai toujours peur de la faire trop tôt et qu’elle prenne froid.
Mais là… cela faisait plusieurs jours qu’il faisait beau et chaud, et mon Mogwaï n’était visiblement pas bien dans son pelage et dans sa peau.
Hier donc, je lui ai proposé sa séance de toilettage.
Elle sait parfaitement de quoi il s’agit.
Lorsqu’elle m’a vue prendre deux paires de ciseaux, une petite poubelle en plastique, et que je lui ai proposé: « on va faire une belle Popomme? », elle a sauté avec enthousiasme sur le canapé puis sur la petite table basse du salon qui nous sert de salon de toilettage pour l’occasion.
Trois quarts d’heure plus tard,  elle bondissait à la rencontre de mon Capitaine, joyeuse et ravie de ressembler à nouveau à ce qu’elle est: un petit bichon havanais mince et mignon.

Seulement voilà…
Ce matin, elle est sortie avec mon Capitaine pendant que je me préparais.
Il faisait gris mais sec.
A mon arrivée dans mon bureau, j’ai ouvert la porte pour aller rendre visite à mes poules.
Ne sachant pas qu’elle était sortie, j’ai proposé à Pomme de m’accompagner et je suis partie… sous la pluie.
- Flûte… Il suffit que je te coupe les poils pour qu’il recommence à pleuvoir le lendemain!

Je suis allée dans le poulailler, ai fait un brin de causette aux Boulettes, puis suis resortie en appelant mon Mogwaï.
En principe, pendant que je m’occupe des Quatre Grâces, elle vérifie que tout va bien dans le jardin et me rejoint ensuite.
Sauf que là… pas de Pomme à l’horizon.
Je l’ai appelée plusieurs fois avant de jeter un coup d’oeil vers mon bureau.
Elle était restée à l’intérieur, assise sur le petit paillasson, et me regardait me mouiller inutilement à ses yeux.
Quand je suis rentrée, elle m’a accueillie avec des manifestations de joie qui m’ont amusée.
Je crois que je ne dois plus m’inquiéter de la toiletter trop tôt ou non.
Elle sait parfaitement mener sa barque: quand elle n’a pas envie de prendre l’eau ou de prendre froid… elle ne sort pas, tout simplement!

Martine Bernier

Depuis que la saison commence à tourner, la vie a adopté son rythme printanier dans la maison.
Le matin, dès l’instant où je m’aventure dehors pour libérer les poules, je le constate à leur comportement.
Elles ne se lassent pas d’explorer leur enclos à la recherche de je ne sais quel trésor, profitent de la douceur du temps avec un plaisir manifeste…
Pomme est à l’unisson et a retrouvé le goût d’arpenter son grand territoire en surveillant les arbres et les oiseaux.
La lumière et la timide chaleur printanière m’ont convaincue à terminer la peinture du meuble qui devrait aujourd’hui gagner sa place définitive dans notre cuisine.
Et mon Mogwaï, toujours serviable, a tenu a m’apporter son aide.
Alors que mon Capitaine avait aligné sur un chiffon à même le sol l’ensemble des pinceaux que j’utilise pour mes travaux de peinture, Pomme s’est discrètement empressée de les « emballer » dans leur tissu, trouvant sans doute peu convenable de les exposer à tous les regards.

Ces jolies journées d’avril ont ramené la vie dans la maison d’à côté, celle qui appartient à un membre de la famille de mon Capitaine.
Les visites, les repas pris en commun, les soirées passées à se remémorer des souvenirs… ce printemps apporte une douceur de vivre.

Vendredi, en fin d’après-midi, nous prenions l’apéritif avec un ami dans la véranda en attendant nos invités du soir.
Le soleil se couchait et un dernier rayon entrait juste dans le poulailler qui baignait dans une lumière dorée.
Des dizaines d’oiseaux picoraient des graines autour et dans ledit poulailler.
C’était une vision de petit bonheur..
Mes quatre Boulettes sont rentrées et j’ai pu les voir s’installer dans leurs quartiers tranquillement, chacune cherchant sa place.
Je suis allée fermer la porte de leur maisonnette pour la nuit, et leur ai fait un brin de causette avant de les laisser.
Comme toujours, Plume avait mille choses a me dire, et Kaki a accepté mes caresses.
J’étais déjà passée une première fois lorsqu’elles étaient rentrées un peu plus tôt, mais elles avaient eu envie de ressortir et je n’avais pas eu le coeur d’écourter cette journée dont elles profitaient avec un plaisir si manifeste, comme chacun de nous…

Martine Bernier