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Pomme

Depuis que Chachat partage notre quotidien avant de retourner chez ma belle-fille, Pomme est aux anges.
Elle semble  auto-investie d’une mission: s’occuper comme une mère de ce beau bébé de six mois.
A ceci près que Pomme est un chien, Chachat est un chat (si, si!) et même un grand chat, comme tous les maine-coon.
24909931_10215295259037538_6702693095132425136_nIl n’a plus grand-chose d’un bébé, même s’il est joueur comme peuvent l’être les jeunes chats.
Mais il adore s’amuser avec cette petite maman bouclée qui lui lèche IMG_0469consciencieusement les oreilles, veille à ce qu’il ne s’ennuie pas, et ne le quitte pas d’une semelle.
Tous deux s’entendent à merveille même si Pomme se prend de bonnes claques de la part de ce magnifique polisson qui adore lui tendre des pièges et lui sauter dessus au  moment où elle ne s’y attend pas.
En très peu de temps s’est installée entre eux une complicité assez étonnante…

Un matin, très tôt, Chachat miaule derrière la porte de ma chambre.
Celle-ci n’est pas complètement fermée, mais il n’a apparemment pas la force de la pousser… et je n’ai aucune envie de me lever alors qu’il n’est pas six  heures.
Pomme, elle, n’est pas du même avis.
Pas question pour elle d’abandonner « son » chat.
Qu’a-t-elle fait, à votre avis?
Elle s’est dirigée vers la porte, et s’est arrangée pour l’ouvrir, laissant le passage au chat qui est entré en miaulant de plus belle.
Mon Mogwaï était ravi… et le chat aussi.
Moi un peu moins: il était très clair que la journée allait commencer plus tôt que prévu!
Mais comment leur en vouloir?
Pomme et « son bébé » ont très envie de profiter du temps passé ensemble!3eafda96-d9e2-4420-8926-df7d693d9b2e
Y compris pour les siestes sur le canapé qu’ils investissent dans la journée, créant une nouvelle version des lits superposés, mon Mogwaï en mode cachalot, Chachat en mode Chachat.

Ils sont incroyablement différents mais inséparables.
Une leçon de vie pour les humains que nous sommes.

Martine Bernier

 

IMG_0667 Après plusieurs péripéties, nous avons finalement accueilli l’un des chats de ma belle-fille pour une escale au Grand Nid.
Nashville (que personne n’appelle ainsi, d’ailleurs) est un splendide maine-coon noir de 6 mois, avec de ravissants plumets aux oreilles et une personnalité irrésistible.
Lorsque nous recevons des chats en visite, ce qui a été le cas à quelques reprises par le passé, il leur faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer aux attentions joyeuses de Pomme, toujours ravie de les rencontrer.
Le plus souvent, ils se perchent en hauteur pour se mettre hors de sa portée, passent en courant lorsque la voie est livre, puis finissent par jouer avec elle à leur manière.
Cette fois, au bout de quelques minutes à peine, notre hôte a pris la situation en main. Il a semble-t-il vite compris que Pomme n’était pas agressive à son égard (ni vis-à-vis de qui que ce soit, d’ailleurs!) mais a tenu à lui faire comprendre qu’il serait un convive au caractère affirmé.
Il ne fuit pas devant elle, ne se cache pas, l’affronte sur son propre terrain, en douceur.
Pomme est au comble du bonheur.
Quant à Nashville, il semble très curieux de ce nouvel endroit où il se trouve.
Il visite la maison de haut en bas et de bas en haut, Pomme sur les talons. Comme d’habitude, mon Mogwaï monte et descend les escaliers et galope dans la maison à grand renfort de bruits de cavalcades rappelant les charges de la Brigade Légère.
Son nouveau copain, lui, glisse silencieusement sur ses coussinets, me suit comme une ombre à travers les pièces où je m’installe, fait tomber un livre par-ci, un objet par là, me regarde longuement, passe beaucoup de temps à se faire caresser en ronronnant, joue avec l’eau de l’écuelle de Pomme, séduit mon Capitaine…
Les premières heures, comme je ne voulais pas le brusquer, je me contentais de lui parler, sans essayer de le toucher.
Il semblait écouter attentivement.IMG_0677
C’est lui qui a fait le premier pas et qui est venu s’installer sur mes genoux lorsqu’il en a eu envie.
Sous l’oeil bienveillant de mon Capitaine, entre ma fidèle petite Pomme et ce sphinx amical, je découvre un avant-goût du paradis!

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Depuis, mes complices ont pris l’habitude de travailler avec moi. Ce qui, avouons-le, est adorable, mais pas toujours confortable!

Martine Bernier

Dimanche matin.
La température est légèrement remontée depuis la veille.
Ce matin-là, le froid est remplacé par une légère pluie.
Pomme m’accompagne dans l’enclos des poules pour assister à leur réveil.
En ouvrant la porte de leur poulailler toujours plus cosy (comprenez par là que les coins sommeil sont recouverts d’une couche de foin plus épaisse en fonction du froid), une surprise nous attend.
Les quatre Grâces se tiennent perchées sur le bord de leur « dodo du premier étage ».
Je suis ravie de voir que Kaki a passé la nuit avec ses copines, contrairement à la veille où elle avait dormi seule au 2e étage.
Bien en ligne sur le bord de leur longue caisse en carton, elles sont craquantes.
Je les caresse une à une sans qu’elles fassent mine de vouloir partir.
Pomme, ravie de les voir d’aussi près, s’approche d’elles la truffe en l’air, en remuant doucement la queue.
Kaki, Chine et Praline l’observent d’un air intéressé.
Plume, elle, s’avance en inclinant sa petite tête de gauche à droite pour mieux voir cette boule de poils noirs qui les renifle respectueusement.
La rencontre est insolite et prudente jusqu’au moment où… Plume place un petit coup de bec bien senti sur le crâne de Pomme.
Il lui arrive parfois de faire la même chose sur ma main: je sais que c’est très léger et que le geste tient plus de la curiosité que de l’agressivité.
Pomme, elle, a l’air ébranlée par ce qu’elle semble prendre pour une tentative de lobotomie.
Elle me regarde, l’air de dire: «  Mais… il est complètement fou, ton zoiseau! »

Je la caresse en expliquant:
- C’est sa façon à elle de voir si tu es mangeable ou pas! Oui, je sais, elle n’a aucune éducation. Quant à toi, poulette… un peu de tenue! Parce que si Pomme décide de te faire passer le même test, je ne donne pas cher de tes plumes! Allez, hop, Pomme, tu sors du poulailler, et les poules, vous pouvez aller vous balader pendant que je nettoie la maison!

Aussitôt dit, aussitôt fait.
Pomme quitte les lieux, et mes gallinacés sautent sur le sol l’un après l’autre, passent devant moi en file indienne et vont s’abreuver à l’extérieur.
Je commence mon nettoyage matinal, quand j’entends un « kêêêêt » caractéristique derrière moi.
Oui, mes poules ne savent pas dire « cot », comme tout le monde.
Elles doivent avoir un accent.
Je me retourne, et je vois ma Kaki qui passe la tête dans le poulailler, sous les légers filets placés par mon Capitaine pour empêcher les invasions de passereaux.
- Coucou, Kaki! Tu viens me dire bonjour?
- Kêêêt!
- Oui, ça vient. J’ai presque fini, tu vois. Et là, je vais vous ajouter des graines et des petits bouts de gâteries comme tu aimes.
- Kêêêt!

Nous avons conversé un petit moment, sous l’oeil de Pomme qui nous regardait derrière le barrière.
Puis je l’ai laissée entrer, me suis effacée à côté de mon Mogwaï et ai regardé les trois autres complices rejoindre Kaki.
Rien ne m’amuse autant que les voir foncer vers moi à toute vitesse, que j’aie les mains remplies ou non.
Lorsque je viens prendre de leurs nouvelles, elles me regardent, m’adressent de gracieux caquetages, me tournent autour et me témoignent leur intérêt à leur façon.

Ce matin, j’ai caressé Kaki en sortant.
Elle a pris un air offusqué et je me suis excusée en riant.
Elle avait déjà accepté une caresse quelques instants plus tôt, ce qui représente un effort pour elle après ces longues semaines de soins qu’elle a eu à subir.
Mais lorsque se termine ma séance d’inspection quotidienne me permettant de constater que la maladie n’est pas revenue, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle a eu beaucoup de chance.
Et, vu sa personnalité et la relation particulière qui me rapproche d’elle, je crois pouvoir dire que… moi aussi!

Martine Bernier