septembre 2018
L Ma Me J V S D
« août    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Catégories

Pomme

Pomme est guérie!
Hier, nous l’avons emmenée chez le vétérinaire qui lui a ôté les fils: l’opération n’est plus qu’un mauvais souvenir…

La veille au soir, j’étais au téléphone avec la Dame de Chiboz qui m’a demandé de ses nouvelles.
Et qui m’a confié qu’elle aimait raconter à ses amis une anecdote qui lui est arrivée ici, alors qu’elle passait deux jours chez nous avec son mari, voici quelques semaines.

Nous étions dans la véranda, et j’ai demandé à Pomme d’aller lui faire un bisou.
Mon Mogwaï s’est exécuté de bonne grâce et est allé déposer une petite léchouille sur la jour de mon amie.
Celle-ci, amusée et touchée, a proposé à son époux de faire la même demande à Pomme.
Mais au lieu de le faire, il a répondu en grommelant… ce qui a déclenché une réaction chez Pomme qui, en digne bichon havanais, a toujours des façons de se comporter un peu inattendues.
Elle s’est mise sur le dos, jouant avec ses pattes et arborant ce que j’appelle un large sourire.
La Dame de Chiboz, interloquée, m’a demandé ce qu’elle faisait et j’ai répondu: elle éclate de rire!
Ce qui était vrai!
A Chiboz, on en rit encore…

Martine Bernier

 

Mardi soir.
En début de soirée, le téléphone sonne.
Mon Capitaine décroche et je l’entends saluer le vétérinaire qu’il me passe ensuite.
Celui-ci vient prendre des nouvelles de Pomme.
Il s’est absenté quelques jours et c’est son épouse, vétérinaire elle aussi, qui a pris la relève des soins.
Je lui explique où nous en sommes et lui rappelle que nous devons venir le voir ce mercredi.
La conversation dure quelques minutes.

En raccrochant, j’étais touchée.
J’ai eu la chance d’avoir toujours pu compter sur d’excellents vétérinaires lorsque j’habitais en Suisse.
Ici, c’est toujours le cas.
Mais il y a un petit plus…
Non seulement la compétence est au rendez-vous, mais s’y joint une notion d’humanité et de dévouement exceptionnel.
L’état de santé de Pomme n’est pas encore revenu à la normale.
Malgré tous les soins et toute l’attention dont nous l’entourons tous, elle a du mal à remonter la pente.
Ce qui me rassure?
Que la personne qui la soigne s’en inquiète comme s’il s’agissait de son propre chien.
C’est une chance que j’apprécie bien plus que je ne peux le dire…

Mercredi matin: nous nous rendons au rendez-vous.
Pour Pomme, il faut encore un peu de courage: son pansement lui est retiré, puis elle subit une dernière radio.
Mais les nouvelles sont bien meilleures: elle se remet!
Elle est toujours très fatiguée, continue à se laisser nourrir et abreuver sans faire l’effort de se servir seule, mais ses fonctions vitales sont rétablies et elle redevient un peu malicieuse.
Nous passons un long moment dans le cabinet du vétérinaire, à discuter avec lui de tout ce qui vient de se passer.
Un débriefing pour chacun de nous tandis que Pomme ne rêvait que d’une chose: quitter le cabinet et retrouver la quiétude de la maison!
Quant à son sauveur, nous lui vouons une reconnaissance éternelle!

Martine Bernier

Visite chez le vétérinaire, lundi.
C’est mercredi qu’elle aura un bilan un peu plus approfondi, mais nous apprenons d’ores et déjà  que Pomme semble aller mieux mais qu’il faut rester très prudents: ce genre d’opération présente des risques plusieurs jours après avoir été effectuées.
Chez nous, il a été naturellement décidé depuis le premier jour que nous ferions en sorte qu’elle n’ait pas d’efforts à faire.
Comme elle boude ses gamelles, je la nourris à la main avec des mets auxquels elle n’a normalement pas droit.
Et elle y prend goût!
Elle accepte de bonne grâce que son médicament soit mélangé dans du fromage blanc… qu’elle ne consomme que s’il se trouve sur le bout de mon doigt, déguste les petits morceaux de jambon et prend même quelques croquettes à condition qu’elle lui soit disposée sur sa couche et non dans son bol.
Idem pour l’eau.
Le bol d’eau fraîche est snobé, mais elle accepte de boire couchée si je lui en présente quand elle squate ses paniers.
Bref, elle a adopté le mode Rome antique pour ses repas, lorsque les convives mangeaient couchés, servis par des esclaves.
Comme je la vois toujours assez faible je joue le jeu de bonne grâce.

Lundi soir, au moment de monter à l’étage,  mon Capitaine a décrété qu’il ne fallait pas qu’elle monte les escaliers.
Elle était couchée dans l’un de ses paniers douillets qu’il a pris dans ses bras pour transporter le tout dans la chambre où il a posé délicatement son précieux fardeau près du lit.
Pomme a apprécié.
Tellement apprécié qu’après avoir passé la nuit dans son panier de nuit, elle s’est précipitée dans ce qu’elle semble considérer comme son « panier ascenseur » et elle a attendu.
Elle a refusé de descendre l’escalier, attendant que mon Capitaine vienne la chercher.
Comme elle est toujours très faible, je comprenais…
Ce n’est que lorsqu’elle a trouvé qu’il tardait un peu trop qu’elle a décidé de descendre par ses propres moyens, discrètement.

Chaque jour est une avancée, mais je reste très inquiète de la voir aussi fatiguée.
Mon petit Mogwaï a  besoin de repos… et nous sommes à son service.

Martine Bernier