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Roses et jardins

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Dans le jardin à peine rafraîchit par l’orage de la nuit, les rosiers continuent à nous offrir leur deuxième floraison.
Et c’est ainsi que j’ai eu la surprise très inattendue de voir, durant la semaine, mon rosier Winchester Cathedral, qui avait déjà fleuri une première fois en m’offrant des fleurs immaculées, préparer des boutons hors norme.
Alors que la partie droite de la plante voyait grossir des boutons qui s’annoncaient blancs, couleur traditionnelle de ce beau rosier parfumé, la partie gauche, elle, révélait des pétales qui promettaient d’être roses.
J’ai patienté, imaginant que la couleur pouvait encore être modifiée lors de la floraison… mais non.
Quelques jours plus tard, le rosier m’offrait une fleur parfaitement roses.
Resterait-il rose à l’avenir?
Ce qui ne me déplaît pas, mais qui l’éloigne de ce qu’il est censé être…
Lorsque je me trouve devant une interrogation de ce genre, je me tourne immanquablement vers la personne de référence en la matière, à mes yeux: Mme Schusselé, dont j’ai plusieurs fois parlé ici, et qui possède l’un des plus  beaux jardins de roses que je connaisse, à Ollon, en Suisse.
Je lui ai donc adressé un petit mot auquel elle n’a pas tardé à répondre.Winchester Cathedral juillet 2018
Et elle m’a appris qu’elle aussi a parfois la surprise d’accueillir des fleurs de Winchester Cathedral roses.
Pourquoi?
Parce que ce rosier est une mutation du Mary Rose de David Austin.
Il lui ressemble comme deux gouttes d’eau.
La seule chose qui l’en différencie est sa couleur, rose pour le Mary Rose, blanche pour son descendant.
Et de temps en temps, ses origines réapparaissent à travers une fleur.
Ici, c’est aujourd’hui tout le rosier qui s’offre une incursion hors des sentiers battus.
IMG_2465Il s’apprête à fleurir rose à gauche et blanc à droite, à travers une bonne dizaine de boutons.

C’est beau, insolite et troublant.
Car pour moi, le message est clair: en matière de jardin en général  et de roses en particulier, ce n’est pas toujours nous qui décidons.

 

Martine Bernier

Pour ceux qui l’ignoreraient, l’un de mes rêves en apprenant que, en arrivant ici, nous disposerions d’un grand jardin, était de planter des roses anglaises, parfumées.
Durant l’automne et l’hiver, mon Capitaine a préparé des plates-bandes et planté les rosiers que je commandais en étudiant minutieusement chacun d’eux.
J’ai choisi majoritairement des roses anglaises et quelques rosiers français réputés pour leur beauté et leur senteur.
Il les a plantés munis des étiquettes à leurs noms tandis que je les répertoriais avec photos et informations dans l’application Numento dédiée aux collectionneurs de tout bord.
En mars, je les ai taillés avec soin selon les instructions glanées auprès d’une grande passionnée de roses, Mme Schusselé, puis j’ai attendu le printemps.

En Franche-Comté comme ailleurs, celui-ci est un peu particulier cette année : très chaud et ensoleillé par moments, mais entrecoupé d’épisodes d’orage et de pluie.
Ce qui n’a pas empêché les rosiers de fleurir… ce que je n’osais pas espérer.

Seul petit souci: leur feuillage cache aujourd’hui les fameuses étiquettes, ce qui m’oblige, pour certains, à les reconnaître à leurs fleurs, grâce à mon répertoire.

Parmi ceux dont les boutons ont déjà éclos, il y a tout d’abord eu mon fidèle Abraham Darby qui, depuis plusieurs années, fleurissait en pot sur mon balcon.
Et là qu’il est en terre, il semble avoir muté!

Abraham Darby

Abraham Darby

Sa couleur rose abricot s’est parsemée d’éclat de rose pur, ses pétales proposent un aspect un peu chiffonné, et le parfum est nettement moins prononcé que les années précédentes… à l’exception de quelques fleurs qui, elles, étaient bien dans les normes.

Abraham Darby

Abraham Darby

La pluie le tourmente sans doute…
Pas grave: un autre rosier de la même espèce va bientôt fleurir, et je l’espère conforme!

Jude The Obscur

Jude The Obscur

La toute bonne surprise de ce début de saison a été la découverte de Jude the Obscur, comme j’en ai déjà parlé.

Une rose magnifique au parfum frais.
Mais d’autres ont suivi parmi laquelle la

Winchester Cathedral

Winchester Cathedral

sublime Winchester Cathedral pour laquelle j’avais eu un grand coup de coeur dans le jardin de la

famille Schusselé à Ollon (Suisse).
Blanche et subtilement parfumée elle donne des fleurs en rosace parfaites…
Et puis il y a toutes les autres dont la simple vue et les senteurs me font vivre un vrai  bonheur: la très belle

Mme de la Vammière

Mme de la Vallière

Mme de la Vallière et son parfum anisé, la délicieuse Charlotte de Turckeim, le tendre rosier buissonnant Mme de Staël ou les merveilleuses fleurs du Scepter d’Isle.

Scepter d'Isle

Scepter d’Isle

J’apprends à connaître les 14 rosiers plantés jusqu’ici.
Quatorze, car l’un d’eux a péri sans que nous comprenions pourquoi et me sera remplacé dans les mois à venir.
Hier, un autre rosier est venu rejoindre le jardin.

Boscobel de David Austin

Boscobel de David Austin

Un Boscobel de David Austin, au parfum de myrrhe…
Une merveille.
Une de plus..

 

Martine Bernier

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Depuis quelques jours, le jardin de roses anglaises qu’a planté mon Capitaine nous offre nos premières fleurs…
Presque tous les  quinze rosiers sont en boutons ou en fleurs, malgré les conditions climatiques un peu particulières de ce mois de mai naviguant entre soleil, fortes chaleurs, pluies et orages.

Celui qui a été le premier a s’ouvrir est un spécimen que j’avais très envie d’avoir.
Il s’appelle Jude the Obscure et a été créé par l’incontournable David Austin qui, pour son nom, s’est inspiré d’un roman de l’écrivain Thomas Hardy.IMG_1934

J’avais été complètement séduite par ces boules de pétales au parfum frais, par cette couleur thé si délicate.
Aujourd’hui, je comprends plus que jamais l’émotion ressentie par les jardiniers lorsqu’ils voient éclore les fleurs qu’ils ont plantées.
J’ai vécu la naissance de ces roses si particulières comme une petite victoire.
Et depuis, lorsque la pluie met leur développement en péril, je leur rend visite armée d’une feuille de papier absorbant que je pose sur les pétales pour éliminer un maximum de l’eau qui les engorge.
Oui, je sais… on ne se refait pas, je l’ai déjà dit!

Martine Bernier