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Santé

Depuis plusieurs années maintenant, je parle de temps en temps des deux spécialistes qui veillent avec bienveillance et compétence sur moi.
Hier, j’avais rendez-vous chez « mon » chirurgien urologue, qui m’a sortie à plusieurs reprises de situations plus que périlleuses.
Même si ces visites sont évidemment liées à ma santé, elles ne se limitent pas, et de loin au cadre médical.
La dimension humaine de cet homme le classe dans la catégorie des médecins dont les patients disent avoir beaucoup de chance d’être soignés par eux.
C’est mon cas.
Même si la consultation est effectuée très consciencieusement, la conversation tient elle aussi une place très importante dans notre relation.
Et hier, nous avions beaucoup de choses à nous dire…
Avant son arrivée, j’avais déjà eu droit à un très bel échange avec l’une de ses secrétaires venue me tenir compagnie en attendant son arrivée.
Puis la visite a commencé.
Lorsqu’une telle qualité de relation s’établit entre le médecin et son patient, tout prend une autre dimension, comme j’ai pu le découvrir à trois reprises par le passé… et le présent!
Il ne s’agit plus d’une relation à sens unique, mais d’un véritable échange, et des réflexions plus intimes viennent étayer les rencontres.
Ce fut le cas hier.
Lorsque je suis partie, j’étais consciente d’avoir beaucoup de chance.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.

De retour au Nid, j’étais dans mon bureau lorsque mon portable a sonné en début d’après-midi.
C’était mon chirurgien.
- Je voulais m’excuser,  j’ai l’impression de n’avoir parlé que de moi alors que vous aussi, vous vivez un événement marquant! Et je voulais vous dire que je vous souhaite le meilleur, à vous et à votre mari…

J’étais extrêmement surprise…
Je l’ai rassuré: non, non, il n’avait fait que répondre à mes questions!
Nous avons parlé une dizaine de minutes avant qu’il ne retourne à son travail et moi au mien.
Connaissant l’emploi du temps surchargé de ce monsieur et les responsabilités énormes qui sont les siennes, cet appel m’a beaucoup touchée.
Sans doute parce qu’il est typique de la personnalité de cet homme si particulier.
Vous en connaissez beaucoup, des médecins qui font ce genre de choses?
Un bel humain…

Martine Bernier

Plusieurs fois au cours de ces dernières années, des médecins m’ont conseillé de passer par un Centre ou une clinique du sommeil afin de comprendre les troubles qui lui sont liés.
Je n’ai pas donné suite, tout en sachant que ces insomnies chroniques, même si j’ai appris à vivre en leur compagnie, ne sont pas d’excellentes choses.

Et puis… j’ai réalisé que cette fameuse montre Alta dont j’ai parlé ici voici quelques jours, disposait d’une fonction sommeil.
Je ne voyais pas trop à quoi elle pouvait servir, mais j’ai fini par la brancher par curiosité, et j’ai laissé passer une semaine.
Hier soir, je me suis décidée à regarder le journal de mon sommeil.
Et j’ai découvert des tableaux statistiques et des indications m’apprenant de combien d’heures de sommeil, d’agitation et de phases de réveil étaient composées mes dernières nuits.
Le choc.

Comme beaucoup d’entre nous, je m’arrange pour aller coucher sagement à une heure qui me permet en principe de disposer de sept à huit heures de sommeil si possible.
Mais en découvrant ces graphiques qui prennent également en compte les heures du coucher et de réveil, j’ai réalisé que le sommeil réel était réduit à peau de chagrin avec une moyenne se situant entre 4 et 5 heures par nuit.
De quoi expliquer bien des choses.
Phase 2 pour moi: trouver des solutions maintenant que j’ai précisément pris conscience du problème.
Pourquoi ai-je choisi d’en parler sur Ecriplume?
Certainement pas pour ouvrir le journal d’une insomniaque, mais pour signaler à celles et ceux qui se posent des questions sur leur propre sommeil que ce genre d’analyse est possible.
Et qu’elle est plutôt intéressante pour apprendre à mieux connaître ce qui se passe dans nos périodes d’inconscience ou de semi-conscience…

Martine Bernier

cancer-sans-tabou-ni-trompette-une-psy-a-lecoute-des-malades-de-leurs-familles-et-des-soignants

Voici quelques jours, l’une de mes amies m’a demandé si elle pouvait m’envoyer un livre.
Elle souhaitait que je le lise et que j’en parle.
Lorsque l’ouvrage est arrivé, il ne m’a fallu que quelques pages pour comprendre qu’il fallait qu’il soit présenté le plus largement possible.
Pourquoi?
Parce que chacun de nous est concerné, de près ou de loin, par le cancer… et que ce livre en parle d’une façon complètement inhabituelle.

Valérie Sugg, son auteure, est psycho-oncologue et accompagne depuis plus de vingt ans des patients au sein d’un service de cancérologie hospitalier.
Toutes les situations difficiles auxquelles sont confrontés ses patients, elle les connaît, elle les vit avec eux.
Et elle sait que, dans cette période où ils sont extrêmement vulnérables, ils ont un immense besoin d’un accompagnement.
Son livre, Cancer: sans tambour ni trompette, parle de tous ces sujets qui préoccupent les patients jour après jour, de tous ces détails dont ils n’osent pas toujours parler, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, des espoirs et des déceptions, de la relation avec les proches, de la peur de la fin de vie…

La psychologue plonge au coeur de l’histoire des malades, donne des exemples, des témoignages raconte, explique, répond…
Dans ces pages, les mots ressemblent au quotidien.
Un quotidien difficile, mais au coeur duquel la vie continue à se dérouler, avec son lot de situations éprouvantes, mais aussi avec quelques rires, et, toujours, l’empathie et l’humanité des équipes soignantes.

Il n’est pas fréquent que je parle d’un livre sur le « court central » d’Ecriplume.
En principe, ces présentations se trouvent dans la rubrique Livres ou vers.
Je fais exception pour ceux qui ont à mes yeux un intérêt majeur.
Celui-ci en fait partie.
Par son contenu et la manière dont il a été écrit, je pense que cet ouvrage peut apporter un réconfort réel et une aide précieuse à toutes celles et à tous ceux qui se trouvent confrontés dans leur santé ou à travers un proche à cette « fichue maladie ».
Il fallait pour cela une personne compétente, capable de tremper sa plume dans un encrier  très particulier…

Martine Bernier

Cancer: sans tabou ni trompette
Valérie Sugg
Editions Kawa