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220px-AnneauxBorromeensProfilNous les avons tous vus une fois ou l’autre, ces trois anneaux entrelacés: les anneaux ou entrelacs borroméens.
Leur existence remonte à la nuit des temps et ils se retrouvent dans toutes les cultures ou presque.
Ils symbolisent la force, l’unité, la religion, les arts..
Ceux qui connaissent bien la légende arthurienne les ont forcément croisés: ils sont l’emblème des chevaliers de la Table Ronde.
Ce n’est pas pour rien que certains campus universitaires les ont choisis pour trôner dans leur entrée: ils représentent la cohésion d’un groupe.anneauxborromeeelliptiques
Leur nom leur vient d’une famille de princes italiens de la Renaissance, les  Borromée, qui l’a pris comme symbole héraldique.
Pour moi, ils sont un puits sans fond, un support méditatif, une source d’interrogations pour mon petit cerveau limité.
Je peux regarder ces anneaux sans me lasser, cherchant à percer leurs secrets pendant… longtemps.
Sur le site www.mathcurve.com, j’ai lu la phrase suivante: si l’on considère les  64 façons de modifier les passages des 6 croisements de 3 cercles ayant la même disposition, il existe, en plus du cas borroméen, 4 autres entrelacs topologiquement distincts.

Suivent une série de quatre dessins illustrant ce propos.
Il n’en faut pas plus pour me plonger dans un océan voluptueux de réflexions.
J’oubliais: il n’est pas possible de détacher ces anneaux les uns des autres , même en les déformant.
Mais si l’on en supprime un, les deux autres cercles sont libérés.
On comprend pourquoi cette forme si belle est aussi porteuse de symboles…

 

Martine Bernier

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Tandis que je savoure les bienfaits des antibiotiques, je pense… à ceux qui les ont mis au point.
Dès 1877, Louis Pasteur avait déjà noté que l’antagonisme existant entre certains champignons et certains microbes pouvait être à la base d’une thérapie.
En 1928, Alexander Fleming, médecin britannique de son état, étudiait une culture de staphylocoques lorsqu’il a observa par hasard l’absence de microbes autour d’une moisissure de Pénicillium notatum.

Il a donc extrait de ce champignon une substance antibactérienne qu’il baptisera « pénicilline ».
Mais son produit n’en est qu’à ses balbutiements et perd rapidement ses propriétés.
Quatre ans plus tard, le médecin abandonne l’étude.
En 1939, une équipe de trois chercheurs d’Oxford (E. Chain, M. Florey et C. Healey) parviennent à isoler une pénicilline parfaitement purifiée.
Le premier essai concluant sur un homme sain date du 21 janvier 1941, puis, en février suivant, il sera donné à six malades avec succès.

1941… Même pas cent ans que ce médicament a été créé…
Aujourd’hui, il nous semble normal d’avoir recours aux antibiotiques.
C’est devenu une habitude plus ou moins fréquente, un droit, presqu’un automatisme.

N’empêche…
Je pense à ces hommes sans lesquels tant de pneumonies et autres infections de toute sorte auraient un jour risqué de mal tourner pour beaucoup d’entre nous s’ils n’avaient pas mis au point ces médicaments si précieux.

Quand je pense qu’il a fallu  un coup du hasard pour que tout commence…

Martine Bernier

 

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’ai détesté les actualités internationales d’hier.
Ces adolescents tués en manipulant des produits dangereux, ces inondations qui ont fait des victimes à Tbilissi… et qui ont détruit une partie du zoo, libérant au passage  des animaux qui ont erré dans la ville avant d’être abattus, emportés ou, dans le meilleur des cas, capturés.

Et puis au milieu de tout cela, il y a l’annonce de la fin d’une mémorable sieste.
Le robot Philae s’est réveillé sur la comète Tchouri et est prêt à reprendre son voyage.
La fameuse sonde Rosetta, qui est en orbite autour de la comète, a capté un signal en provenance du robot.
C’est… incroyable.
Il est resté endormi durant sept mois, éteint depuis le 15 novembre car il manquait d’un ensoleillement suffisant pour retrouver de l’énergie.
Et le revoilà…
J’imagine l’émotion de toute l’équipe qui a travaillé sur sa conception, sur son lancement, et qui le suit depuis tout ce temps.
Voir arriver les 40 secondes de données transmises par Philae a dû être un grand, un très grand moment.

Le petit robot va donc poursuivre sa mission: transmettre des données scientifiques concernant la composition de la comète à laquelle il est cramponné.

Chapeau!

Martine Bernier