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Sport

N’étant pas une « footeuse », je ne suis que de loin le Mondial de football, même si je me tiens au courant des prouesses de mes trois équipes préférées.
Mes préférences étant évidemment liées aux pays où j’ai vécu.
Je vous épargnerai donc les commentaires aussi inexpérimentés qu’inutiles.
En revanche, impossible de ne pas m’arrêter à un détail ahurissant…
A la fin du match au terme duquel  ils ont concédé la victoire à la Belgique (hé, hé! Hum… pardon, je m’égare), les Japonais ont épaté le monde entier.
La télévision a diffusé des images montrant les supporters japonais ramassant les  déchets qu’ils avaient laissé traîner entre et sur les gradins.
Quant aux joueurs, ils ont parfaitement nettoyé leurs vestiaires, et les ont laissé dans un état impeccable, y  laissant seulement un mot de remerciement.
Ils n’ont peut-être pas gagné la Coupe, mais ont donné à tous une belle leçon de civilité.
Chapeau!

Martine Bernier

A la fin du mois dernier, j’ai eu le fou rire en lisant les informations.
Et ça… c’est suffisamment rare pour que cela mérite d’être signalé!!
L’article racontait « l’exploit » d’un marathonien lors du marathon de Nairobi, au Kenya.
Celui-ci, dont je ne citerai que le prénom pour ne pas l’enfoncer davantage, est arrivé deuxième à l’arrivée du marathon.
Un exploit, disais-je, d’autant que Julius, cet illustre inconnu de 28 ans, précédait de prestigieux coureurs locaux reconnus.
Sa prouesse a évidemment attiré l’attention des professionnels et du public.
Et là, surprise: le jeune homme, à l’inverse des autres coureurs, était frais comme une rose après 42 km d’effort!
Pas la moindre goutte de sueur, aucun signe de fatigue…
La police s’est donc penchée sur son cas et l’a interrogé.
Et leur interlocuteur n’a pas réussi à donner d’explications plausibles quant à ses performances sensationnelles.
Il s’est avéré que Julius était dans la foule et s’est glissé derrière les trois premiers à environ un kilomètre de l’arrivée.
Plein d’idées, ce garçon!
Inutile de préciser que les choses ne se sont pas exactement passées comme il l’espérait.
Après son interrogatoire, disqualifié, il s’est retrouvé en prison, sans la prime de 7000 dollars selon les uns et 9’500 dollars selon les autres, qu’il espérait.
C’est bête… d’autant que, pour se défendre lors de la dispute qui l’a opposé aux organisateurs à l’arrivée, il avait présenté un argument massue qu’il pensait incontournable: ôtant ses baskets, il leur avait montré les ampoules qu’il avait aux pieds.
C’était malin… mais un peu naïf…

Martine Bernier

 

Vous ne pouvez pas avoir manqué l’information, à moins de vivre sur une station orbitale (et encore…): la Coupe du Monde de Rugby a commencé hier.
Toutes les chaînes françaises en parlent quotidiennement depuis une semaine à travers les délicieux reportages des envoyés spéciaux partis en Angleterre sur les traces du ballon ovale et de ses disciples.
S’il est totalement imperméable aux charmes du football, je sais depuis longtemps que mon Capitaine aime le rugby.
Il a pratiqué ce sport pendant trois ans et n’en garde que de bons souvenirs, virils à souhait.
Et pourtant… je ne l’ai encore jamais vu suivre un match complet à la télévision.
J’ai donc réfléchi à la question.
Le connaissant, je me suis demandé s’il évite de les regarder pour ne pas me les imposer…
Hier soir donc, après avoir regardé les informations et assisté à la courte cérémonie d’ouverture, nous avons commencé à suivre un téléfilm qui ne nous plaisait ni à l’un ni à l’autre et que nous avons arrêté de regarder, quand j’ai dit:

– Tu sais, si tu veux mettre le match, cela ne me dérange pas du tout!
Tu es sûre?
– Oui.

Il a donc zappé sur la chaîne qui diffusait Angleterre-Fidji.
Installé non pas dans un confortable fauteuil mais sur un pouf, il est entré en communion avec les messieurs en culottes courtes qui galopaient sur le terrain à la poursuite d’un oeuf géant, se bousculant allègrement au passage.
Mon Capitaine n’est pas pro Anglais.
Il faut dire qu’ils l’ont cherché: ils n’avaient qu’à pas « flanquer la pâtée » à Napoléon.
Il y a des choses qui ne se font pas.
Hier donc, sa sympathie allait plutôt vers les Fidjiens.
Celui qui m’accompagne sait se tenir lorsqu’il regarde un match.
Il ne pousse pas de hurlements, ne se transforme pas en ballon sauteur au moindre point marqué, respecte l’arbitre.
A peine, de temps en temps, émettait-il une protestation devant une phase de jeu un peu douteuse.
Ce matin, au petit-déjeuner, j’ai demandé:
– C’est ce soir que la France joue?
– Oui.

Il va de soi que, ce soir donc… je préparerai le petit pouf.

Martine Bernier