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Tanawee

L’an dernier, nous avions fêté ce que je pensais être le dixième anniversaire de Kim, l’aîné de nos petits-enfants, découvrant des mois plus tard… qu’il n’avait eu que neuf ans!
Cette année, donc, j’ai revu ma copie et, hier soir, nous avons célébré sa première décennie dignement, avec quelques jours d’avance puisqu’il sera absent le jour J.
L’autre événement à fêter était la réussite de notre Fleur d’Asie qui vient de réussir son examen du code pour le permis de conduire.
Un exploit…
Essayez de passer le même examen en langue thaï, juste pour voir?
Nous nous sommes compris: l’effort était énorme pour elle… et elle a franchi l’épreuve magnifiquement!
Dans la soirée, elle me montre un livret destiné aux petits enfants qui commencent à  tracer leurs premières lettres.Consonnes
Il ressemble à tous les petits livres de ce genre… à ceci près qu’il est fait pour apprendre l’écriture thaïlandaise.
Jee m’explique que leur alphabet comporte 44 consonnes et 32 voyelles, et m’en désigne quelques-unes.
Outch… pour quelqu’un qui, comme moi, n’a pas le don des langues, c’est un univers plus que dépaysant…

Il fait très chaud, la soirée se poursuit par un repas dans le jardin.
Mon Capitaine est arrivé les bras chargés de victuailles, menu complété par Jee et mon fils.
Nawee et Timoté nous amusent avec leurs facéties de petits bouts d’hommes heureux de vivre.
Et Pomme vit sa vie au  milieu de ce petit monde.
Les enfants nous racontent que l’équipe de football d’Allemagne a logé dans l’hôtel voisin du lieu où ils habitent, durant cet Euro…. la conversation est légère…

Soirée d’été douce, sous le signe de la tendresse…

Martine Bernier

Quand mes fils étaient enfants, je les regardais grandir en me disant qu’il était étonnant qu’ils aient des personnalités aussi différentes alors qu’ils étaient frères.
Hier, la même réflexion m’est venue tandis que nous étions chez mon fils cadet et notre Fleur d’Asie.
Les retrouver et retrouver nos trois petits-enfants est toujours une fête.
Nous ne les avions pas revus depuis avril… et en deux mois, les bébés changent incroyablement vite!
Timoté, le plus petit, est un lutin…
A peine plus d’un an, et déjà des mimiques malicieuses, un contact permanent qu’il établit avec tout son entourage à travers des sourires, de petites grimaces, des gestes et un regard intense.
Irrésistible…
Kim, bientôt 10 ans, est mon petit complice, l’ange gardien de ses frères, beau comme un ange, s’intéressant à tout et menant joyeusement sa vie d’enfant de son âge.
Un cadeau du ciel.
Mais celui qui m’a le plus touchée hier, c’est Nawee, 2 ans 1/2.
Nawee avec lequel le contact est plus difficile à instaurer.
Yeux rieurs, petites fossettes, physique de futur petit rugbyman, caractère taquin et bien trempé, c’est une boule de charme sur pattes, comme ses frères.
Depuis quelques mois, je m’inquiétais de ne pas l’entendre prononcer un ou deux mots.
Je suis donc allée rejoindre la petite famille avec l’envie de me concentrer davantage sur notre petit bonhomme.
Durant la première demi-heure de notre visite, nous nous sommes observés… de pas trop près!
Il n’avait pas envie de contact, et je ne voulais surtout pas l’y forcer.
Et puis, petit à petit… il est venu.
D’abord timidement, puis en escaladant mes genoux, semblant écouter lorsque je murmurais à son oreille.
Il m’a même gratifiée d’un baiser sonore auquel mon Capitaine avait eu droit bien avant moi.
Puis il est revenu en courant de sa chambre en m’apportant un jeu avec lequel nous avons joué ensemble.
Je regardais son sourire: il avait l’air content…
Et enfin… alors que je nommais tout ce qui nous passait par les mains ou devant les yeux, il a commencé à articuler des mots (ce qu’il fait évidemment dans son quotidien, mais pas encore devant mon Capitaine et moi).
Pomme, Mamy, Papy… nous avons été nommés, tous les trois.
Ce sourire ravi  lorsque nous le félicitions… un vrai bonheur!
Nawee apprend une foule de choses en même temps, en ce moment.
Et il m’a offert la démonstration de ses progrès avec une bonne grâce toute naturelle désarmante.
Je suis revenue le coeur léger du pays de nos trois petits schtroumpfs tous trois étroitement liées par un amour fraternel d’une puissance étonnante…

Martine Bernier

 

Je travaillais lorsque mon téléphone portable a sonné.
Une sonnerie liée à  un appel WathsApp provenant de notre Fleur d’Asie.
Comme elle me contacte rarement par ce biais, j’ai eu un doute.
J’ai décroché et je n’ai pas été surprise d’entendre une petite voix d’enfant:

- C’est toi, Nawee?

A deux ans, il adore téléphoner.
Dès que l’IPhone de sa maman est sans surveillance, hop: il le kidnappe et appelle.
J’imagine que je ne dois pas être la seule personne qu’il contacte…
J’écoutais sa petite voix me raconter des histoires dans un langage qui n’appartient qu’à lui…
C’était adorable…

Malheureusement, il fallait que je continue à travailler, d’autant que j’attendais un appel.
Il a donc fallu que je me contraigne à l’interrompre…

- Chouchou, tu sais, je suis très contente que tu m’aies appelée… mais maintenant, je vais devoir raccrocher. Je te fais de gros bisous! Au revoir, Nawee! A bientôt!

Et je raccroche.
Seulement lui n’était pas du même avis.
Dans la seconde qui a suivi, le téléphone a resonné.
J’ai redécroché, j’ai à nouveau joué le jeu et nous avons eu une « conversation » assez semblable à la précédente.
Il ne m’avait par encore tout raconté!

A chaque fois que je prenais congé et que je raccrochais, il rappelait…

Trois, cinq fois, six fois…
Le jeu l’amusait visiblement beaucoup et que j’allais être obligée d’interrompre si je voulais ravoir accès à mon téléphone.
J’ai donc appelé sa maman sur le téléphone fixe.
Et c’est Kim qui m’a répondu:
- Dis, Kim, je crois que Nawee a trouvé le téléphone de Maman: il m’appelle sans arrêt depuis tout à l’heure… tu peux regarder?
Remue-ménage et rire de Kim de l’autre côté:
- Oui! Il a pris le téléphone!

J’ai encore entendu ma belle-fille appeler son Nawee… et j’imagine qu’elle a dû récupérer son bien car un grand cri de mécontentement a retenti.
J’espère ne pas avoir étouffé dans l’oeuf une future vocation en communication!

Martine Bernier