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Technologie

Voici quelques mois, avant que je ne quitte la Suisse, ma fidèle imprimante multifonctions a rendu l’âme.
J’avais donc dû la remplacer allant jusqu’à consacrer un texte à ma nouvelle acquisition.
Sur le conseil du vendeur, j’avais fait une infidélité à la marque que j’utilisais depuis des décennies, et j’avais choisi une machine d’une marque concurrente et réputée, qui m’avait été vendue comme étant très performante… et rouge de surcroît.
Le vendeur m’avait alors expliqué que la marque que j’appréciais était la plus décriée, selon lui et que, avec celle-ci, je serais au nirvâna.
Je lui ai avoué que j’étais surprise: pour ma part, je n’avais jamais eu que de bonnes expériences… mais bon.
Devant mon beau bolide cramoisi, j’avais craqué… mais pas longtemps.
Rapidement, j’ai réalisé que mon nouvel outil était moins pratique, moins rapide et moins performant que le précédent.
Depuis que nous avons déménagé, il ne s’est pas amélioré.

Un matin de cette semaine, mon Capitaine me demande si je peux lui imprimer un document urgent.
Montre en main, l’impression a duré 27 minutes.
Et j’ai eu de la chance: elle a exceptionnellement été jusqu’au bout, ce qui n’est pas toujours le cas.
Au cours de ces dernières semaines, j’avais renoncé au Wi-Fi pour son utilisation, la connectant pas câble en me disant que cela améliorerait la situation.
Mais là… 27 minutes pour une feuille!!
J’ai craqué et nous sommes partis racheter une imprimante.
Cette fois, je n’ai fait appel à aucun vendeur.
J’ai fait le point sur Internet avant de partir, et je savais exactement ce que je voulais en arrivant.
Et nous sommes repartis avec l’une des dernières-nées de Hewlett Packard sous le bras.
HP étant la fameuse marque avec laquelle je vivais jusqu’alors une belle complicité…. et que je ne compte plus abandonner
De retour à la maison, il m’a fallu six minutes montre en main pour installer l’imprimante et la mettre en fonction, avec la Wi-Fi.
Soit 21 minutes de moins qu’il n’en avait fallu à la précédente pour imprimer un feuillet.
Plus besoin non plus de m’inquiéter pour les cartouches d’encre, savoir où les trouver et penser à en avoir en réserve: je suis abonnée à un service me permettant de commander mes cartouches dès que nécessaires par l’intermédiaire de l’imprimante qui s’occupe de tout.
Pour cela, je règle le forfait qui convient à ma consommation et le tour est joué.
Depuis son arrivée, mon nouveau joujou a scanné, imprimé, photocopié… rapidement et sans accroc.
Quant à l’imprimante qui m’a abandonnée, mon Capitaine l’a adoptée.
Il va tâcher de l’apprivoiser pour qu’elle lui serve au moins de scanner privé…
Moralité: les bolides rouges ne sont pas faits pour moi.
Je n’aurai jamais de Ferrari.

 

Martine Bernier

Depuis longtemps, je cherchais un programme capable de jouer pour moi le rôle de journal de bord.
Facile?
Et bien non, pas du tout.
J’en ai essayé une bonne dizaine: aucune ne correspondait à ce que je recherchais.
C’était pourtant simple: je voulais un logiciel capable de recevoir mes notes et de les intégrer dans un calendrier, dans lequel je pourrais ajouter à ma guise des photos, du multimédia, des bouts de rien…
Bref, un carnet de voyage de vie dans lequel je déposerais pêle-mêle ces moments intimes que je n’ai pas envie d’oublier si un jour  ma mémoire me fait défaut.
Tous ceux que j’ai testés m’ont déçue au point que j’ai fini par penser que je cherchais l’impossible… ou que, tout simplement, ce qui existait peut-être pour PC n’était pas encore disponible pour Mac.
Jusqu’au jour où…
J’étais plongée avec délice dans un de ces magazines informatiques que je lis, relis et re-relis sans complexe, lorsque je suis tombée sur la présentation de Day One.

Oh miracle!
Pour une trentaine d’euros, je pouvais obtenir le Graal!
Il proposait tout ce que j’attendais de lui…
J’ai commencé par le personnaliser, par apprendre à le connaître…
Et le 6 avril 2016, je commençais à lui confier mes secrets… pas si secrets que cela.
Il n’était pas dans mes intentions d’écrire chaque jour: juste quand je vivais quelque chose de particulier.
Seulement… c’était compter sans la forte personnalité de mon nouveau compagnon.
Le lendemain, alors que j’étais en pleine rédaction d’un article, j’ai été interrompue par l’apparition d’un pavé sur mon écran m’indiquant: c’est l’heure d’écrire dans votre journal.
Hum.
Que ouis-je?
Cette charmante petite chose essayerait-elle de prendre le contrôle de ma vie?
Houla… nous allons avoir un problème.
Je lui ai imposé le silence et j’ai poursuivi mon travail.
Depuis, tous les jours il  m’a posé la même question à la même heure.
Jusqu’au moment où, agacée, je le lui ai interdit.
Croyez-moi si vous le voulez… dès l’instant où il a arrêté de s’imposer, il m’a manqué.
Je suis donc retournée dans ses entrailles et j’ai changé sa phrase.
A la place de celle qu’il me rabâchait en boucle, j’ai écrit: Veux-tu écrire quelque chose aujourd’hui?
Me réservant la possibilité de changer le message en fonction de mes humeurs.
Non mais!
Un peu de délicatesse dans ce monde de brutes!

Depuis qu’il est bien élevé, mon précieux programme est devenu un compagnon très agréable.
Il accueille mes émerveillements, mes fous rires, mes coups de stress, mes souvenirs insolites…
Et… il se tait.
Parfait, vous dis-je!

Martine Bernier