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Télévision

Voilà, voilà….
Le concours Eurovision de la chanson a donc eu lieu samedi et, comme c’est très souvent le cas,  mon palmarès personnel ne correspondait absolument pas à celui qui est sorti.
Je n’ai pas eu de coup de foudre comme ce fut le cas l’an dernier, mais ma préférence allait cette année vers le Danemark dont je ne connaissais évidemment ni le titre, Higher Ground ni l’interprète, Rasmussen.

La palme de l’originalité et de la mise en scène la plus attractive revient pour moi à la Moldavie avec le groupe DoReDoS et leur titre très frais: My Lucky Day.

Et enfin, l’émouvante ballade de l’Allemand Michael Schulte qu’il a écrite pour son père décédé lorsqu’il avait 14 ans: You Let Me Walk Alone.

Voilà…
Voulez-vous savoir quel classement ont atteint mes favoris?
Le Danemark a terminé neuvième, la Moldavie dixième et l’Allemagne quatrième.
Un petit clin d’oeil en passant à Christophe Willem qui a rejoint et à Stéphane Bern.
Comme j’aurais aimé que Marianne James fasse partie de la bande…

Martine Bernier

 

Lorsque je vivais en Belgique, mon enfance et mon adolescence ont été marquées par un trio de comédiens hilarants qui jouaient au Théâtre des Galeries, à Bruxelles.
Il s’agissait de Christiane Lenain, Jean-Pierre Loriot et Serge Michel.
Les pièces dans lesquelles ils jouaient étaient diffusées à la télévision, ce qui avait contribué à les rendre extrêmement populaires.
Et ils le méritaient: ces trois-là nous faisaient pleurer de rire…

Christiane Lenain était une star en Belgique.

Christiane Lenain
Une comédienne magnifique´ à la fois très drôle et capable d’émouvoir son public en un regard.
Malicieuse, touchante et tendre, elle avait un talent fou, un charme irrésistible, était adorée du public.
Excellente dans tous les répertoires, elle brillait dans les pièces de boulevard.
Elle avait notamment campé une « Mme Sans-Gêne » inoubliable, et les Belges me comprendront si je dis qu’il m’est difficile de visualiser le « Mariage de Mademoiselle Beulemans » sans penser à elle.

Serge michel

Serge Michel, qui fut son partenaire dans de nombreuses pièces, avait une classe naturelle dont il se servait pour enrichir ses rôles.
Docteur en Droit et Docteur et Histoire de l’Art et en Archéologie, il a trouvé sa voie sur les planches, devenant lui aussi un comédien fétiche dans son pays…

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Jean-Pierre Loriot

Jean-Pierre Loriot, enfin,  avait comme ses acolytes une image de comédien comique.
Il évoluait dans le répertoire du vaudeville avec une aisance absolue.
Pourtant, il avait confié en interview que l’image qu’il véhiculait n’était pas celle qu’il aurait voulu avoir.

Lorsque ces trois-là étaient à l’affiche, les spectateurs ne manquaient pas le rendez-vous: ils étaient la garantie de passer un moment joyeux… même si la pièce était faible.
Leur talent et le plaisir manifeste qu’ils avaient à jouer ensemble, portés par un public acquis d’avance, leur permettait de faire oublier mes éventuelles failles dans les dialogues.
Tous trois nous ont quittés depuis plusieurs années déjà, mais je pense souvent à eux, et toujours avec le sourire.

Martine Bernier

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Depuis quelques jours, sur Facebook, je m’amuse à tenir le journal de bord en images légendées d’une colonie de canards imaginaire.
Au début, je pensais ne mettre qu’une ou deux photos, mais en voyant les réactions que suscitait ma colo, je me suis prise au jeu et j’ai continué.
Je pense que mes canards rentreront bientôt dans leurs foyers, mais, en attendant, ils me font rire… et je suis touchée de voir qu’ils amusent d’autres que moi.
Parmi les nombreux commentaires qui jalonnent leur petit parcours, se trouvait cette semaine celui de l’une de mes complices de « colo canardienne », Danielle.
Ce jour-là, comme je donne bien sûr des prénoms à mes canards, je lui avais confié que celui de l’héroïne du jour, Pétronille, provenait d’un feuilleton que je regardais dans mon enfance, et dont je me demandais si d’autres que moi s’en souvenaient: Cher Oncle Bill.

Et là, surprise: elle s’en souvenait avec une précision étonnante!
Cette série américaine est passée sur la télévision belge à ses débuts, dans les années 60.
Elle racontait les péripéties quotidiennes d’un riche célibataire qui doit faire face au décès accidentel de son frère et de sa belle-soeur qui laissent derrière eux trois enfants: Cécile, une ado de 15 ans et des jumeaux de 6 ans, Jacky et Fanfan.
Sans oublier Mademoiselle Pétonille, la poupée de Fanfan.
L’oncle Bill va endosser le rôle de papa de rechange, secondé par son délicieux et majordome, Monsieur Félix.
C’était une série sans prétention, mais charmante… à une époque où il n’y avait que peu de chaînes de télévision, et donc peu de choix de programmes.
Cela m’a touchée de réécouter la musique du générique que m’a envoyée Danielle, et de me replonger dans cette ambiance lointaine.
Et tout cela à cause ou grâce à un caneton…

Martine Bernier