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Traditions

Au chapitre des traditions nouvelles pour moi, j’ai découvert hier celle des Voeux du Maire.
Cette coutume se respecte apparemment partout en France, y compris dans les petits villages comme le nôtre.
Samedi en fin de journée, nous avons répondu à l’invitation et nous sommes rendus à la Salle des Fêtes pour écouter le message du maire.
Ce qui me fascine dans tout cela?
Particulièrement le fait qu’une grande partie de la population a répondu à l’appel.
Un bon tiers des habitants étaient là.

Une fois de plus, j’ai été surprise.
Tout le monde se souhaite les voeux de bonne année en échangeant bises et poignées de mains, que l’on se connaisse ou pas.
Et même si je n’ai intégré le village que depuis peu,  j’ai eu droit moi aussi au même traitement.
Cela peut vous paraître bizarre, mais cela m’a donné l’impression que l’on me faisait une place dans la communauté sans chichis.
Je commence à reconnaître certains et certains me reconnaissent.
J’aime beaucoup écouter parler ceux qui m’entourent, et je suis de plus en plus touchée par ces contacts très naturels et spontanés.
Dans son discours, le maire est revenu sur les événements qui ont marqué le village au cours de ces derniers mois, sur les travaux effectués, les projets…
Tout le monde écoutait avec attention.
Même les enfants ont attendu la fin de l’allocution et l’ouverture du buffet pour jouer.
Parmi eux, un attendrissant petit garçon aux boucles blondes qui devait avoir à peine trois ans, et qui suivait les plus grands dans leurs courses poursuites…
Un véritable petit bout de soleil sur pattes!

Clairement, cette invitation n’est pas uniquement l’occasion d’écouter ce que le maire a à dire,  mais aussi de passer un moment convivial.
C’était réussi!

Martine Bernier

 

 

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Le 25 novembre est une date rituelle, notamment en France.
On y fête la Ste-Catherine, fête des fillettes, qui offre aux femmes et aux hommes  célibataires l’occasion de prier pour trouver un conjoint.
Et, bien sûr, on y fête les Catherinettes, qui sont les femmes qui ont atteint l’âge de 25 ans sans s’être fait passer la bague au doigt.
cf238152_a1
catherinettes-portrait-mb-copiePendant des années, alors que la mentalité n’était pas exactement la même que celle d’aujourd’hui, j’ai trouvé cruelle cette tradition qui pointait du doigt ces jeunes femmes dont certaines souffraient peut-être de ne pas avoir encore trouvé l’âme soeur.
Et puis j’ai appris que Ste Catherine était aussi la  patronne  des philosophes et qu’elle a refusé de se marier avec un roi, mariage qui aurait pu lui éviter de mourir suppliciée.
Elle a tenu bon par conviction personnelle, ce qui lui a valu une mort épouvantable, et le fait d’être toujours connue aujourd’hui.

Au 18e siècle, les Catherinettes portaient un soin tout particulier à leurs chapeaux.
Et, depuis quelques années, la tradition est à nouveau respectée à travers des couvre-chef jaune ????????????????????????????????????????????????????et vert portés par les Catherinette le jour de leur fête.
Ce sont ces chapeaux qui m’amusent…
Des chapeaux souvent délirants, remplis d’accessoires insolites, drôles.

Une tradition légère et joyeuse…
Si, coiffées d’un tel chapeau, les prétendants ne les remarquent pas, c’est à ne plus rien y comprendre!

 

Martine Bernier

 

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Dès leur plus tendre enfance, nos enfants sont entourés de chansons.
Il y a celles que nous leur fredonnons en famille, celles qu’ils apprennent à l’école… et celles, très particulières, qu’ils répètent entre eux lorsqu’ils ont par exemple à effectuer un tirage au sort ou un décompte pour jouer à cache-cache.
Cet univers m’intéresse depuis longtemps.
J’ai donc dressé l’oreille lorsque, ce week-end, les personnes avec lesquelles nous parlions, et qui habitent Genève, ont évoqué une comptine dont je ne connaissais pas l’existence.
A Genève, donc, pour procéder à un tirage au sort dans les cours d’école, les petits élèves utilisaient cette formule égrenant les noms de famille typiquement genevois.

J’ai  demandé aux trois femmes attablées en ma compagnie de fouiller leur mémoire pour trouver les paroles de cette comptine… ce qu’elles ont eu la gentillesse de faire.
Puis j’ai fait une recherche sur Internet et j’ai trouvé l’orthographe exacte de ce qui est appelé l’Emprô genevois.
Le voici:

Emprô Giro
Caro
Dupuis
Simon
Carcaille
Brifon
Piron
Labordon

Tant est follhe mollhe
Tant est clu

Une autre version est reprise dans le Glossaire genevois (paru aux éditions Slatkine):

Ampro, Giro, Carin, Caro, Dupuis, Simon, Carcaille, Brifon, Piron, Labordon, Tan, Té, Feuille, Meuille, Tan, Té, Clu!

L’empro genevois

Et les deux se traduisent par:
En premier lieu, plaçons-nous en cercle.
Carin, Caro, Dupuis, Simon, Carcaille, Brifon, Piron, Labordon.

Tant est la feuille mouillée, qu’enfin elle tombe.

Un jeu d’enfant dont j’ignore s’il hante encore les cours de récréation, mais que j’avais envie de partager en clin d’oeil à nos compagnons genevois!

Martine Bernier