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Travail

Septembre musical couverture 2016 1

Au cours des mois précédents, j’ai eu des périodes de travail très intense qui m’ont parfois empêchée de rédiger des textes normaux sur Ecriplume.
Je ne pouvais pas alors en expliquer la raison… ce qui est possible aujourd’hui.
En plus de mes mandats habituels, j’ai eu la chance et le réel plaisir de me voir confier une nouvelle mission par les éditions Mancassola.
Ses responsables songeaient à créer une revue pour le festival de musique classique « Septembre Musical »  qui a lieu chaque année en septembre sur Montreux et la Riviera, et qui reçoit depuis 70 ans les plus grands artistes internationaux.
C’est à moi qu’a été confié le soin de rédiger l’intégralité des articles et interviews de la revue, à l’exception d’un ou deux textes.
Je me suis donc plongée avec ravissement dans ce monde si particulier, faisant des découvertes à chaque page, et m’enrichissant d’un savoir supplémentaire.
Aujourd’hui le magazine est sorti, tiré à 15’000 exemplaires, et je suis heureuse d’y avoir contribué…
Un grand merci aux éditions Mancassola de m’avoir associée à cette nouvelle aventure!
J’espère que les mélomanes auront autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire…

Martine Bernier

 

Septembre Musical

Aujourd’hui, j’ai à réaliser une interview particulière.
Si elle se passe bien, il y a de fortes chances pour qu’elle figure parmi celles que je n’oublierai pas.
Heu… si elle ne se passe pas bien aussi, notez, mais pas pour les mêmes raisons!
Je l’appréhende comme un plaisir, une preuve de confiance que me fait la personnalité qui va me répondre.
Et comme j’ai très envie de faire du beau  travail, je m’y suis évidemment  préparée.
Ne reste plus qu’à attendre l’heure H, en terminant auparavant les articles de la semaine.
Et en me mettant en mode zen!
Alors qu’il fait à peine jour, je sors Pomme sous une petite pluie fine et un vent frais.
Les oiseaux sont rares, mais les plus assidus marquent leur présence.
La tourterelle du quartier lance un chant, un seul.
Et de l’arbre aux oiseaux, proviennent des gazouillis ressemblant à des conversations entre commères ou  à des discussions familiales animées.
Comme toujours, je regarde les arbres.
En deuxième plan, derrière quelques fruitiers se trouvent deux cyprès.
Allez savoir pourquoi, la vue de ces arbres a sur moi un effet apaisant immédiat…
De retour au Nid, je me glisse derrière mon écran pour commencer à écrire.IMG_0387
L’appartement embaume le parfum du muguet et du lilas rapportés respectivement par mon Capitaine et mon fils aîné.
Les fleurs ont un pouvoir « zenifiant »!
Si mon entretien se déroule comme je l’espère, je crois que j’aimerai beaucoup ce vendredi…

Martine Bernier

Certains jours nous réservent des surprises… comme ce fut le cas hier pour moi.
Lorsque quelqu’un me contacte pour me remercier pour un article, c’est toujours un moment de grâce pour moi.
Mais que trois personnes le fassent en un jour pour trois sujets différents, c’est un véritable cadeau…
La première m’a félicitée pour l’ensemble d’un travail difficile qui m’a pris plus d’un mois, et qui paraîtra en juin.
Toute une série d’articles pour lesquels j’ai dû intégrer un univers que j’ai dû apprendre à mieux connaître.

Le deuxième est un monsieur charmant qui a vu la maquette d’un sujet que j’ai consacré à son travail, article qui paraîtra le mois prochain.
Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble.

Et le troisième…
Hier soir, le téléphone sonne et il s’est annoncé.
Monsieur Nicklaus.
Cet hiver, j’étais allé voir ce jeune retraité qui a passé toute sa vie aux CFF, compagnie de chemin de fer suisse, en tant que mécanicien-électricien.
Ce monsieur a accepté le mandat de redonner vie au pantographe d’une motrice centenaire.
Le pantographe est la pièce qui se trouve sur la toiture de la locomotive et qui, grâce à ses deux bras articulés, permet son alimentation électrique.
Ce monsieur a entièrement démonté chaque élément de l’objet en question, a tout numéroté, nettoyé, recréé toutes les pièces défectueuses.
Il n’avait aucun plan, rien.
Et il lui a fallu quatre ans pour finir ce travail d’orfèvre.
Il reste encore quelques autorisations à obtenir, mais les essais ont été effectués: le pantographe fonctionne.
Au départ, on m’avait dit de ce génie de la mécanique qu’il n’était pas forcément très causant et pas très chaud à l’idée d’un article.
Il m’a d’ailleurs confié qu’il se méfiait des journalistes.
Pourtant, notre rencontre a été passionnante.
Il a su se mettre à ma portée, répondre à mes questions de néophyte et m’entraîner dans sa passion.
Hier soir, il a voulu me remercier.
Il était très heureux, m’a invitée à revenir lui dire bonjour si je repassais par Yverdon.

Ces trois témoignages m’ont fait un plaisir fou.
Evidemment…
Ne pas trahir ceux que j’interviewe comme ceux qui me commandent des articles est une priorité absolue.

Martine Bernier