novembre 2017
L Ma Me J V S D
« oct    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Catégories

Vie quotidienne

Lundi.
Comme chaque jour, je me rends au poulailler pour relâcher mes poules et m’occuper d’elles avant qu’elles n’entament leur journée.
Tout va bien: je peux retourner dans mon bureau et reprendre mes cours d’informatique là où je les ai laissés…
Un peu plus d’une heure plus tard, quelque chose me pousse à retourner les voir.
Et j’ai bien fait…
A peine avais-je fait un pas hors de mon bureau que j’ai réalisé que quelque chose d’anormal se passait.
Chine, Plume et Praline étaient toutes les trois massées devant la porte du poulailler et sont accourues vers moi dès qu’elles m’ont vues.
Très excitées, elles  faisaient un tintamarre du diable.
- Quelque chose ne va pas, les filles? Où est Kaki???

J’ai pressé le pas jusqu’à l’enclos et j’ai vu…
Devant le poulailler, Kaki était prisonnière du filet destiné à interdire l’accès aux oiseaux.
Elle avait pris son bec dans les mailles, à une hauteur nettement supérieure à sa taille, et ne pouvait plus bouger.
La position était plus qu’inconfortable et j’ai très vite vu, à son regard épuisé, qu’il fallait agit vite.
Une première tentative de libération s’est avérée inutile: elle avait dû se débattre et le filet s’était resserré sur son bec.
Je l’ai donc pris dans mes bras pour qu’elle n’ait plus à supporter la tension du fil, et j’ai pu la libérer en quelques secondes.
Le bec entrouvert, elle semblait avoir de la peine à respirer, avait l’oeil éteint.
Je l’ai calmée avant de la poser sur le sol.
Son premier soin a été de filer au « bar à poules » pour s’abreuver.
Puis elle s’est ruée sur les grains que j’ai jetés sur le sol pour la réconforter.

Je suis allée deux fois dans la matinée vérifier que tout se passait bien.
A chaque fois, les quatre poulettes m’ont fait la fête.
Y compris Kaki…
En la regardant, je ne peux pas m’empêcher de me dire que j’ai hérité de la poulette la plus malchanceuse du coin!

Martine Bernier

En rangeant mon bureau, je suis tombée sur une liste que j’avais découpée dans un magazine, il y a plus de deux ans.
Elle avait dû me choquer pour que je le fasse…
Il s’agit du « top 5″ des regrets  les plus fréquents à la fin de vie, et a été établie selon les dires d’une infirmière en soins palliatifs.

Vous voulez connaître ces regrets?
Les voici…

1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie comme je l’entendais et non pas comme les autres voulaient qu’elle soit. »
2. « J’aurais aimé ne pas travailler si dur. »
3. « J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments. »
4. J’aurais aimé rester en contact avec certains amis. »
5. « J’aurais aimé me laisser le droit d’être heureux. »

 

Bon.
Je vais me débarrasser de la liste en question.
Et je me demande encore pourquoi je l’avais gardée!

Martine Bernier

- Bonjour!

La factrice qui s’occupe de notre courrier est une femme charmante et sa tournée est vaste.
Cet jour-là, elle me dit:

- Comme vous venez de Suisse, vous ne connaissez peut-être pas cette coutume que nous avons en France. Est-ce que vous me permettez de vous présenter le calendrier de la Poste?

Mon Capitaine et moi l’avons invitée à prendre un café, et elle m’a montré ces fameux petits almanachs que vendent les facteurs et dont les bénéfices représentent leurs étrennes.
Ils les achètent à quatre entreprises mandatées pour les éditer, et les proposent à la vente.
Chacun donne ce qu’il veut et tout le monde est content.
Mon Capitaine, qui a grandi en compagnie de ce calendrier, connait parfaitement cette tradition, et j’ai appris ce jour-là que d’autres corporations vendent leur calendrier, comme les pompiers et peut-être les éboueurs qui ne devraient pas tarder à passer.
Il va de soi que nous prendrons des calendriers à chacun…

Evidemment, après le départ de la factrice, je n’ai pas pu m’empêcher de chercher à en savoir un peu plus.
J’ai ainsi appris qu’elle a plus de deux siècles et que, selon le journal Ouest-France, entre 15 et 18 millions de calendriers sont vendus chaque année.
La coutume est populaire, à tel point qu’il existe des collectionneurs.

J’ai consulté le contenu de mon mini almanach, et j’ai aimé certains des détails qui y figurent.
Les cartes, les informations sur le département, tous ces détails sur cette région que je connais encore mal.

Je n’irai pas jusqu’à le fixer au mur, mais ce petit calendrier restera avec nous au fil des mois.
Martine Bernier