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Vie quotidienne

A quelques pas de l’entrée de mon bureau se trouve un arbre mort.
Mais sa présence ne nous gênait pas et nous avons décidé de lui offrir une deuxième vie en y installant une cabane – mangeoire pour les oiseaux, des supports pour les boules de graisse que nous leur offrons l’hiver, et une baignoire en pierre bien calée au carrefour des deux grosses branches dont il dispose encore.
Au pied de l’arbre, mon Capitaine a planté un rosier grimpant que j’espère voir un jour s’épanouir le long du tronc.
Les mois ont passé et, voilà quelques semaines, mon Capitaine a remarqué que de minuscules feuilles poussaient d’un rameau né de notre arbre.
Et, depuis quelques jours, de fines branches ont poussé, recouvertes de bourgeons.

Donc, je recommence mon texte.
A quelques pas de l’entrée de mon bureau se trouve un arbre soi-disant mort qui semble avoir repris goût à la vie.

Martine Bernier

En 2014, 55% de la population Suisse était locataire de son logement, selon les chiffres d’Eurostat.
En France, le taux de propriétaires s’élève à 64,3% (et donc 35,7% de locataires) et se trouve pourtant parmi les plus bas d’Europe, la moyenne européenne étant de 70% de personnes possédant leur logement.
La Belgique, par exemple, compte 72,3% de propriétaires.

Lorsque je suis arrivée ici, j’ai été frappée de voir que tout le monde ou presque vit en maison individuelle.
Nous sommes à la campagne, ce qui facilite évidemment l’accès à un logement de ce type.
J’ai rapidement réalisé que les maisons mises en vente dans la région, même si elles sont rénovées et spacieuses, sont proposés à des prix  nettement inférieurs à ceux pratiqués en Suisse.
Oui, je sais, il ne faut pas comparer ce qui ne l’est pas.
Mais je savoure ce nouvel  état qui me permet de ne plus habiter ni chez d’autres, ni en appartement.

Martine Bernier

 

L’hiver n’a pas réussi à freiner mon Capitaine dans son optique d’embellir les extérieurs de la maison pour l’arrivée du printemps.
Et ses travaux sont très physiques…
Il taille des pierres,  crée de petites marches et des dalles pour sécuriser  mon chemin jusqu’à l’enclos des poules, gère les plantations… et s’est attaché à améliorer les alentours  de la maison.
Pour cela, il a acheté du gravier crème qu’il a soigneusement posé devant mon bureau et la véranda.
Le tout apporte un aspect soigné et coquet à l’endroit, et devrait être complété par d’autres aménagements dans les jours à venir.
Pomme, toujours très impliquée dans chaque changement, a passé un bon moment, samedi, à explorer ces nouveautés.
Apparemment, elles lui plaisent si j’en crois son attitude très zen et sa façon de se percher sur les dalles les plus confortables à ses yeux, pour avoir une vue panoramique sur le jardin.
En rentrant, comme c’est parfois le cas lorsqu’elle revient de l’extérieur, j’ai réalisé qu’elle boitait.

- Oh, Pomme… C’est le froid qui te fait mal? Viens sous la douche, je vais te laver les pattes. L’eau tiède te fera du bien…

Sans se faire prier, mon Mogwaï obtempère, et je commence à la laver.
Première patte, deuxième patte, troisième pattes, qua… mais?
Je réalise que je viens de toucher quelque chose de bizarre et je reviens à la troisième patte.
Entre deux coussinets, je découvre un gravier, bien caché.
- Et bien voilà pourquoi tu boitais! Pauvre Popomme! Attends, je vais arranger ça…

Je libère le gravillon, termine la toilette et libère mon Mogwaï qui se transforme illico en fusée folle, galopant à travers toutes les pièces du rez-de-chaussée, transformant un petit tapis en tapis presque volant et réalisant des glissades très réussies.
Le baptême du nouveau parterre de gravier a été salué comme il se doit!

Martine Bernier