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Vie quotidienne

Il existe en Valais (Suisse), à Saillon, la plus petite vigne cadastrée du monde: la Vigne de Farinet, du nom d’un célèbre faux-monayeur devenu une figure locale.
Elle ne contient que trois ceps, mais est connue bien au-delà des frontières.
Pourquoi?
Parce que ses créateurs ont eu la géniale idée de demander chaque année à des personnalités du monde du spectacles, de la politique, des arts, du sport etc, de venir y travailler, sous les yeux des médias le plus souvent ravis d’être là.
Près de 200 personnalités s’y sont succédées et la vigne est léguée à de prestigieux propriétaires.
Le premier fut l’acteur Jean-Louis Barrault, puis l’Abbé Pierre qui l’a transmise à l’actuel propriétaire: le Dalaï Lama.
Et le raisin que donne la vigne est bien sûr transformé en vin.
En 2001, alors que j’étais journaliste au quotidien romand 24 Heures, j’ai un jour été envoyée sur place pour un nouvel événement.
Une personnalité très connue du monde du sport était attendue pour travailler dans la vigne.
Michaël Schumacher est arrivé dans une élégante Ferrari grise.
Il s’est prêté au jeu avec simplicité, portant la hotte des vendangeurs, cueillant le raisin, le pressant  posant pour les photographes…
 Il a été charmant, même si l’exercice n’était pas facile pour lui qui ne parlait pas français.
Lorsqu’il a été accidenté, il y a 5 ans, j’ai été choquée.
Depuis, je pense souvent à ce champion flamboyant et à sa famille, au calvaire qui est le leur.
Cette existence coupée en deux rappelle celle de l’acteur Christopher Reeve.
Lui qui avait incarné Superman au cinéma était devenu tétraplégique suite à un accident d’équitation.
Difficile de trouver du sens… s’il y en a…

Martine Bernier


Un reportage diffusé aux informations expliquait que, ça y est, le progrès entre dans nos maison grâce (ou à cause, tout dépend du point de vue), à la domotique.
En gros, un cerveau artificiel, des capteurs et des actionneurs permettent ou permettront de surveiller et d’accomplir une série de tâches sans  intervention humaine autre qu’un ordre vocal.
Au début, je ne cillais pas.
Les capteurs qui peuvent détecter une présence, de la fumée, une fuite de gaz etc, pourquoi pas.
L’automatisme dans l’ouverture de la porte du garage ou des volets roulants passe encore, la programmation du four ou de la machine à laver… même si nous avons tous autour de nous l’exemple de mésaventures arrivées à des usagers malchanceux.
Là où je commence à me crisper, c’est face au pilotage automatique de gestes aussi banals que l’allumage des lampes, les réglages des radiateurs etc.
Et le summum intervient avec les charmants petits robots qui nous informent de la météo, diffusent notre musique, allument la TV, en activent les différents modes, diffusent de la lumière colorée… et vous préparent votre café sur ordre.
A la fin du reportage, j’ai regardé mon Capitaine:
– Ca ne me fait absolument pas envie… j’aurais même tendance à en avoir peur. 
– Ceci dit, ça fonctionne déjà chez nous.
– Pardon?
– Oui, regarde: va dans ton panier! 
J’ai vu Pomme se lever et aller tranquillement s’installer dans son panier.
En souriant d’un air béat, mon Capitaine a conclu par:
– Tu vois!

Martine Péters



C’est ce vendredi que notre menuisier doit venir poser la bibliothèque qui sera entièrement dédiée aux magazines.
J’ai donc commencé à vider mon bureau des revues et des hors-séries qui vont y trôner, pour les déposer en piles triées sur la table de la véranda.
La moitié du travail est ainsi effectué: il ne restera « plus qu’à » les installer sur les rayonnages lorsqu’ils seront montés.
Ces magazines sont des mines d’or de renseignements et ouvrent des piste sur une multitude de sujets.
Et parmi, les Historia.
L’un de leurs slogans est « Le passé éclaire l’actualité », maxime qu’ils s’appliquent à travers des articles fouillés et très divers.
J’ai été abonnée longtemps, mais j’avais interrompu mon abonnement en quittant la Suisse.
Aujourd’hui, je l’ai repris et me réjouis de découvrir les thèmes qui seront abordés chaque mois.
J’ai comme l’impression que cette nouvelle bibliothèque sera vite remplie…

Martine Péters