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Vin

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Hier, j’étais chez un vigneron que je rencontrais pour une interview.
Il me recevait avec son fils dans son domaine surplombant le lac Léman, dans l’une des plus belles régions de Suisse romande: le site de Lavaux, inscrit au patrimoine de l’UNESCO.
C’était un après-midi ensoleillé, je me trouvais face à des interlocuteurs particulièrement sympathiques, et l’entretien avait lieu à l’extérieur, sur leur terrasse faisant face au lac, nichée dans le vignoble.
L’un de ces moments privilégiés que je savoure…
Je ne peux bien sûr pas livrer ici le nom de mes interlocuteurs tant que l’article n’a pas été publié, mais je peux parler de quelque chose qu’ils m’ont expliqué.

J’avais envie, ce matin, de faire partager à ceux qui ignoreraient encore de quoi il s’agit, ce que sont les Trois Soleils.
Hier, j’en ai compris les détails grâce à mes hôtes…
Lavaux est appelée la Terre des Trois Soleils.
C’est même devenu le symbole de la région.
Les coteaux escarpés de ce site  disposent d’un micro climat que l’on dit devoir aux fameux Trois Soleils.
Le premier est bien sûr l’astre royal, généreux dans la région.
Le deuxième est l’eau du lac Léman qui fait office de miroir en renvoyant la lumière.
Ce qui provoque un phénomène étonnant aux mois de février et de mars, m’expliquait mon hôte.
A cette période de l’année, ceux qui travaillent dans les vignes réalisent par instant qu’ils ont… deux ombres.

Enfin, le troisième soleil est celui que les murs de vignes emmagasinent en été et restitue lorsque arrive les jours plus froids.
Le tout crée un climat doux et tempéré dont bénéficie le cépage roi de la région: le chasselas.
J’ai adoré écouter ceux qui me recevaient avec autant de gentillesse et partager avec eux ces quelques heures passionnantes dans ces lieux décidément superbes que j’affectionne…

Martine Bernier

 

Il arrive que les reportages nous mènent dans des endroits hors du temps.
Ca a été le cas ce mercredi.
Tant que l’article n’est pas sorti dans l’hebdo auquel il est destiné, je ne peux pas donner le nom de l’endroit ni celui du vigneron que nous allions rencontrer.
Je le ferai, plus tard, en diffusant l’article après sa parution.
Mais je peux parler du moment… car ce fut un moment parfait.

Après une bonne heure de route, nous sommes arrivé sur une colline.
Le lieu était magnifique… une vue imprenable sur l’un des plus beaux lacs de Suisse, un chemin bordé de jeune cyprès, s’enfonçant dans un océan de vignes pour arriver au domaine.
Il faisait chaud, très chaud.
Le soleil rendait le lac encore plus bleu, la vigne encore plus verte.
Est arrivé le maître des lieux, grand, svelte, élégant.
Au bout de quelques minutes d’entretien, il s’est ouvert et m’a raconté l’histoire de sa famille de vignerons, son propre cheminement, ses réalisation, ses rêves, ses projets.
Pour les besoins de la photo, nous somme partis avec lui dans les vignes.

C’était une radieuse journée d’été, presque un jour de vacances alors que je travaillais.
Tout en marchant, notre hôte s’est arrêté pour me faire goûter les raisins de ses différents cépages.
Jamais je n’avais vécu cela.
Il est rare d’arriver juste au bon moment, lorsque le raisin arrive à complète maturité, et au bon endroit, chez une personne qui dispose d’autant de cépages différentes, de rouge et de blanc.
Il m’a fait prendre conscience des différentes saveurs, de la richesse des fruits, m’a montré une vieille vigne de raisins de table aussi étendue que le petit mur qui délimite le jardin.

La classe, l’humilité et la gentillesse de notre hôte, la beauté de son domaine, les délices de sa vigne, la météo dont j’appréciais pour une fois le côté caniculaire: tout a contribué à faire de l’instant un nouveau moment de grâce.

Martine Bernier

Peut-être l’avez-vous lu, vous aussi: un Château d’Yquem  a été vendu 75.000 livres (85.000 euros) mardi à Londres.

Non, un Château d’Yquem n’est pas un coquet petit manoir.
C’est un vin blanc de Bordeaux.
Du coup, la bouteille qui est devenue,  la plus chère bouteille de blanc jamais vendue, va se retrouver dans le livre Guinness des records.

Mais qu’a-t-elle donc, cette bouteille, pour être aussi chère?
C’est un Sauternes de deux cents ans.
De 1811, précisément.
Et qui donc a mis une telle somme pour l’acquérir, penses-vous?
Christian Vanneque, ancien sommelier en chef de La Tour d’Argent, à Paris.
Il l’a acheté pour sa collection privée en expliquant que « C’est un vin rare, qui a été goûté à trois occasions et qui a reçu à chaque fois les cinq étoiles possibles ».
Inutile de préciser que la bouteille va avoir droit à un régime particulier.
Elle sera exposée dans une vitrine blindée, dont la température et l’hygrométrie seront contrôlées, pendant six ans, dans le restaurant du collectionneur, le SIP Sunset Grill, à Bali, en Indonésie.

Il a encore précisé: »Je l’ouvrirai dans six ans pour fêter le 50e anniversaire de la date à laquelle j’ai commencé à travailler à Paris et je le boirai avec ma femme, mes frères et des amis. Je connais déjà le menu qui l’accompagnera »..

Voilà voilà…
Il est clair que ce ne sera pas un sandwich.
Martine Bernier

Yann dit :

Oui pas mal mais j aurai du le laisser encore une petite année avant de le gouter!

Dominique Rougier dit :

Quoique, avec un Sauternes on peut se permettre un sandwich au foie gras .Je ne bois pas d’alcool et j’aime bien les canards ,mais là si Mr Vanneque m’invite ,je ferai une entorse ! :) )