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Archives mensuelles : janvier 2013

Abymes de Mangin et Griffo

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J’ai été attirée par la couverture, sobre et soignée.
Quand j’ai découvert que l’album mettait en scène Balzac, j’ai voulu en savoir plus.
J’ai donc lu « Abymes », de Mangin et Griffo.

L’histoire débute à Paris, en 1831.
Monsieur Pichot, propriétaire de la « Revue de Paris » qui publie notamment, sous forme de feuilleton, les romans de Balzac, décide d’insérer un nouveau feuilleton dans le journal alors que celui-ci est déjà bouclé.
Le lendemain, Paris découvre un brulot racontant les détails les plus intimes de la vie de l’écrivain, au jour le jour.
Pour Balzac et sa femme, l’histoire tourne au cauchemar.
Qui est l’auteur de ces lignes.

Le dessin est parfait, l’histoire étrangement fascinante, proche du polar.
Comme à chaque fois que l’on prend un personnage réel comme sujet d’histoire imaginaire réécrivant sa vie, je suis un peu mal à l’aise, mais il n’empêche que le livre est une réussite.

Martine Bernier

 

 

« Abymes » première partie, Mangin et Griffo, Collection Aire Libre/Dupuis

Le Dernier livre de la Jungle – le retour

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J’ai été bercée, dans ma jeunesse, par les livres de Kipling.
Le « Livre de la Jungle » est devenu à mes yeux un ouvrage particulier.
Lu alors que je rentrais dans un  mouvement scout, puis redécouvert plus tard lorsque je lui ai découvert en deuxième lecture un sens plus profond, un message universel.

Lorsque Desberg et Reculé ont sorti le premier tome de leur série de BD « Le Dernier Livre de la Jungle », j’ai eu envie de le lire.
J’étais curieuse de voir ce qu’ils en avaient fait, sachant qu’ils précisaient qu’il était « librement adapté’ de l’oeuvre de Kipling.
Je suis rentrée immédiatement dans l’histoire.
Mowgli, devenu un vieil homme, revient sur son passé… et le voyage est captivant.

Le dernier volet de cette série en quatre tomes vient de paraître.
Il s’appelle « Le Retour », et je l’ai lu avec ravissement.
Les phrases que j’y ai trouvées m’ont suivie durant toute la journée d’hier.

Je vous les livre ici.

 

« Sais-tu à quoi les hommes sont les plus doués, Vijay?
L’art d’oublier, en y consacrant assez d’efforts, l’être humain est capable d’oublier n’importe quoi.
Il lui est possible de se convaincre qu’il n’est responsable de rien.
De tout chasser de son esprit.
Comme si c’était quelqu’un d’autre dans une autre vie, qui avait commis ses propres erreurs!
Et l’homme est si doué pour l’oubli qu’il parvient à échapper à tout état d’âme, à tout sentiment de culpabilité.
Il réussit même à se persuader qu’il ne devra jamais payer; qu’il s’en sortira sans la moindre tache.
L’homme chasse les souvenirs qui ne lui conviennent pas et tente de ne garder qu’une vie dont il puisse être plus ou moins fier.
Et il vieillit en espérant que ses semblables lui laisseront cette illusion. »

Quand je lis certaines BD je me dis que certaines n’ont plus rien d’un art mineur.

Martine Bernier

« Le dernier Livre de la jungle -Le retour », Desberg et Reculé. Le Lombard, collection Polyptique.

 

« Hell School »

 

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La bonne nouvelle en matière de BD, en ce début d’année, est, pour moi, la découverte du premier volume de « Hell School ».
Côté scénario, l’histoire est captivante.
Elle se déroule à l’Institut de l’Excellence, une école privée située sur une île de la Méditerranée.
Les adolescents qui y sont inscrits sont soumis à des règles extrêmement strictes et à un bizutage camouflé sous le nom de « rituel ».
Ceux qui refusent de s’y soumettre sont exclus du groupe et appelés les « bâtards ».
Et la BD commence fort…
Dès les premières planches, les élèves s’embarquent pour l’Institut lors de la rentrée des classes de janvier.
Et un étudiant « bâtards » est jeté à la mer…

Des années plus tard, trois adolescents rebelles refusent le rituel.
Et les ennuis commencent…

L’excellent dessin de Benoît Ers, très marqué par « l’école Marcinelle », ce style de BD associé au journal Spirou, apporte une légèreté à l’album, et équilibre le scénario inquiétant et lourd de Dugomier,
Cette BD est un thriller très réussi  qui sera aimé autant par les adultes que par les adolescents.
Et dont on attend la suite avec impatience, les auteurs nous ayant laissés sur une dernière image plus qu’alléchante…

Martine Bernier

« Hell School », Ers et Dugomier, Le Lombard