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Puy-du-Fou

jean-Louis Liégeois (photo Bruno Guédot)

jean-Louis Liégeois (photo Bruno Guédot)

Le dernier jour de notre visite dans le parc du Puy-du-Fou, j’ai eu très envie d’en savoir plus sur les oiseaux des lieux.
J’ai abordé un jeune fauconnier qui passait par là.
Il était suivi par un oiseau noir qui trottait derrière lui et lui obéissait à la voix lorsqu’il lui disait « Viens, c’est par ici! Qu’est-ce que tu veux aller faire là-bas?? »
C’était inattendu et drôle….
Ce jeune homme m’a dit: « Il faut que vous vous adressiez à Jean-Louis… je vais vous y emmener! »
Il nous a entraînés dans les coulisses des volières.
C’est là que nous avons découvert le maître des lieux…
Jean-Louis Liégeois est le responsable de ce secteur qui compte parmi les plus importants du parc.
Il est là depuis environ 20 ans,  dirige l’Académie des fauconniers, est réputé dans le monde entier.
Constamment sollicité, il reste pourtant disponible et d’une infinie gentillesse.
Son savoir en la matière est impressionnant.
Son premier oiseau, il l’a adopté dans les années 1970 alors qu’il était tout jeune.
Depuis, toute sa vie leur a été consacrée.
Nous aurions pu l’écouter parler durant des heures de son art, du matériel utilisé pour faire revenir les oiseaux, de leur quotidien…
Dans les volières du parc,  ils sont 470 oiseaux de 78 espèces, et 80 à 90 jeunes naissent chaque année.
Certaines volières mesurent 400 m2 et les oiseaux sont présentés seuls ou en présentation mixtes.
« Le spectacle n’est qu’une facette de notre établissement.
Nous avons un centre de reproduction et nous faisons de la réintroduction dans la nature lorsque la nécessité se fait sentir.
Nous participons aussi  à plusieurs projets de conservation d’espèces de vautour menacés dans le monde.
Et nous soutenons la  conservation du Condor des Andes. »

Presque tous les oiseaux du parc naissent sur place et sont immédiatement habitués à la présence de l’Homme.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils s’attachent à leur dresseur.
Il suffit de voir la relation que Jean-Louis entretient avec son aigle personnel pour le comprendre.
L’oiseau émet de petits sons doux lorsqu’il se trouve perché sur le bras de celui qui l’élève, le regarde avec quelque chose qui ressemble à de la tendresse.
En revanche, dès qu’il est lancé pour la chasse, un rapport de force s’installe.
Avec son aigle, Jean-Louis chasse le lièvre et le chevreuil.
Mais… comment fait-il pour que l’oiseau ne mange pas sa proie avant qu’il n’arrive?
Avec un petit sourire entendu, il nous explique que « disons qu’il faut arriver très vite pour l’attraper avant lui ou se contenter des morceaux qu’il m’aura laissés! »

Le secret pour apprivoiser les oiseaux  et leur apprendre le retour?
« Il faut avant toute chose qu’ils ne soient pas stressés, qu’ils soient bien équilibrés.
La nourriture est une des clés du dressage, mais le rapport que nous entretenons avec  eux est primordial.
Certains ne veulent pas revenir avec certains dresseurs.
D’autres sont tellement attachés à leur fauconnier qu’ils n’acceptent de travailler qu’avec lui.
Nous évitons ce genre de situation en effectuant un tournus.
Il faut que l’oiseau s’habitue à plusieurs personnes pour qu’il se sente bien et travaille autant avec l’un qu’avec l’autre. »

Le jour s’étire sur le parc…
Nous parlons du spectacle du « Bal des Oiseaux Fantômes » qui nous a laissés dans un état second.
Jean-Louis nous en confie les rouages, expliquant notamment combien il a été difficile de réussir à faire sortir l’harfang des neiges du lit de la princesse…
Il nous explique que les oiseaux sont comme les hommes: certains sont plus travailleurs que d’autres, plus ou moins motivés, plus ou moins doués.
Le plus intelligent de tous?
Le corbeau.
Et le moins gâté côté neurones?
« La chouette. Chez elle, les yeux prennent toute la place.
Imaginez que vous ayez des yeux de la grosseur d’un pamplemousse.
Il n’y aurait plus beaucoup de place pour le cerveau! »

Avant que nous ne partions, Jean-Louis nous emmène vers une cage:
« Venez, je vais vous montrer quelque chose… »

Le Petit Duc à face Blanche (photo Puy-du-Fou)

Le Petit Duc à face Blanche (photo Puy-du-Fou)


Dans sa volière, un Petit Duc à face blanche absolument craquant  penche la tête de gauche à droite, en regardant mon Capitaine, comme s’il trouvait intéressant ce grand gaillard venu lui rendre visite.
Cette petite boule de plumes au plumage duveteux ressemble à une peluche…
Nous sommes tous les trois complètement attendris devant le protégé de notre hôte qui ajoute:
« Et ce n’est pas le plus petit des hiboux… venez… »
Il nous montre deux autres oiseaux, plus petits encore…

La visite, en compagnie de ce passionné soucieux du bien-être des oiseaux, est un véritable bonheur…
Nous avons quitté à regret son univers en espérant avoir un jour l’occasion d’y retourner.
Mais la visite peut continuer à travers ses deux blogs, ci-dessous.
Et Ecriplume continuera à donner des nouvelles des oiseaux du Puy-du-Fou et des projets suivis par l’équipe…

Martine Bernier

Blog de Jean-Louis Liégeois: J2Ailes 

Les aigliers de France

 

Photo Bruno Guédot Spectacle: Le Signe du Triomphe

Photo Bruno Guédot
Spectacle: Le Signe du Triomphe

Cela faisait plusieurs années que j’avais envie de visiter le parc d’attractions du Puy-du-Fou et d’assister à la Cinéscénie, ce spectacle nocturne considéré comme était le plus important du monde par le nombre de figurants qui y participent.
De l’endroit, je connaissais juste l’emplacement, en Vendée, et je savais qu’il était né du rêve et de la volonté de Philippe de Villiers.
Nous avons décidé d’y passer quelques jours afin de nous faire une idée après avoir appris que le parc d’attraction avait été récompensé par le Thea Classic Awards 2012 le sacrant meilleur parc de loisirs au monde cette année-là.

Il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre pourquoi…
Dans le parc en lui-même, ce sont des acteurs et des cascadeurs qui sont l’épine dorsale du lieu en présentant des spectacles magnifiques, servis par des effets spéciaux et des mises en scène remarquables.
Les animations qui assurent la transition entre ces spectacles sont de la même veine, d’excellente qualité.
Un village d’artisans dans une cité médiévale, un village du XVIIIe siècle à découvrir librement, un petit parc animalier, une roseraie, et j’en passe: tout est de bon goût, en harmonie avec la nature du site.
Il faisait une chaleur torride durant cette semaine, en Vendée, mais de brumisateurs géants allégeaient la lourdeur du soleil…

Photo Bruno Guédot

Photo Bruno Guédot

Au son de morceaux de musiques classiques, les visiteurs, très nombreux, peuvent se retirer dans des endroits un peu plus désertés, lorsque la fatigue se fait sentir, et profiter d’animations plus douces, se perdre dans un labyrinthe ou découvrir le ballet des jets d’eau sauteurs.

J’ai particulièrement aimé les Jardins de La Fontaine auquel Gérard Depardieu a prêté sa voix et ses traits qui se retrouvent sur le visage de la statue animée du grand homme.
Les fables y sont contées et mises en scène grandeur nature…

Autre point fort du parc: ses oiseaux.
Nous en avons vus, des spectacles de fauconnerie, mais le Bal des Oiseaux Fantômes dépasse tout ce qui a été proposé dans le genre…
Lors du final, 160 oiseaux s’élancent au-dessus du public avec, parmi eux, 58 cigognes blanches, des cigognes noires, 6 pélicans, 9 marabouts et 83 milans noirs.
Plus haut dans le ciel, un ULM vole, accompagné par oies.

Photo Bruno Guédot

Photo Bruno Guédot

Le moment est magique, inoubliable…
Nous avons eu la chance de le poursuivre avec Jean-Louis Liégeois, directeur de l’Académie du Fauconnerie… mais je lui consacrerai un article plus complet dans les jours à venir.
Cet homme et son univers peuplé d’oiseaux est un être rare…

Comme nous souhaitions assister à la Cinéscénie, nous avions décidé de passer deux nuits sur place avant de reprendre la route.
Je fais allusion à ces nuits car les hôtels du parc valent le déplacement.
Ils sont totalement dans la ligne du thème.
Nous avons choisi de loger dans les Iles de Clovis, une cité lacustre où des huttes à à pilotis et aux toits de chaume abritent des chambres confortables placées sous le sceau de l’époque Mérovingienne.

Le dernier soir a clôturé notre séjour en apothéose.
Nous avions rendez-vous avec un guide pour qu’il nous fasse découvrir les coulisses de la Cinéscénie avant que ne commence le spectacle.
Mais, dans la foule, nous nous sommes manqués.
Nous avons donc été nous installer à nos places, avec les 14 000 autres spectateurs.
Et là, alors que les gradins se remplissaient,  une dame chargée de la communication, puis notre guide nous ont retrouvés grâce aux numéros de nos sièges.
Des personnes d’une gentillesse extrême, s’excusant du contretemps et nous proposant de les rejoindre après le spectacle.

Comment décrire la Cinéscénie?
Environ 1500 acteurs et 500 personnes à la technique et aux services de sécurité.
On les appelle les Puyfolais, de ce nom qui désigne joliment tous les bénévoles participant au spectacle.
Ils sont 3500 et forment une véritable famille élargie…
L’histoire, écrite comme tous les autres scénarios de spectacles des lieux par Philippe de Villiers, nous entraîne à travers le passé mouvementé de la Vendée, en suivant la vie d’une famille locale sur plusieurs générations.
Devant nous, en plein air, les acteurs évoluent dans un cadre naturel, utilisant le château du Puy-du-Fou, son étang et ses alentours comme éléments de décor vivant.
L’ensemble est époustouflant.
Ici, les effets spéciaux sont poussés à leur paroxysme.
Il faudrait voir le spectacle mille fois pour en saisir toutes les subtilités.
Portés par une musique magnifique, par les voix d’acteurs célèbres, par le jeu parfait des acteurs, par des feux d’artifices somptueux et par la présence d’une multitude d’animaux (parmi lesquelles des oies qui elles aussi jouent leur rôle à la perfection!), les tableaux sont magnifiques.
Et le bonheur visible qu’éprouvent les acteurs m’a arraché des larmes d’émotion.
Lorsque 14000 personnes se lèvent d’un seul élan pour applaudir à la fin d’un spectacle… croyez-moi, le moment est plus qu’émouvant…

Nous avons retrouvé notre guide, Patrick, une fois les lumières rallumées, et il nous a guidés vers la salle de presse pour partager le verre de l’amitié.
L’occasion de saluer et de féliciter au passage Philippe de Villiers et son fils, très entourés, avant de nous diriger vers les fameuses coulisses en compagnie d’un homme passionnant et passionné.

Mais cela… cela fera l’objet d’un prochain Ecriplume!

Martine Bernier

 

Alors que nous nous apprêtons à prendre la route du retour, je peux vous confier où nous nous trouvons depuis ces trois derniers jours…
Nous avons fait escale en Vendée, au Puy-du-Fou, pour découvrir ce parc d’attractions si particulier et ses coulisses.
L’aventure vécue ici est inoubliable…
Pour le parc en lui-même, bien sûr, ses spectacles, ses animations hors normes, mais aussi et surtout pour l’expérience que nous avons vécue hier, les rencontres exceptionnelles que nous y avons faites.
Dès les jours prochains, Ecriplume vous présentera les dessous de ce voyage peu commun que nous terminons aujourd’hui.
Un voyage découverte qui restera un souvenir d’enchantement perpétuel, de Guédelon au Puy-du-Fou…

Martine Bernier