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Archives quotidiennes : 21 janvier 2009

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi… je suis à la fois fascinée et apeurée par le curieux attrait et l’étrange pouvoir de Facebook.

Certains humoristes, comme Gad Elmaleh, l’ont souligné: jamais, dans la « vraie vie », nous n’irions frapper chez un voisin pour lui demander de but en blanc « s’il veut devenir notre ami ».
Et jamais (enfin, j’ose l’espérer), il ne nous enverrait sur les roses sans explication…

D’un autre côté, je ne connais pas de moyen plus rapide et plus efficace, en dehors des médias officiels, de diffuser une information et de toucher le plus grand nombre sans véritable effort.
Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir comment des personnalités politiques aussi marquantes qu’Obama, pour ne nommer que lui, ont su utiliser ce moyen de communication lors de leurs campagnes électorales…

Je n’utilise pas l’outil Facebook depuis très longtemps.

Il y a, pour moi, ce que je n’y aime pas, les points qui me laissent songeuse:

– J’ai déjà pu réaliser qu’il dispose de pas mal de fonctions parfaitement inutiles ou futiles (qu’il m’arrive moi aussi d’utiliser avec délice, d’ailleurs!).

– J’ai pu découvrir aussi que, souvent, les échanges n’y sont pas forcément profonds ou suivis. Mais là… ne dépendent-ils pas de la personnalité de chacun, de l’orientation que nous voulons donner à nos relations, à nos messages?

– Autre détail qui pourrait être amélioré: les groupes. Chaque sujet forum devrait pouvoir contenir des photos indépendantes qui ne seraient plus réunies dans le bas du groupe, hors sujet.

– Pour le tchat en direct, la petite fenêtre de bas d’écran n’a pas le confort de MSN.

Et puis, il y a tout ce côté positif qui fait que.. j’y suis, j’y reste:

– Quelle facilité pour la transmission des informations, pour l’établissement d’un premier contact, pour la sensation que ceux que nous ne voyons pas tous les jours et qui nous manquent peut-être sont « là »… pas loin de nous…

– Quelle possibilité d’échange avec ceux qui partagent les mêmes intérêts ou les mêmes passions…

Je n’ai pas fini de réfléchir à la question.

Le média sous toutes ses formes (car Facebook est un média…) me fascine.

Tout naturellement, au quotidien, nous vivons une mutation majeure de notre société.
Depuis quelques années, nous apprenons à communiquer autrement, par un procédé nouveau.
Et beaucoup d’entre nous y parlent différemment, utilisant souvent le langage sms que jamais nous n’utiliserions dans nos courriers traditionnels.
Un jour peut-être, dans les livres d’Histoire ou de sociologie, les spécialistes parleront de notre époque en soulignant cette évolution.
Nous avons la chance de la vivre en direct.

Oui, je n’ai pas fini d’y réfléchir…

images.jpegUn matin de novembre, je me suis posé la question: mais où se trouve donc le tableau de Claude Monet “Le Bassin aux Nymphéas, Harmonie Verte”? Un coup d’oeil sur Internet m’apprend qu’il est au Musée d’Orsay, à Paris. Visite et… coup de foudre! A découvrir ou redécouvrir.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je suis sur place: je saisis donc l’occasion pour m’y rendre. Que ne ferait-on pas pour les tableaux de Claude Monet et pour celui-là en particulier!
Comme toujours à Paris, aux alentours des musées, les parkings sont remplis. Un conseil si vous tentez l’expérience en voiture: garez-vous sur les berges de la Seine, à deux pas de là. Le musée impressionne par son architecture. Aménagé dans l’ancienne gare d’Orsay créée pour l’Exposition universelle de 1900, il a ouvert ses portes au public en 1986. La structure de la gare offre des volumes énormes. Elle permet des galeries longues et larges dont la principale a été aménagée pour recevoir des sculptures et des statues. D’entrée, le visiteur en prend plein la vue et le coeur…

Certains ne jurent que par le Louvre. Oublier que le musée d’Orsay recèle quantité de trésors serait une hérésie. Connu dans le monde entier, notamment pour sa collection de tableaux impressionnistes, il abrite des oeuvres majeures. Renoir, Degas, Monet, Manet, mais aussi Bonnard, Signac, Van Gogh, Gauguin, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Courbet, Delacroix, le Douanier Rousseau et des centaines d’autres sont présents au musée. La richesse des collections explique l’affluence des visiteurs venus du monde entier pour découvrir ces tableaux et ces sculptures essentielles. La visite est un ravissement. Chaque salle propose des merveilles. Et des peintres d’aujourd’hui s’appliquent à marcher dans les pas des maîtres en recopiant leurs tableaux devant les yeux des visiteurs.

De tableau en tableau, j’arrive à ceux de Monet. La suprise est totale: ils sont nombreux, très nombreux. Ses plus belles oeuvres sont ici. Et le doux “Bassin aux Nymphéas” trône discrètement dans un angle de la pièce, symphonie de verts au milieu des jardins que l’artiste a tant aimés.
Ceux qui estiment que les musées ne sont pas des lieux vivants devraient s’y rendre plus souvent… Ici, le bonheur, l’émotion des visiteurs sont manifestes. Délaissant la file interminable qui mène les amateurs devant le fameux “Déjeuner sur l’Herbe”, beaucoup se dirigent vers “le” tableau qui les attire depuis longtemps. Chacun a le sien. Ici, les gens rêvent.. Histoire de reprendre des forces avant de poursuivre la visite, vous pouvez vous arrêter au restaurant, au deuxième niveau, juste derrière la gigantesque horloge de l’ancienne gare. Entre la vue panoramique sur la ville et les oeuvres somptueuses accrochées, ce musée d’art mille fois présenté mérite de se voir consacrer une journée. Qui sera belle, très belle, soyez-en sûrs.

en savoir plus
Musée d’Orsay, fermé le lundi. Ouvert de 9h00 à 18h00.
Prix: 9,50 euros. Adresse: 1, rue de la Légion d’Honneur, Paris.
Site: www.musee-orsay.fr

hugosalonchinois.jpgEn plein coeur de Paris, le musée Victor Hugo a été installé dans l’appartement qu’a habité l’écrivain. À travers les pièces flotte encore l’ombre du grand homme et de l’amour qu’il vouait à sa maîtresse, Juliette Drouet.

Lorsqu’il ouvrait la fenêtre de son appartement de l’Hôtel Rohan Guéménée, Victor Hugo découvrait la Place Royale, aujourd’hui rebaptisée “Place des Vosges”, l’une des plus belles de Paris.
Dans cette maison cossue, transformée en musée en 1902, pour le centenaire de l’écrivain, Victor Hugo s’était installé avec femme et enfants, alors qu’il avait trente ans, occupant un appartement de 180 m2.
Il y est resté durant seize ans, ne le quittant que pour partir en exil. Mais c’est ici qu’il a écrit, toujours debout devant son bureau, des oeuvres majeures.

Comme l’appartement n’appartenait pas à l’artiste, les lieux n’ont évidemment pas pu être conservés en l’état d’origine.
C’est donc une reconstitution de pièces que découvrent les visiteurs, évoquant l’oeuvre, le parcours et la vie de l’écrivain. Les espaces de l’appartement ont été redistribués, les couloirs supprimés.
Quant aux meubles de Victor Hugo, la plupart ont été vendus aux enchères en 1852 alors que, proscrit, il a dû fuir pour se réfugier à Bruxelles. Pourtant, le musée est touchant…
Ses concepteurs se sont attachés à y reconstituer l’atmosphère des lieux et de la vie de l’auteur en installant, dans certaines pièces, des décors issus de la maison de sa maîtresse, l’actrice Juliette Drouet.
Comme le salon chinois ou la salle à manger d’inspiration médiévale, venus de Hauteville Fairy, la maison qu’elle a occupée à Jersey, dans la même rue que l’écrivain, alors qu’il était en exil.
Partout, les meubles sont nés de l’imagination créatrice d’Hugo.
Sur les murs, il écrit et dessine le sentiment profond qu’il porte à sa maîtresse, mêle leurs initiales, peint des motifs rappelant l’évocation de son amour dans certains de ses poèmes…

Dès l’instant où ils se sont rencontrés, en 1833, Victor et Juliette n’ont cessé de s’aimer.
Amour coupable?
Cela se discute, estiment les historiens.
Lorsque l’écrivain et son épouse s’installent dans le quartier du Marais, Adèle a déjà donné naissance à cinq enfants.
Ses sentiments pour son mari ont évolué.
Elle lui ferme la porte de sa chambre, ne l’entrouvant que pour Sainte-Beuve, son ami de coeur.
Victor se consolera dans les bras de Juliette qu’il aimera toute sa vie, sans pour autant quitter Adèle.
Pour lui, l’actrice acceptera tous les sacrifices.
Contrairement à lui, elle lui sera fidèle durant cinquante ans.
Mais lorsque Juliette mourut, Victor écrivit: « Sur ma tombe on mettra, comme ma grande gloire. Le souvenir profond, adoré, combattu d’un amour qui fut faute et qui devint vertu ».

Martine Bernier

en savoir plus
Hôtel de Rohan-Guéménée 6, place des Vosges 75004 Paris
Tél. : 01 42 72 10 16 Fax. : 01 42 72 06 64
Email : maisonsvictorhugo@paris.fr
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.