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Archives quotidiennes : 31 janvier 2009

Il a du cran.
Quand j’ai vu Obama fulminer en pleine conférence de presse contre les primes indécentes reversées aux traders, j’avoue avoir eu chaud au coeur.
Tiens, il est comme nous, gens du peuples, qui nous indignons devant ces primes aussi révoltantes qu’incompréhensibles!
Seule différence: lui est président des Etats-Unis.
Il suffit donc qu’il éternue pour que la moitié du monde s’enrhume.

Le fait qu’il hausse le ton pourra-t-il contribuer à changer les choses?
Compliqué..
D’un côté, il y a l’inacceptable: le plan de 700 milliards de dollars lancé par Georges W. Bush pour stabiliser et relancer le système financier. Et le fait que les établissements de Wall Street ont versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l’an dernier.
Incroyable… nous parlons de milliards! Les contribuables ont de quoi grincer des dents!

Mais en creusant un peu, on découvre, comme l’explique Alan Johnson, de Johnson Associates, que beaucoup de monde travaille au pourcentage, donc à la prime, dans ces milieux. Et ce ponte de la finance précise dans des propos repris sur boursier.com: « Si vous dites: je ne verse plus de prime à personne, vous verrez probablement s’effondrer plusieurs de ces sociétés, ce qui serait encore pire que d’avoir des gens en colère ».

Quoi que les gens en colère, dans l’Histoire, ont plusieurs fois démontré qu’ils étaient capables de renverser le monde…

Ceci dit, des changements sont intervenus dans certaines banques au cours de ces derniers mois. Des traders y ont vu leurs primes et commissions transformées pour un an en salaire fixe. Pas de remous à l’horizon, l’opération fait fructifier la banque, puisque à la fin de l’année, les employés réobtiendraient à nouveau des privilèges en cas de bénéfices.
C’est donc faisable, contrairement à ce que prétendent certains banquiers qui déclenchent l’ire d’Obamienne.

Elle me fait plaisir, cette colère…
J’ai aimé le voir dire clairement son désaccord, utiliser des mots nets, durs à la hauteur de la situation, sans baisser les yeux.
Il faut du cran pour faire ce qu’il doit faire.
J’espère qu’il continuera à en avoir, et que cela servira à quelque chose…

M. B.

Le pèlerinage de l’archevêque de Canterbury est remis au goût du jour grâce à une association internationale.

En éditant, en 2004, quarante fiches cartographiques géo-culturelles allant de Canterbury au Grand ST-Bernard, l’Association Via Francigena a franchi une étape supplémentaire vers la réhabilitation de l’itinéraire du pèlerinage du même nom. Celui-ci reprend le tracé du voyage entrepris en l’an 990 par Sigéric, archevêque de Canterbury, qui se rendit à Rome afin d’y rencontrer le pape Jean XV, effectuant le parcours avec les pèlerins « Romipètes ».
Les amateurs désireux de suivre la route de ce pèlerinage très fréquenté au 13e siècle, peuvent également se procurer un guide vade-mecum répertoriant les lieux de passage de Londres au Grand St-Bernard en passant par la France. En ce qui concerne le tronçon situé en Italie, la Via recoupe l’itinéraire de Saint-Jacques de Compostelle.
En Suisse, la route entre dans le canton de Vaud par l’Auberson et le quitte à Bex avant de partir dans le Valais. Chaque ville et village traversé est signalé, dans le guide, et accompagné de courtes informations pratiques destinées aux pèlerins, ainsi que de signalisations de sites à visiter. Ce vade-mecum, deuxième du nom, est une concrétisation, le rôle de l’association étant de promouvoir, stimuler de toutes les manières possibles la deuxième vie de la Via Francigena.. D’abord historiquement et culturellement au niveau européen et avec le Conseil de l’Europe.

En 1994, ce Conseil, ou plus exactement le Conseil d’Orientation de itinéraires culturels de l’Europe, a choisi et accepté ce circuit sur présentation du Ministère du Tourisme italien. Depuis, un réseau de travail œuvre pour redonner vie à cette route redécouverte par les pèlerins de toute l’Europe. L’association possède des antennes dans plusieurs pays dont la Suisse. Elle souhaite revaloriser la route des pèlerins et les villes mineures qu’elle traverse en tenant compte de l’aspect culturel, didactique et touristique d’une telle voie. Si la portion italienne a déjà été revalorisée par le balisage d’une partie de la route, il reste encore beaucoup de travail à faire, notamment en Suisse.
Balisage, liste de chambres d’hôtes et d’auberges, éditions de guides: les membres de l’association veulent rendre à la route une importance similaire à celle de Compostelle. Le but est de redécouvrir cette dimension culturelle, de connaissance et de fraternité européenne au travers de la marche.
L’itinéraire n’est bien sûr pas réservé aux marcheurs en quête spirituelle, mais également aux touristes désireux d’effectuer un voyage lent à travers l’Europe.
Après les fiches-étapes de cartographie, l’association travaille sur d’autres publications, dont un « Manuel de la signalisation Via Francigena Européenne », et le « Guide médiéval de la Via Francigena en Valais ».

Martine Bernier

Informations complémentaires: www.via-francigena.org

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Que serait le monde sans les friandises? Elles font partie de notre patrimoine gourmand, et font craquer les petits comme les grands. Les bonbons ont intégré notre culture au fil des âges. Voyage à travers un monde de douceurs et de couleurs…

Si, comme le chantait Brel, « les fleurs sont plus présentables », les bonbons restent les chouchous des palais gourmands. Sans avoir l’air d’y toucher, ils sont des compagnons quotidiens, souvent liés à nos souvenirs d’enfance, parfois même emblèmes d’une région. Humains mes frères, nous ne sommes pas égaux devant les bonbons. Si certains assument parfaitement leur penchant en avouant sans honte les acheter pour leur propre consommation, d’autres déclarent ne pas les acheter pour eux, mais les offrir à leurs enfants ou petits-enfants. Alibi ou réalité? Toujours est-il qu’en prenant de l’âge, nos goûts ont évolués. Les becs à bonbons adultes avouent une préférence pour les friandises plus classiques, du style pastilles de menthe, caramel ou réglisse. Les enfants, eux, adorent mastiquer les bonbons multicolores, élastiques, acidulés ou crépitants.

Les stars

Les bonbons font partie d’un marché en constante évolution. Chaque année, de nouveaux font leur apparition. Certains font leur chemin pour aller rejoindre les vedettes inconditionnelles des présentatoires. D’autres disparaissent, faute d’avoir trouvé leur public. Bonbons cuits, gélifiés, gommes, sucettes, réglisses: ils sont les augustes descendants des douceurs créées à l’Antiquité où le miel était utilisé pour conserver les fruits. Mais c’est au Moyen Age que la confiserie a réellement débuté sa longue carrière, avec la découverte du sucre de canne par les Croisés. Quelques stars se disputent la vedette. Le Cachou, pastille de réglisse carrée dont les petites boîtes jaunes sont encore aujourd’hui remplie manuellement et contiennent toutes… entre 260 et 272 cachous! Les dragées ont été créées en 1220, par un droguiste de Verdun qui a eu l’idée d’enrober une amande de sucre et de miel durci. Le rouleau de réglisse, surnommé « lacet », ou « mètre roulé » par les enfants, est composé deux fils collés ne mesurent que cinquante centimètres. Et l’usine Haribo, qui le fabrique, en sort 350 kilomètres par jour. La sucette a été inspirée à Georges Evrard, patron de l’entreprise « Pierrot Gourmand » dans les années 1920, alors qu’il se promenait dans une fête foraine où les enfants, se délectent de sucres d’orge, qu’ils évitent de déshabiller complètement de leur emballage pour ne pas avoir les doigts poisseux.
Bien sûr, les stars ont la cote. Mais les classiques font également partie de nos compagnons de sac à mains ou de fond de poche. Beaucoup d’entre eux ont été concoctés dans le secret des couvents et des officines. C’est là que les spécialistes ont percé les mystères des fleurs et des plantes aptes à nous soigner. Ces remèdes d’hier nous suivent encore aujourd’hui.
La réglisse existe également en carrés. Les Egyptiens l’utilisaient pour soulager les problèmes gastriques et les maux de gorge. Mais elle est déconseillée aux personnes souffrant de troubles cardiaques. L’angélique est connue pour ses vertus expectorantes. Au Moyen Age, elle permettait, dit-on de lutter contre la peste. Ce n’est qu’au 18e siècle qu’elle est devenue une friandise. Toujours au Moyen Age, la violette entrait dans la composition du sucre violat, souverain contre la constipation. Aujourd’hui, cette délicieuse fleur parfumée est cristallisée dans du sucre candi.
La pastille Vichy, créée en 1825 avec les eaux riches en sels minéraux de la même ville, est née, elle, pour soulager les maladies du foie et de la digestion.

Les bonbons tout moches: mode passagère?

Si une clientèle fidèle continue à apprécier des caramels à la crème, les enfants lorgnent vers d’autres horizons. Avec leurs têtes de morts, leurs grimaces et leur drôle de gélatine dégoulinante, les nouveaux bonbons font, semble-t-il, fureur dans les cours d’école. Plus c’est laid et gluant, plus ils séduisent! Les doigts poisseux activent des leviers libérant des jets de sucre liquide, les petites bouches avalent sans broncher des monstres acidulés, le tout dans la volupté la plus béate. La vague de « bonbons pas beaux » qui déferle sur nos têtes blondes fait appel à leur imagination, se transforment en jouets d’un instant, et semblent sortie d’un jeu vidéo. Les enfants en raffolent… pour le moment.

Martine Bernier