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Il le savait, nous le savions tous: quoi qu’il fasse, Barack Obama allait plaire aux uns et décevoir les autres.
En bonne logique, les premières décisions prises ont donc contribué à faire chuter sa cote de popularité, passée de 83 à 68 %, selon l’Institut Gallup.

Agaçant…

Mais ce résultat prouve une chose: il travaille!
Révoquer une clause-anti-avortement et imposer des normes moins polluantes pour les voitures ne pouvait que mécontenter les partisans anti-avortement et les constructeurs automobiles. Les enjeux économiques, pour ces derniers, sont importants. La colère est donc présente, même si chacun sait que les Etats-Unis sont d’énormes pollueurs qui doivent impérativement améliorer leur façon de fonctionner au quotidien.
Le plan de relance de 800 milliards de dollars ne pouvait, lui, que rebuter sérieusement les Républicains.
Normal donc de voir les chiffres des sondages plonger.

La lune de miel s’achève déjà, et c’est tant mieux.
Ce n’est pas seulement un symbole, mais un homme, une équipe, qui ont fait leur entrée à la Maison-Blanche.
Obama va appliquer les idées qu’il a développées durant la campagne présidentielle, et pour lesquelles il a été élu.
Du moins j’espère qu’il a été élu pour cela…

Cette situation ressemble curieusement à celle d’un certain président français.
On peut l’aimer ou pas, adhérer ou non à sa politique.
Mais quoi qu’il fasse, même si la décision prise est, si pas la bonne, du moins la moins mauvaise possible, il est critiqué presque avec hargne.
Sa personnalité est ce qu’elle est, on l’apprécie ou pas.
Mais je suis intimement convaincue que, quel que soit celui ou celle qui se serait trouvé à sa place, venu(e) de n’importe quel horizon politique, il ou elle aurait été critiqué(e) tout autant.

Et le problème profond de la politique est sans doute celui-là.

Il me semble ne jamais avoir assisté à des débats vraiment sereins.
Très vite, les esprits s’échauffent.
Comme s’il fallait crier et taper du pied pour se faire entendre.
Comme s’il fallait absolument jouer la carte de l’agression théâtrale pour avancer.
Mais avancer où?
Faut-il absolument être pour ou contre un homme politique?
N’est-il pas possible de reconnaître que les bonnes idées ne sont pas l’apanage d’un seul Parti, d’un seul groupe de personnes, d’un seul homme, mais que chacun peut avoir des idées intéressantes et applicables?

Dans un monde idéal, les esprits et les énergies de tous bords politiques devraient travailler dans la même optique d’amélioration de la nation.
Débattre, oui, mais apporter des critiques constructives, avancer, sans détruire, tenir compte des avis de chacun autant que faire ce peut.

Oui.. dans un monde idéal.
Le problème étant que notre société ne ressemble pas forcément au Pays de Candy.
Et Barack Obama en fait déjà l’expérience.
Il va lui falloir beaucoup de courage.
Mon intuition me dit qu’il n’en manque pas.
Et, comme le disait une Américaine interviewée lors d’un micro-trottoir: « Au moins, il bouge! »

Martine Bernier

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