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Archives quotidiennes : 13 mars 2009

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de consacrer un article au peintre Bernard Turuvani, qui exposait alors aux Diablerets, dans les Alpes vaudoises.
J’ai eu un coup de foudre pour ses oeuvres. Ce Neuchâtelois d’origine peint la montagne. Mais pas dans ce qu’elle a de verdoyant et bucolique.
Son univers est un monde de roc, de glace et de neige.
Il reproduit les parois telles que les voient les alpinistes de haute montagne.
Dures et belles.
Sa technique est étonnante. Il peint à l’huile sur du papier de Chine extrêmement fin, qu’il froisse et repeint encore, pour reproduire le relief.
Ses oeuvres, en trois dimensions, sont très pures, entraînant ceux qui regardent ses toiles dans un univers où beaucoup ne se rendront sans doute jamais.
Un monde vertigineux, sobre et étonnamment vivant.

M.B.

Jusqu’au 28 mars 2009, Bernard Turuvani expose à la Galerie 2016, Maison des Arcades, à Hauterive/Neuchâtel (Suisse)
Mais l’homme habite en France et expose dans le monde entier.
turuvani.jpg

Une semaine et demi que je vis en Bretagne…
J’aime…

Comme je l’écrivais à  ma tribu d’amis, il y a cependant deux ombres au tableau.

1. Ici les araignées sont bodybuildées. Arf. Je croyais qu’elles avaient horreur du bois de châtaignier. J’ai beau habiter un lieu qui porte le nom de ces arbres, elles n’ont pas l’air d’en être contrariées. Zut. J’ai donc fait l’acquisition d’un produit adapté. Oh, peu de choses… je lui demandais juste d’avoir la puissance d’une bombe atomique. Condition sine qua non pour que j’accepte de remettre le bout du nez dans le garage.

2. Ma chienne Scotty Bernier, schottish terrier et Irlandaise de pure souche, a vu l’océan hier pour la première fois. Et.. l’ingrate n’a pas aimé du tout. Les odeurs, les goélands alignés en rangs d’oignons sur les arrêtes des toits en attendant le retour des pêcheurs, les mouettes rieuses qui se paient sa truffe, les coquillages, les oiseaux mazoutés, ce n’est pas sa tasse de thé. Elle va jusqu’à  grogner sur les vagues et filer comme un lapin lorsqu’elle les voit s’approcher. En prenant un air dégoûté devant cette amas d’eau même pas buvable!
Fichtre, quel pays a-t-elle l’air de dire.

Martine Bernier