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Un jour, je suis tombée sur l’émission « Nouvelle Star », que je ne regardais jamais, en zappant, par hasard. Je suis tombée sur un garçon qui ressemblait tellement à mon fils aîné que, pendant quelques secondes, j’ai cru que c’était lui. Déguisé, mais lui. Un pull à rayures improbable, un sourire timide mais pétillant, une façon de se mouvoir particulière: le personnage m’a intriguée. Jusqu’au moment où il s’est mis à chanter. J’ai été envoûtée et, depuis cela n’a pas cessé. Comme des centaines de milliers de spectateurs, je venais de découvrir Christophe Willem.

Tout le monde connaît l’histoire. Une voix sublime, androgyne, un talent fou… et ce jeune homme a gagné l’émission, que je n’ai plus jamais regardée depuis, d’ailleurs. Il a sorti un disque, très attendu, très soigné, étonnant, a remporté un succès énorme et a pris la route pour se lancer dans une tournée délirante.

Je suis allée assister à deux de ses concerts. Et j’en suis sortie totalement séduite. Il y a la voix, oui, pure, juste, capable de tout, une musicalité prodigieuse, un talent à couper le souffle, un sens de l’interprétation magistral. Et puis il y a le reste, qui rend cet OVNI tellement attachant. Un bonheur de chanter manifeste, une immense générosité par rapport à son public, un naturel désarmant, un humour à fleur de peau, une personnalité charismatique en diable, une énergie phénoménale… Il est la joie de vivre incarnée. Et, en prime, est servi par une intelligence et un sens de la répartie qui lui permettent de tenir vaillamment l’épreuve des interviews.

Oui, j’avoue, je suis une inconditionnelle. Ses concerts sont des moments de délire pur. Je n’aime pas tout ce qu’il chante, non: j’aime la manière dont il le chante.

Son prochain disque sortira dans quelques semaines, et la machine marketting est en marche. L’une des chansons, « Berlin », est déjà diffusée sur les ondes. Une musique électro qui ne va pas forcément plaire, nous annonce-t-on en préambule. Et comme, sur le disque, sa voix ne permet plus, par moment, de savoir si c’est un homme ou une femme qui chante, il sait déjà que les sempiternelles questions sur son identité sexuelle vont reprendre. Comme ce fut le cas de Patrick Juvet alors qu’il cartonnait avec « Où sont les femmes »..

Personnellement, son identité sexuelle, je m’en moque pourvu qu’il soit heureux. En revanche, qu’est-ce j’adorerais l’écouter un jour dans un répertoire soul ou jazzy. Il peut tout chanter, l’a prouvé à maintes reprises. Et ceux qui l’ont entendu interpréter les chansons monumentales qu’il présentait au cours de l’émission qu’il a gagnée meurent d’envie de le réentendre dans ce genre de répertoire…

Mais bon, s’il veut nous emmener sur la route de l’électro nous l’y accompagnerons. Etouffer un tel phénomène serait criminel. Et puis, quand on aime, on s’adapte…

A propos: j’ai écouté « Berlin »… et j’ai aimé.

 

Martine Bernier

 

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