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Archives mensuelles : mars 2009

D’un côté, les Etats-Unis prévoient d’envoyer par-delà les nuages leurs premiers « voyageurs de l’espace » dans deux ans.
De l’autre, les premiers touristes galactiques européens pourront accomplir le voyage en 2012.

Que devront faire les nantis désireux d’aller admirer un clair de Terre?
Ils devront s’adresser à l’une des cinq agences de voyage partenaires de Virgin Galactic, firme de tourisme spatial.
Puis ils débourseront 200 000 dollars pour pouvoir s’élever à 110 kilomètres d’altitude pendant environ une heure et demie.
D’autres agences, dont une filiale japonaise, proposent un voyage de 6 jours et 4 nuits en apesanteur, à 100 km d’altitude.
Le prix du billet n’est pas précisé. Dommage, ça fait un joli petit Noël.

Et comme, lorsqu’il s’agit de réaliser de juteuses affaires, l’imagination de certains est débordante, la société Celesis s’est, elle, spécialisée dans les funérailles spatiales.
Les cendres de 150 défunts ont déjà été déversées dans l’univers.

Alors que, sur notre bonne vieille Terre, les discours sont de plus en plus alarmants, nous pressant de lutter contre la pollution qui abîme notre planète, alors que l’on nous conseille de préférer le train à l’avion, de laisser les voitures au garage dès que possible, d’autres humains développent donc une manière de dépenser un argent fou et une énergie colossale uniquement pour qu’une poignée de riches capricieux puissent s’offrir des sensations fortes.

Je n’ose même pas penser au discours de ceux qui en reviennent.
Jusqu’ici, nous avions droit à ceux qui ont « fait » l’Australie, la Thaïlande, l’Egypte etc… et qui le racontent à qui veut l’entendre sans réaliser que, dans leur public choisi, certains ne pourront peut-être jamais dépasser les frontières de leur région, faute de moyens.
Maintenant, il faudra donc endurer les récits des richissimes voyageurs de l’Espace.

J’avais rencontré et écouté Claude Nicollier, merveilleux astronaute suisse, qui a navigué dans l’espace dans le cadre, lui, de son travail,
Cet homme modeste, érudit et passionnant, avait un discours à la fois scientifique et humain.
Son aventure, il en parlait avec des mots qui la rendaient exceptionnelle.
Elle avait un sens, était utilisée pour la recherche, l’avancement de la sciences.

Ces touristes, eux, qu’apporteront-ils, si ce n’est une pollution indécente et un gaspillage d’argent destiné uniquement à leur permettre de voir la Terre depuis en haut?

Outre le côté indécent de la chose, je crois profondément que certains domaines doivent restés inaccessibles.
Claude Nicollier et ses collègues ont étudié, travaillé des années pour se préparer à la conquête spatiale.
Ce sont tous des gens bardés de diplômes, pointus dans leurs domaines.
Ces « touristes » nouveau genre, eux, se contentent d’être riches et d’en profiter.
Ceux qui sont déjà partis (parce que cela se fait déjà depuis 2002!) expliquent qu’ils ont voulu réaliser un rêve.
Un rêve…
Certains n’ont d’autres rêves que de pouvoir manger tous les jours et d’avoir un toit pour la nuit.

Alors le rêve d’aller dans l’espace… oui, à mes yeux, c’est une obscénité.

Ah tiens, j’oubliais.
Comme les vols vont se multiplier, mathématiquement parlant, les accidents augmenteront eux-aussi.
Ce qui sera du pain béni pour les journaux télévisés et autres, qui détailleront longuement ce type de « catastrophes ».
Pardon d’avance: à la première navette touristique qui ne reviendra pas, je n’aurai pas le coeur brisé.
Même si les explosions de Challenger ou de Columbia m’avaient peinée, elles…
Parce que, encore une fois, celles et ceux qui étaient à bord ne s’y trouvaient pas par caprice.

Martine Bernier

UNE RECONVERSION REUSSIE

Lorsqu’elle a dû renoncer à son métier de graphiste, Niki de Mestral a vécu une période de doute. Jusqu’à ce qu’elle se mette à peindre les animaux domestiques, activité qui lui vaut aujourd’hui une notoriété internationale

« A la fin des années 1990, j’ai réalisé que, parce que je n’avais pas voulu apprendre à utiliser un ordinateur, je ne pouvais plus exercer mon métier de graphiste. J’étais dépassée par la technique. Mes anciens fournisseurs, qui me permettaient d’exercer mon métier « à l’ancienne », avaient tous disparu, je n’avais plus d’autre choix que d’arrêter moi aussi. Il a alors fallu que je songe à me reconvertir. Mais dans quel domaine? »
A cette époque, la suissesse et vaudoise Niki de Mestral, de son vrai prénom Dominique, traverse une période d’incertitude. Elle a jusqu’alors créé des logos pour des marques célèbres. Elle illustre également depuis plus de vingt ans les livres du célèbre psychologue Jacques Salomé, mais ce mandat ne lui suffit pas pour vivre. Il lui faut désormais trouver une nouvelle façon d’exercer son talent de peintre et de dessinatrice.

Un miracle contagieux

Bien décidée à trouver une solution, elle décide de joindre ses dons artistiques à son amour des animaux et réalise, dans l’atelier de sa maison de Vaux-sur-Morges (VD), quelques portraits de chiens, de chats et de chevaux. Ceux-ci sont exposés dans des établissements publics, présentés lors de soirées mondaines, de foires… et le bouche-à-oreille fonctionne. « Les commandes sont arrivées très vite. Les gens ont commencé à me téléphoner, à me demander de réaliser le portrait de leur animal de compagnie. J’ai aussi proposé des portraits d’enfants, d’adultes, avec ou sans leur chien ou leur chat. Aujourd’hui, huit ans après, mes clients viennent de Suisse, mais aussi du Canada, de France, d’Autriche et d’ailleurs. Je considère que c’est un véritable miracle! J’ai beaucoup de chance. »

Le Petit Gris des Anges

La chance n’est pas, et de loin, le seul facteur de la réussite de Niki. Ses portraits, effectués d’après photos, sont si ressemblants que ses clients y retrouvent la personnalité du modèle, humain ou animal. Pour les enfants, l’artiste utilise la technique de la sanguine, un pigment constitué d’oxyde de fer et de craie sépia apportant une ambiance intimiste à ses dessins. Pour les animaux, elle accepte de créer des compositions, en fonction des demandes, mettant en scène les sujets demandés. Pour le journaliste et patron de presse Jean-Louis Servan-Schreiber désireux d’offrir un tableau en forme de clin d’œil à l’une de ses amies, elle peint « Georges », le carlin de la dame en question, au volant d’une Mercedes. La plupart de ses oeuvres sont beaucoup moins loufoques. Elle s’attache à saisir de façon réaliste l’expression des sujets, les nuances des pelages des animaux, la vivacité d’un regard. En feuilletant un album de photos représentant ses tableaux, elle reconnaît être particulièrement fière du « Petit Gris des Anges ». Ce cheval blanc est né par hasard sous son pinceau. « Je préparais une exposition pour laquelle la galeriste m’avait demandé trente tableaux en précisant qu’il fallait y intégrer des chevaux. J’ai trouvé une carte postale représentant ce cheval, et je l’ai reproduite. J’ai été moi-même étonnée du résultat. Peindre un cheval blanc est compliqué. Là, tout est venu très facilement… »

Des icônes au cochon laineux

En 2002, Niki de Mestral complète ses connaissances en suivant des cours à l’atelier de création et de restauration d’icônes de Saint-Luc, à Lausanne. Si elle réalise aujourd’hui de genre de création sur commande, sa principale activité reste la peinture animalière. « J’ai grandi avec des Terre-Neuve, dont mes parents faisaient l’élevage. Par la suite, j’ai toujours eu des chiens, je ressens leurs humeurs, leur caractère. J’ai perdu le mien, Pete, un terrier gallois, au mois de mai. Pour le moment, je vis mon deuil, mais je pense qu’un autre entrera bientôt dans ma vie. J’ai aussi toujours eu des chevaux. Celui que j’ai aujourd’hui a 21 ans, et, par son caractère, est une véritable petite merveille.  »
L’artiste a peint toutes sortes d’animaux domestiques, du chat au cheval en passant par certains spécimens plus insolites comme des poules ou un cochon laineux. Elle avoue qu’elle adorerait honorer un jour une commande de portrait de vache, animal qui la fascine. Sur demande, elle pratique toutes les techniques (aquarelle, gouache, huile…) sur toile ou sur bois. Ses tarifs sont abordables pour toutes les bourses puisque les premiers prix pour un petit tableau voisinent les 300 francs, allant ensuite en crescendo en fonction de la taille de l’oeuvre.
Dans son atelier où règne un joyeux désordre composé d’une multitude de papiers, de tubes de peintures, de pastilles d’aquarelle, de crayons et de pinceaux, elle travaille sans se lasser. « C’est vrai que l’idéal serait de peindre en faisant pauser les modèles, mais ce serait trop fastidieux pour eux. Un enfant, par exemple, s’ennuie très vite de devoir rester tranquille. Quant à un animal…n’y pensons même pas! Je me contente donc des photos qui me permettent malgré tout d’imaginer le sujet en trois dimensions. »
Sa préférence dans ce qu’elle réalise? Tout… avec un petit coup de cœur pour les trompe-l’œil qu’elle aime peindre, mais qui lui sont trop rarement demandés!

+ D’INFOS

Niki de Mestral: Tél. 0041 21 803 53 73 – Fax: 041 21 803 53 74
Courriel: demestral.design@bluewin.ch
Site: www.portraits4ch.com

Panne générale sur le site du blog, ce matin.
En lisant les nouvelles, je découvre un Post où quelqu’un explique avoir reçu le mail suivant:

« Aujourd’hui, nous déplorons le décès d’un ami très cher qui se nommait « Bon-Sens » et qui a vécu parmi nous pendant de longues années.
Personne ne connaît exactement son âge car les registres de naissance ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.
On se souvient de lui pour des leçons de vie comme
« La journée appartient à celui qui se lève tôt »
“Ce qui arrive est peut-être de MA faute”.

” Bon Sens ” vivait avec des règles simples et pratiques, comme:

“Ne pas dépenser plus que ce que l’on a”,

et des principes éducatifs clairs, comme

“Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident “.

” Bon Sens ” a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l’état de santé de “Bon sens ».

Il s’est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l’enfant.

” Bon Sens” a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.

« Bon Sens” a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.

La mort de « Bon Sens » a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison.

Il laisse toute la place à ses trois faux frères: “Je connais mes droits”, “C’est la faute de l’Autre” et “Je suis une victime”

Beaucoup trouveront la démarche amusante.
Pour ma part, je la trouve révélatrice d’un malaise certain.

M.B.