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Archives quotidiennes : 16 avril 2009

Un matin de cette semaine, très tôt, alors que le jour venait à peine de se lever et que le quartier sommeillait encore, j’ai eu l’idée lumineuse d’aller jardiner.
J’ai bien dit: jardiner.
Oui, bien sûr, l’herbe était mouillée.
Je dirais même trempée, pour être franche.
Mais, bon: foin de détails stupides, allons à l’essentiel!
J’ai pris mon outil dans une main, la laisse de mon chien de l’autre, et je me suis dirigée vers le fond du jardin, pour m’attaquer à la ligne de rosiers qui n’a pas été désherbée depuis Mathusalem.
A vue de nez, il doit y avoir une trentaine de rosiers.
Et la mauvaise herbe est aussi haute qu’eux….
Etant complètement inconsciente de nature, j’ai attaché Scotty à côté de moi à un pommier (ou un cerisier… ou un poirier… enfin à un arbre), avec son immense laisse lui permettant de galoper à des kilomètres autour de nous. Quand j’ai vu qu’elle restait là et qu’elle commençait à mâchouiller méticuleusement la mauvaise herbe, j’ai été très touchée.
Mon chien avait décidé de m’aider… quelle émouvante attention!
Si j’avais su, je n’aurais pas investi dans une tondeuse.
Quelques jours auparavant, j’avais demandé à quelqu’un quel genre d’outil il fallait acheter pour ôter la végétation non désirée.
Il m’a dirigée vers une chose à manche long, parfaitement indescriptible.
Ne me demandez pas ce que c’est: je ne l’ai trouvée dans aucun de mes livres, ni sur Internet d’ailleurs.

Je pensais que l’humidité matinale allait me requinquer.
En fait, elle a surtout signé l’arrêt de mort de mes baskets.
Mais ce n’est pas un voile d’humidité qui allait m’arrêter!

J’ai empoigné mon outil, et j’ai vigoureusement commencé à me battre contre les mauvaises herbes, les chardons et autre fouillis végétal innommable.

Celui qui a osé écrire que « le jardin c’est facile » est un imposteur.
Non, le jardin n’est pas facile.
C’est même épuisant.
La pluie avait rendu la terre aussi lourde que de la terre glaise.
Au bout de 3 minutes et une paille, j’avais l’impression de marcher dans un lac.
Je me suis battue vaillamment.
J’ai nettoyé cinq rosiers.
Puis je suis rentrée: Scotty terminait son apéritif par un trèfle bien dodu.

Non, je ne vous dirai pas que mon périple m’a valu le mal au dos du siècle.
J’ai souffert dignement.
En revanche, quelques jours plus tard, je retournais à la jardinerie pour acheter un autre outil.
Celui-là, je l’étrennerai lorsque l’herbe aura séché.
Ce qui n’est pas demain la veille: il pleut un peu chaque nuit en ce moment.
Comme si le ciel avait décidé de m’obliger au repos, histoire de ne pas forcer!

Martine Bernier

Impossible de passer à côté de la nouvelle: la nouvelle star de la Maison Blanche s’appelle Bo, le chien d’eau portugais que Barack Obama a offert à ses filles. Le monde adulait déjà le charismatique président, le voilà désormais prêt pour adorer son toutou.

Et les sites internet ne se privent pas d’alimenter la question. Actuellement, après la diffusion d’une photo montrant Bo affublé d’un « vêtement » barriolé, des articles sont sortis un peu partout, abordant la question essentielle suivante: en regard des couleurs de l’objet porté, Bo serait-il gay? J’espère que le ridicule, s’il devait tuer, ne touchera pas le chien, mais les poseurs de ce genre de questions…

Et comme si cela ne suffisait pas, les détracteurs plumitifs d’Obama ont relevé le nombre de fois où il a abordé le sujet Bo en conférence de presse. Au moment de l’arrivée du chien, il a souligné qu’il tenait à ses filles et qu’elles méritaient leur compagnon à quatre pattes. Puis il n’a plus parlé de Bo de lui-même. Mais les journalistes lui ont posé des questions sur le toutou à chaque apparition. Il y a donc répondu. Ce qui lui vaut aujourd’hui des allusions perfides sur le Net, soulignant qu’il est plus intéressé par son chien que par la politique.

Si le président a les épaules bien assez solides pour supporter ce genre de remarques, je crains, en revanche, que la race des chiens d’eau portugais ne souffre de la brusque popularité de l’un des siens.

Bush avait un scottish. Son impopularité a apparement protégé la race: je n’ai pas ouï dire que les ventes de Scottish avaient explosé ces dernières années. Scotty me l’aurait dit.

Avec Obama, c’est différent. Il est sans doute l’homme le plus admiré de la planète. On peut donc craindre que, histoire d’avoir un point commun avec lui, beaucoup se sentent pousser le désir d’acheter le même chien que lui. Et ce serait une très mauvaise idée. D’abord parce que l’on ne prend pas un chien sans avoir mûrement réfléchi à la question, et sans être parfaitement sûr de pouvoir lui apporter tout ce dont il aura besoin pendant toute la durée de sa vie. Ensuite, parce que Bo est un chien issu d’une race proche parente du Barbet. Ce sont des chiens attachants, fidèles, mais qui ont besoin de se dépenser, de courir. Les Bo qui se retrouveront enfermés en appartement seront malheureux.

Enfin, parce que l’expérience a été vérifiée par le passé, avec l’engouement ressenti pour les races concernées par les « 101 dalmatiens » ou par « Boule et Bill ».  La demande pour les dalmatiens et les cockers a été telle que, pendant des années, de pseudo éleveurs ayant flairé le filon, ont « forcé » la race, qui en a pâti. Et il a fallu des années aux vrais bons éléveurs pour redresser la situation.

Alors j’espère une chose: que les chiens d’eau portugais de la race de Bo ne deviennent pas les victimes colatéralles de la popularité présidentielle. Parce que eux, ils n’ont rien demandé.

 

Martine Bernier

Suite à l’article écrit sur les frères siamois, un commentaire a été fait, avec une question posée: comment ce genre de jumeaux peuvent-t-ils survivre?

Renseignements pris, chaque cas est un cas particulier, et aucune estimation ne peut être pré-établie. Tout dépend des organes partagés. Si les reins ou le tube digestif, par exemple, sont partagés, il peut être impossible d’envisager une opération de séparation. La durée de vie dépendra de la gravité des  cas. Certains ont une vie malheureusement très courte, d’autres, comme les frères dont nous avons parlé peuvent vivre beaucoup plus longtemps…